27 octobre 2012

Il y a des cris de détresse qui ne peuvent être laissés sans réponse

La situation des habitants des immeubles situés au 3-5-7 rue Jean-Macé est symptomatique de la période de crise économique et sociale que nous traversons et qui s’accroit chaque jour un peu plus.
Je ne reviendrai pas sur les différentes étapes de ce dossier car ce message s’adresse surtout à celles et ceux qui le connaissent bien et qui ont les cartes en mains pour résoudre de la façon la plus humaine possible cette situation compliquée pour les habitants de ces logements sociaux situés au cœur des Larris à Fontenay-sous-Bois.
Pour faire simple, un grand nombre de locataires de ces logements sociaux, repris par le bailleur Valophis Habitat, (évitant ainsi une vente à la découpe et permettant un conventionnement),  ont vu leurs loyers considérablement augmenter suite à cette reprise et au programme de réhabilitation lancé en même temps. Le problème c’est que ces augmentations, sur des loyers déjà assez élevé par rapport aux autres, sont loin d’être anodines (10%) et pour certains risquent de les mettre dans des situations sociales vraiment compliquées. Regroupés dans un collectif, les habitants demandent depuis plus d’un an que cette hausse des loyers soit reconsidérée. Si un premier geste a semble-t-il été fait, il n’est pas encore suffisant, pour éviter de plonger certains ménages vers des difficultés financières importantes. Si la loi autorise Valophis Habitat à augmenter les loyers elle ne l’oblige pas pour autant à le faire aussi fortement et un traitement, au cas par cas, aurait dès le début permis un règlement plus humain et adapté à la situation de chacun.


Qu’en est-il aujourd’hui ? Concrètement, la situation n’a pas réellement avancé, pourtant chacun (je veux évidemment parler des groupes politiques mais aussi du Collectif) s’accorde à dire qu’il faut trouver une solution. Compte tenu du parc de logements de Valophis Habitat et du montant que lui rapporterait cette hausse, une réduction de l’augmentation demandée, serait un geste symbolique qui permettrait, j’en suis sûr, de résoudre le problème sans pour autant grever son budget. Ce geste le nouveau président de Valophis Habitat, élu hier, Abraham Johnson, est en capacité de le faire.
Si je peux me permettre un conseil, le maire de Fontenay devrait reprendre la balle au bon, car sa posture, qu’il a choisi volontairement de placer sur le terrain politique dès le début de cette affaire, est sans issue et cristallise une colère sourde pour le moment mais qui monte dans ce quartier, dont la majorité municipale nous parle pourtant avec autosatisfaction.
De notre côté c’est un dossier que nous suivons au quotidien sans esprit partisan mais avec simplement les notions d’humanisme et de pragmatisme qui sont les valeurs que nous défendons à Fontenay-sous-Bois. Ne comptez pas sur nous pour mettre de l’huile sur le feu, mais juste de tenir compte de la situation de chacun.
Monsieur Abraham, Monsieur Voguet, il y a des cris de détresse qui ne peuvent être laissés sans réponse, nous comptons sur vous.
Gildas Lecoq


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