27 février 2013

Se ressaisir pour rebondir vite…



J’ai assisté, dimanche dernier, au match qui opposait les seniors de l’USF à l’équipe de Maisons-Alfort. Un match déjà couperet puisque, après sa lourde défaite contre Joinville par 4 buts à zéro, nos joueurs devaient se ressaisir s’ils ne voulaient pas décrocher de la tête du classement.

La première mi-temps fut assez bonne pour notre équipe (fluidité du jeu au centre et sur les ailes), puisqu’elle concrétisa sa domination par un but sur pénalty de Bouba Coulibaly après une faute indiscutable sur Pierre Saint-Gal, notre très bon numéro 2 (n’y voyez évidemment aucune connotation politique !).
Il faut avouer que la fin de la 1ère mi-temps laissa transparaitre quelques faiblesses au milieu du terrain qui n’auguraient rien de bon pour la suite du match.
En 2nde mi-temps, les joueurs de Karim Kannouche ont voulu gérer leur avantage en laissant venir l’équipe adverse pour pouvoir mieux les contrer par des attaques rapides qui avaient fait merveilles lors du match contre Le Perreux. Malheureusement, le doute (sans doute) crispait les joueurs qui n’arrivaient plus à déborder avec autant de facilité qu’en début de match. Résultat, le dernier quart d’heure fut catastrophique puisque Maisons-Alfort égalisa puis pris l’avantage sur une équipe Fontenaysienne méconnaissable hélas.
Malgré ce résultat forcément décevant, notre équipe reste 4e à 3 points du leader, mais doit absolument se ressaisir si elle veut rebondir. Elle en a les moyens et les qualités surtout si le public vient en nombre la soutenir.

26 février 2013

Quelle école pour demain ? Une concertation déconcertante



Samedi 23 février 2013 s'est déroulé salle Jacques-Brel à Fontenay, une réunion de concertation portant sur la réforme de l'école. On ne peut que se féliciter de ces initiatives de démocratie locales organisées par les Mairies qui, une fois de plus, doivent se substituer à l’Etat. En effet, peu de temps après son installation, le gouvernement, par la voix de M. Peillon, ministre de l’Education nationale annonçait sa volonté de recentrer ses efforts sur le chantier de refondation de l’école. Ainsi était lancée la concertation « Refondons l’école ». Si les intentions sont louables, la méthode est, en revanche, très discutable. Certaines promesses de campagne mériteraient, en effet, d’être plus réfléchies et mieux préparées avant d’être lancées. Samedi donc, les Fontenaysiens étaient appelés, et 200 au moins étaient présents dans la salle, à réfléchir sur cette question : quelle école pour demain ?


Parmi les nombreux thèmes de réflexion abordés, la semaine de 4,5 jours est sans doute celui qui fait le plus parler ! Instaurer un meilleur équilibre du temps scolaire et périscolaire dans journée et durant la semaine afin de respecter le rythme biologique de l’enfant est, à priori, une volonté partagée par l’ensemble des parents. Mais cela n’a aucune valeur, et cela a été dit à plusieurs reprises, si le rythme de travail sur l'ensemble de l'année n'est pas pris en compte. Mon sentiment est, qu’encore une fois, une réforme semble très mal engagée. On peut être légitimement inquiet sur le devenir de notre école républicaine, publique, laïque et gratuite. L'école qui permet l'égalité des chances.

Alors que les communes auront à supporter des dépenses supplémentaires encore peu clairement évaluées (entre 10 à 15 %), elles n’ont pas été concertées. En effet, des ateliers réunis seulement quelques jours durant l’été (!) et un peu en septembre ne peuvent porter le nom de concertation ! Surtout quand ils ont abordé (survolé même) bien d’autres thématiques que celle qui nous interroge aujourd’hui. Et pourtant… peu de temps après, en octobre, des textes déjà rédigés depuis déjà plusieurs semaines étaient signés …

On peut donc s'interroger sur la manière dont cette réforme est menée, par quelle méthode ? Pour quel objectif ?

- Pour promouvoir une éducation locale qui, par l'inégalité des ressources de nos communes, est source d'inégalité territoriale à l'accès aux apprentissages ?

- Pour saper encore et toujours l'éducation nationale terreau pourtant fertile pour accéder à l’ascenseur social ?

- Pour dévaloriser encore plus les métiers d'animateurs et d'enseignants qui sont pourtant les piliers de notre système éducatif et d'instruction ?

- Pour éloigner encore plus le rôle des parents dans le système éducatif français ?
On peut difficilement faire mieux.

La grande concertation sur cette question qui touche concrètement l’avenir de nos enfants aurait du venir du gouvernement socialiste mais rien n’a vraiment été proposé. En s’attaquant au rythme scolaire et à la durée des vacances d’été (on ne parle d’ailleurs pas des vacances de la Toussaint ou de février…), Vincent Peillon a préféré passer le « polish » sur le capot de la voiture plutôt que de mettre les mains dans le moteur. Il a choisi la facilité et le court terme plutôt que d'accorder à nos enfants la place et les exigences qui leur reviennent de droit.

Nous aurions aimé que le ministre parle de réussite scolaire, de l’évolution du métier de professeur ou d’animateur (puisque le temps périscolaire est amené à augmenter) ou que l’on aborde le contenu des programmes que chaque Ministre de l’Education souhaite alléger très justement mais ne réforme jamais.

Aussi devant autant d’improvisation et de désordre, on ne peut que saluer la démarche des élus locaux et à Fontenay de Monsieur Voguet et de Madame Antoine d’ouvrir cette concertation, même si au final, cela ne changera pas grand-chose. Cela aura au moins permis de mettre en avant une démarche toute naturel et légitime de notre maire et, rendre encore plus visible les ruptures qui existent au sein de la majorité, qu'elle soit locale ou nationale.

Gildas LECOQ et Guillaume JEUNOT

22 février 2013

Conseil de quartier : VILLAGE

Hier s'est tenue à la Maison du Citoyen et de la vie Associative, la réunion publique du Conseil de quartier Fontenay-Village. Parmi les différents thèmes abordés, le regard des commerçants sur leur quartier étaient vraiment très instructif car il révélait réellement la problématique du stationnement dans le centre ancien mais également les difficultés à y faire vivre un commerce de qualité face à l'absence de dynamisme.

D'abord il y eu le témoignage de deux pharmaciennes qui soulignèrent que les habitudes de vie dans le village avaient beaucoup évolué vers une clientèle plus passante et moins fidèle. Ensuite sans trop de surprise la question des zones bleues fut abordée. Chacun souligna leur manque d'efficacité (enfin sauf Mme Abeille et M. Mallerin). La gestion d'une zone bleue (rotative au bout d'une heure trente de stationnement) est de fait totalement dépendante de l'esprit civique de chacun mais aussi au final d'une politique de verbalisation efficace. Si aucune sanction (verbalisations) n'est faite, ce qui est le cas actuellement, et les commerçants présents l'ont souligné à plusieurs reprises, les voitures ne bougent pas. Or chacun sait qu'en centre ville, notamment, c'est avant tout la rotation du stationnement qui est essentielle pour la vitalité commerciale. Au village, la voirie n'est pas approprié pour les piétons, le stationnement n'est pas rotatif et au final on peut comprendre les difficultés des commerçants ou plus exactement le manque de commerces.

Nombreux sont ceux, qui à la fin de la réunion, souhaitaient qu'une réflexion poussée soit enfin menée sur la question du stationnement ! "Et que l'on sorte de cette idée de gratuité qui n'a plus aucun sens aujourd'hui" révéla même un habitant du quartier. "Les voitures stationnées restent toute la journée car elles savent qu'elles n'auront pas de PV" soupira une commerçante. M. Mallerin annonça durant la réunion que M.le Maire avait acté le principe d'engager 2 ou 3 policiers municipaux en 2013 ! Au total la brigade sera composée de 9-10 agents... au regard de la superficie de la ville c'est en effet nettement insuffisant.

Le dynamisme commercial du village a été ensuite abordé. Les riverains ont souligné de façon unanime combien il manquait un restaurant de cuisine française dans ce quartier. "C'est tout de même assez surprenant de découvrir à côté d'une petite fontaine et d'une église classée, sur une place de village typique, qu'aucun restaurant proposant des spécialités françaises n'existait !" souligna une fontenaysienne arrivée récemment dans le quartier. Au-delà, il manque aussi et surtout une locomotive commerciale du type Monoprix (comme c'est le cas rue Dalayrac). Le parking en plein air de la rue Mot réaménagé pourrait permettre d'accueillir les clients véhiculés. L'annonce de l'arrivée d'un carrefour Market à la place du Huit à 8 à l'angle de la rue Mot et de la rue Notre-Dame est sans doute une bonne chose mais la superficie restera de l'ordre de l'épicerie de quartier hélas...


J'avoue, ensuite, que j'ai été assez surpris par le témoignage de la future responsable du "Bazar culturel", Leyla Guzman, qui remplacera l'ancien marchand de journaux de la rue Notre-Dame. D'abord contrairement à ce que beaucoup pensait, la reprise de ce commerce est faite par son association Fontenay Nuevo Concepto Latino (qu'elle me prie de m'excuser si ce n'est pas le bon nom) et non par un commerçant. A la rigueur là n'est pas le problème, ce qui m'a surpris c'est son explication sur la nécessité d'attendre encore une subvention de la Fondation de France (!) afin de pouvoir payer la caution que lui demande les NMPP pour pouvoir vendre des journaux. "Car les 4.000 euros on ne les à pas !" nous a-t-elle dit. Se lancer dans la reprise d'un marchand de journaux avec si peu de trésorerie ou de fonds de roulement m'a laissé perplexe sur la viabilité de cette nouvelle structure (que je souhaite la plus longue possible évidemment !). Ce nouveau bazar en plus de vendre des journaux, proposera des objets et produits issus du commerce équitable, des paniers de légume Bio, un point café pour discuter et des livres sur la culture Hispanophone. Quand la ville nous parlait de préempter pour conserver un marchand de journaux on était loin d'imaginer que c'était pour y accueillir une association subventionnée... 

Enfin il y eu la présentation du futur plan de circulation où comme par miracle, la mise en sens unique de la rue du Commandant Jean-Duhail n'était même pas mentionnée. Sous le regard médusé de Laurence Abeille (EELV) qui défend ce projet, Liliane Pierre (Front de gauche) le démonta à sa façon appelant à une concertation de tous les quartiers... On croyait rêver ! La majorité municipale, une fois encore se fissurait. Je crois surtout qu'elle a compris que ce point de blocage pouvait être gênant pour les futures élections... Alors on parla d'échéance 2020, qu'il fallait faire d'autres études, bla bla bla... La question encore une fois c'est que le cap n'existe pas, que le bateau est à l'abandon et qu'il faut nécessairement si l'on souhaite que notre ville rayonne enfin, réveiller l'équipage.

Notre équipe reste toutefois vigilante sur les éventuels modifications des sens de circulation, mais notre mobilisation (pétitions) commence à porter ses fruits.


 


  


21 février 2013

Dates erronées... de mieux en mieux !

Lire dans la presse ou assister en mairie à des soirée à la gloire des outils numériques déployés par la ville est toujours un sentiment de fierté pour chaque Fontenaysien qui se respecte. Notre ville pourrait bouger dans certains domaines... imaginez alors la surprise que cela peut provoquer ! Ceux qui me lisent ou m'écoutent savent que je ne manque jamais de souligner combien il faut se méfier des effets d'annonces et autres papiers peints qui cachent souvent hélas quelques défauts... 
Voici une fois n'est pas coutume la preuve qu'il ne suffit pas de vanter les mérites des outils d'information, il faut aussi les mettre à jour !

Hier le site internet de Fontenay-sous-Bois annonçait la réunion du comité de quartier du Village à la date du 20 février dans une page et à celle du 21 février sur une autre !










En cherchant un peu plus que découvrait-on ? Que le Conseil municipal était annoncé à la date d'aujourd'hui jeudi 21 février sur une page, et à celle du 28 février sur une autre...




Tout cela pourrait prêter à sourire si ce n'était pas devenu au fil du temps une sorte de marque de fabrique... Dates erronées, lieux différents, la liste est longue et commence (enfin continue) à fatiguer toutes celles et tous ceux qui cherchent à s'investir pour leur ville. On en vient à se demander si ce sont véritablement des erreurs ou au contraire une stratégie pour faire fuir les habitants de ces rassemblements de quartier où toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre...






20 février 2013

Au Conseil de quartier des Parapluies !

Samedi 16 février dernier j'ai assisté au Conseil de quartier des Parapluies. Quand je dis assisté c'est que contrairement à certains qui arrivent 1 heure en retard et ne reste que 10 minutes, j'ai pu suivre la totalité de cette réunion particulière puisqu'elle a débuté in situ dans la rue...

Je débuterai donc ce billet par un bon point en effet. La visite du quartier en groupe avec les élus a été réellement l'occasion de leur montrer les problématiques quotidiennes qui sont les nôtres (et les leurs d'ailleurs). Dangerosité de l'avenue de Stalingrad, au niveau des passages piétons notamment, problématique de l'ilôt de la rue Turpin, vitesse excessive de l'avenue Parmentier, inclinaison trop faible du plateau traversant de la rue de la Renardière (désormais, enfin depuis déjà longtemps, dirons-nous, devenue une voie de transit plus que résidentielle), et bien évidemment problématique du stationnement et des zones bleues...

Si la visite conduite par M. Brunet, que l'on sentait un peu perdu par moment fut fort intéressante, le discours rôdé de Mme Coupeaux, adjointe au maire, sur la non privatisation du stationnement en surface a bien fait rire les participants qu'ils soient de droite, du centre ou de gauche ! 
Penser aujourd'hui que Fontenay-sous-Bois peut persister dans cette politique de stationnement avec zone bleue et d'un stationnement non pas résidentiel, comme nous avons pu le découvrir, mais bien de rue, laisse songeur. Pourtant les études, et Dieu sait qu'à Fontenay-sous-Bois les études ne manquent pas, montrent clairement, depuis que Paris a rendu l'ensemble de son stationnement payant et résidentiel, que chacune des villes riveraines doit désormais passer par là pour gérer cette question. 
Qu'avons nous découvert donc samedi matin ? Que les habitants d'une rue en zone bleue pouvaient bénéficier d'un macaron "résidentiel" pour y stationner plus d'une heure trente ! Tollé des habitants du quartier compréhensible ! "Croire que l'on se gare juste dans sa rue c'est méconnaître totalement la réalité du quotidien" tempête un jeune homme installé depuis 4 ans dans le quartier. "J'habite dans une rue perpendiculaire et non en zone bleue donc je n'ai pas le droit à ce macaron dont je découvre l'existence !" ubuesque. Les élus avaient beau essayer de faire croire que les voitures stationnées dans le quartier venaient de Vincennes et de Montreuil, personne n'était vraiment dupe. Certains riverains assez nombreux d'ailleurs militaient pour un stationnement désormais payant et pour un renforcement de la verbalisation... "Nous ne voulons pas privatiser le domaine public" martela Mme Coupeaux. A ce petit jeu là on peut lui rétorquer alors que tout doit être gratuit désormais car en suivant sa logique chaque fois que l'on fait payer un service public on le privatise... 

Bref, les riverains comme à chaque fois ont fait des propositions concrètes, j'ai pour ma part demandé à ce que les angles des carrefours soient revus (plus anguleux) afin de réduire la vitesse d'entrée dans les virages, les riverains dans leur grande majorité étaient pour mais les services techniques expliquaient alors que ça coutait de l'argent... "Autant que lorsque vous les refaites à l'identique" souligna un riverain excédé de voir que comme souvent "on propose, on discute, ils font semblant de noter... Mais au final rien ne change".  

Oui prévoir un plan de réhabilitation de la voirie et de sécurisation des points noirs dans la ville est forcément une bonne idée qui coûte certes un peu d'argent mais qui éviterait des accidents. De toute manière quand on voit l'état de notre voirie, il y a des investissements dont on ne pourra se passer dans le futur... L'équipe municipale ne fonctionne hélas pas comme cela. Assurément, il y a une propension locale à laisser la voirie et les équipements publics municipaux à l'abandon pour les restaurer ensuite des années en retard ; l'on s'exalte plus lorsqu'il y a beaucoup à faire que dans le soin quotidien, et l'on préfère les habits du sauveur à ceux de l'intendant fidèle. Ici comme ailleurs, Fontenay fait des études, retarde ses interventions et au final montre le mauvais exemple.

19 février 2013

Fontenay : tout va bien si on ne regarde pas !



Ce dimanche, j’ai été interpelé sur le marché Moreau-David par une charmante militante communiste « et fière de l’être » m’a-t-elle dit ! Je lui ai répondu que j’espérais bien qu’elle était fière de son engagement et que pour ma part je n’y voyais vraiment aucun inconvénient. Moi aussi je suis fier de mon engagement pour Fontenay et très fier même de l’élan qu’il suscite. « Arrêtez de dénoncer ce qui va mal, tout va très bien ! », m’a-t-elle ensuite lancé en partant. J’avoue que la tournure de cette phrase m’a assez surpris tant elle était paradoxale mais aussi très proche de la méthode coué ! Tout va bien, rien ne va mal, si on n’en parle pas… 

Il est évident que le rôle d’opposant va considérablement se réduire si on nous interdit désormais de parler des choses qui peuvent fâcher l’équipe en place ! Mais ma logique est de souligner ce qui va mal, non pas pour faire mal, mais bien pour démontrer qu’il y a encore des choses à faire et à proposer aux Fontenaysiens mais aussi que la méthode de gestion conduite par l’équipe municipale a besoin de changer.
Les abords du stade André-Laurent par exemple. Une promenade a proximité de ce stade m’a par exemple permis de vérifier que le chemin en-dessous du stade était dans un état qui mériterait une petite (enfin plutôt une grosse) intervention. Les fissures longitudinales, signe de début de glissement vers la pente, me paraissent de plus en plus nombreuses, ce qu’un riverain m’a d’ailleurs confirmé.

Pas très loin, le mur de soutènement menace de s’effondrer, à tel point que nos employés communaux ont du changer le grillage, et installer des barrières pour empêcher qu'on ne passe à côté. Heureusement que le poteau tient l'ensemble. Malheureusement un jour, j’ai bien peur que tout tombe ... 

Quand au Stade André-Laurent, il perd ses lettres, hélas… 

Oui tout va bien chère Madame, sauf quand on y regarde d’un peu plus près... Avec l'équipe de Fontenay : objectif 2014, nous voulons proposer aux habitants un plan de réhabilitation des équipements municipaux qui soit phasé sur plusieurs années et arrêter cette politique d'intervention au cas par cas. Entretenir son patrimoine c'est la première obligation d'une ville, c'est assurer la sécurité des utilisateurs mais aussi garantir la bonne utilisation du budget de fonctionnement et au final évidemment celui d'investissement. Oui chère Madame, tout va très bien si on n'y regarde pas de plus près, mais ça n'est pas notre conception de la gestion municipale ni même celle de notre rôle d'opposant.



14 février 2013

20 après : Auschwitz, le nécessaire devoir de mémoire



Il y a des voyages dans le passé que l’on n'ose faire par peur de revoir surgir une nostalgie mal éteinte, des douleurs oubliées ou des choix toujours en suspens… Dimanche 10 février 2013, à l’invitation du Conseil des communautés juives du Val-de-Marne, j’ai pu revenir, 20 ans après, à Auschwitz, en participant au voyage de Mémoire accompagnés de nombreux Fontenaysiens

J’ai eu la chance, je dis bien la chance, de visiter deux fois la Pologne avant ce voyage de dimanche. Ces deux séjours ont compté pour moi puisqu’ils ont, en quelque sorte, influé sur ma vie professionnelle. 

Le premier eu lieu en 1990, j’avais alors 18 ans et je participais avec le mouvement des jeunes de l’UDF aux premières universités d’été à l’étranger. Durant 4 jours, nous avions pu rencontrer différents mouvements politiques ou syndicalistes de jeunes tels que Solidarnosc. J’ai découvert alors les ravages d’une idéologie poussée à l'extrême. Derrière ce rideau de fer, tout était collectif et paradoxal, tout était gris et douleur, tout était nationalisé et contourné. Nous étions à un mois de la réunification de l’Allemagne, j’ai compris à cette époque ce que je ne voulais plus revoir.
Porte d'entrée du Camp d'Auschwitz

Mon deuxième voyage eut lieu un an, jour pour jour après. J’allais cette fois-ci en Pologne avec mon lycée, dans le cadre d’un voyage humanitaire, sportif et spirituel, puisque nous avions décidé de rejoindre, à l’occasion des JMJ, depuis la Bretagne, la ville de Cracovie (mon école était jumelée avec une école sur place). Ce voyage eut lieu à pied, en relais, nous étions chargés de plus d’une tonne de médicaments. Lors de ce second voyage, j’ai pu me rendre dans le camp d’Auschwitz. A presque 20 ans le choc fut terrible, l’horreur apprise dans les livres nous prenait concrètement aux tripes, j’étais au bord de la suffocation tellement, je dois l’avouer, je n’avais pas vraiment été préparé à voir, à découvrir ( ?), à comprendre ce qui s’était passé. Le guide avait été formidable dans la pédagogie. Il y a 20 ans à Auschwitz, je fis le choix de m’engager pour la cause publique. Je serai journaliste pour dénoncer pareille horreur ou je travaillerai auprès des femmes et des hommes politiques pour que plus jamais une telle barbarie ne se reproduise… J’ai été journaliste, je suis ensuite devenu collaborateur d'élus.
Le quai du camp de Birkenau
20 après, ce voyage de la mémoire à Auschwitz prenait encore plus de sens, comme une porte qui s’ouvre à nouveau sur votre propre vie. Partager ces moments douloureux, mais si nécessaires, avec les membres d’une communauté juive qui souffrit au-delà de l'imaginable dans les camps nazis était aussi, pour nous, membres des autres communautés ou personnalités politiques présentes, un moment fort et intense qui permet de souder des amitiés sincères, et de respecter l’autre dans ses choix et ses différences. Parmi les accompagnateurs le Rabbin Dan Mimran, le père François Contamin, curé de la paroisse Saint-Germain et Abdelkader Sebbar, président de la mosquée Essalam ont su, avec les organisateurs Roland Bellahsen, David Tibi et David Sadia, nous dire en quelques mots toute l’importance de ces visites, combien ces heures noires au goût de cendre devaient marquer nos esprits pour que plus jamais nous n’ayons à vivre, où que ce soit, une telle abomination.


20 après, le long de ses baraquements, marchant dans la neige, j’étais fier d’avoir tenu cette promesse que je m’étais faite lors de mon premier voyage, et déterminé à mener ce nouveau cycle au service du bien commun.