13 octobre 2012

Un prix Nobel de la Paix pour une Europe qui se cherche !

Le prix Nobel de la Paix a été attribué hier à l’Union européenne. S’il est normal de se réjouir d’une telle distinction vous me permettrez quelques commentaires.
C’est un signe fort dans une période troublée qui a été donné hier avec ce Prix au symbolisme reconnu. Plus que l’Union Européenne, je pense que c’est la Communauté européenne, qui est saluée puisque l’actuelle UE, n’existe dans les faits que depuis une vingtaine d’année seulement alors que notre Europe a près de 60 ans déjà. Par ce geste, c’est véritablement l’Europe de la « Paix retrouvée et durable » qui est honorée, l’Europe de la coopération positive, de la réconciliation, depuis la fin de la 2nde Guerre Mondiale. C’est certain, nous aurions aimé qu’un Jean Monnet, un Robert Schuman ou un Konrad Adenauer reçoivent en leur temps cette distinction mais ne boudons pas notre plaisir.

C’est donc un signe fort car il marque aussi une confiance en l’avenir ou le désir d’une confiance en l’avenir. La crise monétaire qui traverse notre continent nécessite plus que jamais une nécessité d’Union et ce prix peut à sa façon renforcer ce lien obligatoire entre nos pays. L’Europe ne doit pas se replier sur elle-même ni même s’enfermer dans un unique fédéralisme monétaire mais bien aller encore plus loin pour le bien du peuple qui la compose.

Je termine par cette citation de Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen et président de l’institut du centre, qui, à mon sens, résume bien la difficulté du moment mais également le chemin qui reste à parcourir : « Ce que les européens reprochent en vérité à l’Union européenne, c’est le sentiment qu’ils ont de ne pas savoir à quoi l’Union européenne est vraiment utile ». A nous donc de bâtir chaque jour une Europe plus utile à tous.

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