11 novembre 2012

94e anniversaire de l'Armistice de 1918

«Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.»
Cette réflexion du maréchal Foch, généralissime des armées alliées, prend, en ce 11 novembre, la valeur d’une exhortation solennelle.

Le lundi 11 novembre 1918 à 5 h 10 du matin à l’intérieur d’un wagon isolé, dans la forêt de Compiègne, au carrefour de Rethondes, l’Armistice est signée. Au front, les clairons bondissent hors des tranchés et sonnent un «Cessez-le-Feu», si longtemps espéré par des soldats hagards, cassés, blessés mais héroïques. Les canons se sont tus. La Grande Guerre a pris fin.

94 ans après ce jour, alors que tous les combattants de ce conflit meurtrier reposent, désormais, aux côtés de leurs frères d’arme,  nous sommes toutes et tous réunis pour célébrer ce jour de paix, d’une paix qu’il est plus que jamais nécessaire aujourd’hui de préserver.

94 ans après, et malgré tant d’autres conflits armés encore, malgré la barbarie, nous pouvons pourtant, en ce matin de novembre, nous réjouir d’avoir surmonté ces épreuves, et su construire, fort de ce passé commun douloureux, une Paix durable, que Le prix Nobel de la Paix attribué, le 12 octobre dernier, à l'Union européenne pour « sa contribution à la promotion de la paix, la réconciliation, la démocratie  et les droits de l'Homme en Europe » marque le chemin extraordinaire accompli par les Européens et leurs dirigeants pour établir une paix définitive sur notre continent.

Une paix si chère et si nécessaire à préserver.

Des poilus de la Grande Guerre aux soldats de l’ONU aujourd’hui, l’acte de mémoire que nous accomplissons est plein d’un unique dessein celui qui rassemble, dans une  conquête de tous les jours, les défenseurs de la démocratie et de la liberté.

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