24 novembre 2012

Moins de blabla... des résultats !

Ce matin j'assistais, à l'invitation du Collectif de locataires du 3-5-7, rue Jean-Macé (j'en ai déjà parlé  et ici), à une réunion publique en présence des élus de la majorité (PCF et PS), du conseiller général du canton (PCF) et de la député de la circonscription (EELV). L'objectif, pour le collectif, expliquer leurs problèmes récurrents depuis 3 ans et, surtout, l'augmentation des charges très élevées suite à une réhabilitation apparemment à minima si on en croit les témoignages.

Près d'une trentaine de locataires avait fait le déplacement avec l'espoir d'être entendu mais aussi d'avoir quelques réponses concrètes à leurs questions !
J'avoue que la discussion a été riche, constructive, enfin... en paroles, car au final au niveau des actes, chacun est rentré chez soi sans décision effective.
Ma première surprise (déception ?) fut de découvrir, alors qu'il avait fait changer la date, l'absence de M. le Maire retenu par une autre cérémonie.
Ma deuxième surprise fut de découvrir qu'à part, l'annonce de la venue du président de Valophis un jour rue Jean-Macé (Gilles Saint-Gall grillant d'ailleurs l'effet d'annonce aux membres du parti socialiste en vieux routier de la politique qu'il est) rien de bien concret ne ressortait de cette réunion.
Pourtant chacun s'accordait à dire combien la situation de ces locataires ne pouvait plus durer. Jean-Philippe Gautrais, l'adjoint en charge de ces questions, rappela les avancées déjà effectives mais semblait un peu sec sur celles qui restaient à prendre (ascenceur et chauffage urbain).
Le conseiller général, Gilles Saint-Gall, vice-président du conseil général (principal financeur de Valophis), rappelait, devant un public médusé par un discours politique malvenu à mon sens à ce moment là, qu'il fallait changer la loi.
Patrice Bedouret, adjoint socialiste, rappela qu'il soutenait les locataires et précisa le montant consacré au logement social à Fontenay depuis plusieurs années (ok très bien m'a confié un locataire mais après ? Que vont-ils consacrer pour résoudre notre problème à nous).
Michel Tabanou, également adjoint socialiste eu, quant à lui, sans doute le discours le plus concret demandant à ce que le collectif puisse être le représentant officiel vis à vis du bailleur, qu'il puisse avoir accès au local libre de la résidence pour leurs réunions notamment.
Puis il y eu notre député, qui souligna sa proximité avec la ministre du logement Madame Duflot, qu'elle était ravie de les écouter (hum hum les locataires voulaient surtout des actes) et qu'elle était surprise de découvrir ce qu'il racontait. Ce qui provoqua une jolie passe d'arme politico-locale entre elle et Gilles Saint.

Le collectif leur a remis la pétition des nombreux locataires !

Pour ma part, j'ai expliqué aux habitants qui était qui. Oui dans ce genre de réunion il est important que chacun sache qui leur parle. J'ai donc rappelé qu'avec les socialistes (amis du président de Valophis), le conseiller général (principal financeur de Valophis) et notre député (amie écologiste de la Ministre), ils avaient devant eux les bonnes personnes pour trouver des solutions concrètes. J'ai toutefois regretté que, 3 ans après le début de leurs problèmes, nous nous retrouvions un samedi matin dans un réfectoire d'école pour reparler de points déjà abordés. J'ai expliqué que, seul représentant de l'opposition du centre et de la droite (tendance Borloo) ,je n'étais pourtant pas dans une opposition vis-à-vis des propos qu'ils avaient tenus. Seulement je souhaitais, au même titre que les locataires, des actes, bref moins de blabla... des résultats (Vous me permettrez, car si je ne le précise pas, personne ne le dira à ma place, mais j'ai été le seul politique à être applaudi chaleureusement !).

La bonne nouvelle c'est donc que les choses vont avancer j'en suis certain pour plusieurs raisons :

- Les socialistes (qui veulent sortir de la majorité municipale) vont faire pression sur Abraham Johnson, le président de Valophis, pour qu'il vienne avec des réponses et pas seulement prendre acte des problèmes.

- Les verts (parti de notre député et qui pourraient suivre nos amis socialistes) veulent exister sur Fontenay-sous-Bois et notre député doit aussi se montrer sur le terrain !

- Les communistes (qui ont basé leur politique sur le logement social) ne peuvent, à quelques mois des élections municipales, se retrouver face à une telle crise qui pourrait faire tâche d'huile dans d'autres immeubles.

- Enfin, c'est un dossier sur lequel je travaille depuis plusieurs mois maintenant et en ma qualité d'opposant (UDI) je ne lâcherai pas ces locataires qui méritent des réponses et des actes concrets.

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