20 février 2013

Au Conseil de quartier des Parapluies !

Samedi 16 février dernier j'ai assisté au Conseil de quartier des Parapluies. Quand je dis assisté c'est que contrairement à certains qui arrivent 1 heure en retard et ne reste que 10 minutes, j'ai pu suivre la totalité de cette réunion particulière puisqu'elle a débuté in situ dans la rue...

Je débuterai donc ce billet par un bon point en effet. La visite du quartier en groupe avec les élus a été réellement l'occasion de leur montrer les problématiques quotidiennes qui sont les nôtres (et les leurs d'ailleurs). Dangerosité de l'avenue de Stalingrad, au niveau des passages piétons notamment, problématique de l'ilôt de la rue Turpin, vitesse excessive de l'avenue Parmentier, inclinaison trop faible du plateau traversant de la rue de la Renardière (désormais, enfin depuis déjà longtemps, dirons-nous, devenue une voie de transit plus que résidentielle), et bien évidemment problématique du stationnement et des zones bleues...

Si la visite conduite par M. Brunet, que l'on sentait un peu perdu par moment fut fort intéressante, le discours rôdé de Mme Coupeaux, adjointe au maire, sur la non privatisation du stationnement en surface a bien fait rire les participants qu'ils soient de droite, du centre ou de gauche ! 
Penser aujourd'hui que Fontenay-sous-Bois peut persister dans cette politique de stationnement avec zone bleue et d'un stationnement non pas résidentiel, comme nous avons pu le découvrir, mais bien de rue, laisse songeur. Pourtant les études, et Dieu sait qu'à Fontenay-sous-Bois les études ne manquent pas, montrent clairement, depuis que Paris a rendu l'ensemble de son stationnement payant et résidentiel, que chacune des villes riveraines doit désormais passer par là pour gérer cette question. 
Qu'avons nous découvert donc samedi matin ? Que les habitants d'une rue en zone bleue pouvaient bénéficier d'un macaron "résidentiel" pour y stationner plus d'une heure trente ! Tollé des habitants du quartier compréhensible ! "Croire que l'on se gare juste dans sa rue c'est méconnaître totalement la réalité du quotidien" tempête un jeune homme installé depuis 4 ans dans le quartier. "J'habite dans une rue perpendiculaire et non en zone bleue donc je n'ai pas le droit à ce macaron dont je découvre l'existence !" ubuesque. Les élus avaient beau essayer de faire croire que les voitures stationnées dans le quartier venaient de Vincennes et de Montreuil, personne n'était vraiment dupe. Certains riverains assez nombreux d'ailleurs militaient pour un stationnement désormais payant et pour un renforcement de la verbalisation... "Nous ne voulons pas privatiser le domaine public" martela Mme Coupeaux. A ce petit jeu là on peut lui rétorquer alors que tout doit être gratuit désormais car en suivant sa logique chaque fois que l'on fait payer un service public on le privatise... 

Bref, les riverains comme à chaque fois ont fait des propositions concrètes, j'ai pour ma part demandé à ce que les angles des carrefours soient revus (plus anguleux) afin de réduire la vitesse d'entrée dans les virages, les riverains dans leur grande majorité étaient pour mais les services techniques expliquaient alors que ça coutait de l'argent... "Autant que lorsque vous les refaites à l'identique" souligna un riverain excédé de voir que comme souvent "on propose, on discute, ils font semblant de noter... Mais au final rien ne change".  

Oui prévoir un plan de réhabilitation de la voirie et de sécurisation des points noirs dans la ville est forcément une bonne idée qui coûte certes un peu d'argent mais qui éviterait des accidents. De toute manière quand on voit l'état de notre voirie, il y a des investissements dont on ne pourra se passer dans le futur... L'équipe municipale ne fonctionne hélas pas comme cela. Assurément, il y a une propension locale à laisser la voirie et les équipements publics municipaux à l'abandon pour les restaurer ensuite des années en retard ; l'on s'exalte plus lorsqu'il y a beaucoup à faire que dans le soin quotidien, et l'on préfère les habits du sauveur à ceux de l'intendant fidèle. Ici comme ailleurs, Fontenay fait des études, retarde ses interventions et au final montre le mauvais exemple.

1 commentaire:

  1. Encore un article de qualité qui démontre si il le fallait que les conseils de quartier ne servent à rien dans leur forme actuelle. Se qui saute aux yeux comme à chaque fois, c'est que l'on fait croire que les habitants des quartiers ont la parole, mais sur le fond, tout est décidé par avances et que rien ne sera fait avec les habitants, c'est la démocratie à la sauce PCF.
    Vivement 2014 que tout cela change.

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