26 avril 2013

Conseil municipal : un lamentable spectacle !

Certes la lune était pleine, mais à y regarder de plus près c'est surtout la coupe, hier, qui était totalement pleine dans les relations entre les différentes composantes de la majorité. Le public présent et les internautes ont assisté médusés à un bien triste spectacle qui fait désormais apparaître clairement que la rupture est consommée entre le PCF-Front de gauche et le Parti socialiste-EELV.

On se serait cru aux jeux olympiques hier soir dans la salle du Conseil municipal de Fontenay-sous-Bois. La séance avait à peine commencé que déjà une partie de ping-pong se jouait entre les deux camps de la majorité. M. le Maire assez remonté n'avait sans doute pas accepté que le parti socialiste reçoive l'aval de Solférino pour avancer la date de désignation de son candidat en vue des prochaines municipales.


Les jeux Olympiques

Du ping-pong on passa au tennis avec son célèbre jeu de fond de court ! Gilles Saint-Gal annonçant le versement par le département d'une subvention de 130.000 € pour l'aide à la réalisation des voies de circulations douces (pistes cyclables)... Ce n'était pas sans compter sur les Verts pour rappeler le versement par la Région d'une aide beaucoup plus significative de 1,5 M€. Petit froid dans la salle, mais nous n'en étions qu'à l'échauffement...

L'élu du centre présent hier, Jean-Jacques Acchiardi, membre de l'opposition, souligna ensuite sa joie de voir deux sociétés Fontenaysiennes récompensées par un label signe de la vitalité des entreprises locales. Plutôt que de se réjouir, cette nouvelle déclencha une partie de fléchettes pour rapidement partir en concours de tirs à l'arc ou à la carabine. Gilles Saint-Gal s'offusqua (et c'est un euphémisme) sur le renvoi devant le tribunal des syndicalistes de Goodyear et la décision du gouvernement de ne pas voter la loi d'amnistie contre les syndicalistes condamnés. Tellement en forme notre conseiller général, qu'il osa même comparer leurs condamnations à celles de violeurs ou de pédophiles... (ambiance) ! Les mots ont un poids et un sens, on ne peut pas tout se permettre, il y a des comparaisons qui font souffrir des victimes et des familles de victimes, mais pour atomiser son adversaire, hier soir à Fontenay, tout était bon, hélas.

On pensait que la mi-temps approchait, quand un combat de boxe débuta entre Madame Abeille et M. Voguet. La raison, la communication du versement de sa réserve parlementaire. Laurence Abeille valorisait sa transparence, Jean-François Voguet regrettait juste qu'elle n'ait pas prévenu la ville et sans doute rien versé non plus pour des projets d'investissement.

Dans la salle, le public était médusé, atterré, scandalisé, écœuré (coche la case de ton choix ami lecteur !). M. Clerget venait même provoquer M. Bénédict, en face à face, pendant que Nora Saint-Gal essayait d'expliquer les projets de conventions de partenariat et de mise à disposition de personnel communal au profit de l’association « HOME », venant en aide aux femmes victimes de violences physiques ou psychologiques. J'avoue avoir eu honte vis à vis des dirigeantes de cette association présentes à nos côtés dans le public.

Nous arrivions à la fin de la séance mais aussi et surtout aux combats de lutte ou de judo, quand le parti socialiste s'interrogea sur l'absence de places de stationnement aux abords du parc des carrières qui doit ouvrir le 25 mai prochain... Nouvelle bronca dans le conseil, le maire lui même haussa le ton niant avoir menti sur la création de solutions de stationnement... Quand chacun s'interrogeait sur la manière dont les familles habitant loin de ce parc allaient venir (enfants, landaus, ...) et se stationner, le maire bottait en touche rappelant que la place de la voiture en ville était en diminution et surtout qu'il y avait des bus... Bref habitants des Alouettes ou du Bois débrouillez-vous... Soudain, on ne sait pas pourquoi, mais un assaut final venait de repartir sur les syndicalistes ! La guerre était totale entre le PCF et les PS. "Vous avez signé un programme commun sans lire notre position sur le stationnement c'est votre responsabilité" dit en substance le maire à ses alliés socialistes, "nous en rediscuterons en vue des prochaines municipales" tenta-t-il de rajouter comme pour masquer la rupture désormais totale.  Au regard des propos échangés hier soir personne ne peut imaginer une réconciliation, ou alors juste pour la façade mais certainement pas pour le bien des habitants.

Fin de la séance début de la 3e mi-temps. 

Dans les couloirs menant vers la sortie, un dialogue de sourds débuta entre M. Voguet (PCF) et M. Bédouret (PS) devant votre serviteur sur l'image pitoyable clairement montrée au public. "Tu fais le jeu de l'extrême droite" tonna le maire vers Patrice Bédouret. "Et ce n'est pas vous qui en profiterez" précisa-t-il en me regardant. "Comptez sur moi, M. le Maire pour nous permettre d'éviter cela et engager le changement" lui rétorquais-je. "Alors bonne chance" sourit-il. "Merci de vos encouragements et de votre participation à notre victoire M. le Maire". Fin du match.

Triste soirée pour la démocratie locale hier soir au conseil municipal. Le changement d'équipe devient chaque jour un peu plus nécessaire et même urgent. L’essoufflement de l'actuelle majorité, ses tensions, ses fractures, ses colères, ses mots (encore une fois tu as le choix ami lecteur) démontrent clairement la fin d'un cycle que nous sommes nombreux à dénoncer depuis plusieurs mois maintenant. 
Comment peut-on espérer mobiliser nos concitoyens sur un projet de ville quand on assiste à ces "jeux du cirque" ? 
Comment prôner le bien vivre ensemble quand on stigmatise à chaque intervention une partie de notre ville contre une autre ? 
Il est vraiment temps d'engager une autre dynamique, apaisée et surtout constructive, c'est en tout cas ce que nous essayons de faire avec notre groupe depuis le début. La mobilisation de toutes et tous est nécessaire, chaque jour notre élan grandit, la liste de nos soutiens s'allonge. Le rassemblement de chacun est le seul moyen d'atteindre cet objectif pour 2014, nous le devons à notre ville, à ses habitants et au final à la démocratie locale qui chaque jour perd de son crédit devant un pareil spectacle. D'ailleurs où étaient les problèmes du quotidien des habitants dans le débat d'hier soir ? Bien loin hélas.

25 avril 2013

Vous simplifier la ville pour améliorer votre cadre de vie !

Rapprocher la ville des citoyens c'est avant tout leur simplifier le quotidien, ce quotidien que justement l'équipe municipale a bien du mal à gérer. La qualité de vie d'une ville se reconnait aussi à l'attention particulière qu'elle porte à ses habitants. Au sein de notre équipe nous pensons que la première mission d'une administration de proximité est de tout mettre en œuvre pour faciliter l'accès aux services et ainsi réduire le temps qu'ils doivent prendre pour effectuer leurs démarches. On ne le sait que trop, en banlieue parisienne, le temps file et, pour les ménages qui travaillent, il est important, parce que cela participe aussi à leur qualité de vie au quotidien, que l'administration soit véritablement un service public simple et efficace et non la fameuse "la Maison qui rend fou" caricaturée par René Goscinny et Albert Uderzo dans Les douze travaux d'Astérix... Petit exemple adressé par un fontenaysien :

"Mardi soir
Je sors ma poubelle verte car le mercredi, le camion benne passera vers 6 h 45. Trop tôt pour moi. Mais à la bonne heure pour réveiller le quartier (sauf moi qui suis levé bien avant !).

Mercredi
12 heures : toujours pas de ramassage. Toute la rue est dans le même cas. J'appelle la mairie : Réponse : rappelez à 13 h 30.
13 h 35, je rappelle. De transfert en transfert, je tombe sur un correspondant qui semble concerné par mon cas. Il va voir ce qu'il peut faire et me rappeler.
20 h : AG de Métro aux Rigollots. Personne n'a rappelé. J'expose mon cas à C. Mallerin : "pour ça appelez Mme Exxxx ou M. Bxxx".

Jeudi (aujourd'hui)
9 h 30 : j'appelle la mairie et demande M. Bxxx. La standardiste me demande "Lequel ?". Diantre, il y a au moins deux Bxxx employés par la commune. Les enfants des élus ont des facilités d'emploi semble-t-il... Enfin là n'est pas la question du moment !
J'expose mon cas. La standardiste me passe quelqu’un qui ne se présente pas mais qui me dit qu'il y a une erreur d'aiguillage (une pro, la standardiste !) et me transfère à un autre interlocuteur qui dit qu'il va s'occuper de mon cas et voir s'il peut envoyer une benne. Il va me rappeler pour me tenir au courant.
12 h : la benne passe enfin. J’interroge les employés de Nicollin (société privée) : ils ne sont pas passés chez nous hier car la benne était bloquée par des camions mal garés. Et ils n'ont aucun moyen de les faire partir : ni la police nationale, ni la police municipale ne lève le petit doigt et ils ne peuvent même pas verbaliser.
13 h 30 au moment où j'écris ce message, toujours pas de rappel de l’employé communal qui devait me rappeler. Un sens du service public surprenant.
14 h 12 : un employé communal appelle pour vérifier si la benne est passée. Je le rassure et le remercie 4 fois ! Pour une fois que je n'ai pas l'impression d'être considéré comme un chien dans un jeu de quilles..."


© Copyright René Goscinny et Albert Uderzo

Au delà de cette petite (més)aventure, ce n'est en aucun cas le professionnalisme des personnes qui est cause mais bien le processus d'organisation qu'il convient de revoir totalement (car obsolète) et surtout d'adapter aux besoins des habitants. C'est l'ambition de notre équipe et l'axe principale de la campagne que nous ferons : améliorer et vous simplifier votre quotidien. 
En matière d'accueil des publics, par exemple, il faudra mettre en œuvre, comme c'est le cas dans de nombreuses communes de France, un système de traitement des questions et des services qui ne soit plus en ''silo'' mais bien personnalisé et transversal. Oui, c'est cela la politique de proximité que nous voulons, l'administration simplifiée qu'il convient d'organiser, c'est cette gestion du public, moderne et efficiente, qu'il convient de mettre en place demain. Voilà des pistes concrètes et simples sur lesquelles notre équipe travaille afin de vous donner demain une plus grand satisfaction, de renforcer l'attachement au service public local mais surtout de vous faire gagner du temps et de l'énergie... et au final profiter d'un cadre de vie sur lequel là encore nous nous engageons à améliorer, pour tous les fontenaysiens...


24 avril 2013

Exposition Existences

J'ai eu la chance et le bonheur de pouvoir visiter en compagnie des trois artistes Françoise Tran-Pellet, Hien Tran et Jean Makarof, la superbe et très intéressante exposition qu'ils organisent dans les Maisons de retraites La Dame Blanche et Hector Malot à Fontenay. "Existences", c'est son nom, est un projet artistique porteur de lien social et le fruit d'une alchimie entre la résonance existentielle de nos aînés et l'expression créative de 3 artistes : Un peintre, un photographe et un auteur.
A cette occasion, j'ai pu rencontrer accompagné du maire de Vincennes, Laurent Lafon, certains responsables de la Maison de retraite intercommunale Hector Malot et mieux comprendre leur quotidien et celui de leurs équipes. Il existe un très grands nombres de choses à faire avec ces deux maisons en matière d'animation ou de lien inter-générationnel. La place de nos aînés dans la cité est un thème important c'est aussi un devoir que nous avons de leur permettre continuer à vivre et évoluer dans la ville, c'est dans ce sens que notre équipe travaille actuellement sur des actions et des services concrets et respectueux de leur âge.

Plus d'infos : www.asso-existencia.org

22 avril 2013

Le soutien du jour : Leila Diri, conseillère régionale d'Île-de-France

Conseillère régionale d'Île-de-France depuis 2010, Leila Diri  siège au sein du groupe UDI, où elle est notamment en charge du suivi des commissions "Enseignement supérieur et recherche" et "Affaires internationales et européennes". 
Élue engagée elle défend aussi avec force le droit à l'égalité professionnelle : les différences de traitement entre les femmes et les hommes restant une triste réalité sur tous les fronts, notamment dans les champs professionnels et politiques. 
Leila est aussi aux côtés de Mustapha Saadi, conseiller régional, très active au sein du réseau citoyen des associations franco-berbères. Merci à elle pour son soutien.

19 avril 2013

Le soutien du jour : Gérard Gomès

« Je connais Gildas Lecoq depuis de nombreuses années et je suis totalement d’accord avec les propositions qu’il formule depuis plusieurs mois. Selon moi le plus dérangeant à Fontenay est qu’il y ait tant de disparités entre les quartiers. On a parfois l’impression que deux mondes se côtoient sans réellement se mélanger et je n’ai pas l’impression que l’actuelle municipalité ait réellement pris en compte ce problème. Gildas Lecoq a cette qualité c'est qu'il tient compte de chacun ».

17 avril 2013

Geneviève Troulet nous a quitté

C'est avec beaucoup d'émotion et de tristesse que je viens d'apprendre le décès de Geneviève Troulet dans sa 82ème année. Figure incontournable de notre ville, militante centriste et en particulier à l'UDF, chacun d'entre nous garde d'elle son investissement total et désintéressé, sa capacité d'écoute et sa très grande générosité. Conseillère municipale d'opposition durant quelques années, candidate aux élections régionales de 2004 aux côtés d'André Santini et de Laurent Lafon, Geneviève a été pour beaucoup d'entre nous un exemple de pugnacité et d'ouverture aux autres. L'ensemble des militants de l'UDI de Fontenay-sous-Bois et de l'équipe de Fontenay : Objectif 2014 adressent à sa famille des voeux de sympathie et d'affection dans ce moment douloureux. 
Ses obsèques auront lieu jeudi 18 avril en l'église Sainte-Thérèse de Fontenay-sous-Bois.
Gildas LECOQ
Coordinateur de l'UDI de Fontenay-sous-Bois
Chef de file du groupe Fontenay : Objectif 2014

Le soutien du jour : Gautier Brodéo


16 avril 2013

Pour une gouvernance locale exemplaire !

La période politique que nous traversons est, et ce n'est rien de l'écrire, certainement l'une des plus grave et symptomatique depuis les années 1990. La question de la moralisation est sur toutes les lèvres, les "politiques", minés par une crise qu'ils n'arrivent plus à endiguer, ont perdu le peu de crédit qu'ils avaient dans les mensonges et les négations d'un ministre du budget trop riche pour s'appliquer à lui même les règles que son ministère se doit de faire exécuter. Où l'on demande de l'honnêteté, le gouvernement nous offre de la transparence. Mais face à cette crise morale, qui fracture la relation avec les électeurs, cette transparence, nouvelle et trop rapide, n'ayant pas levé le voile du mensonge passé, ne fait que renforcer, à la lecture de certains patrimoines, le doute légitime de nos concitoyens...

Je ne crois pas que nos concitoyens justement attendent plus de transparence, ils en veulent certes, mais je pense qu'ils souhaitent avant tout un pacte moral avec celles et ceux à qui ils ont confié un mandat. Honnêteté, équité, transparence et exemplarité sont à mon sens les valeurs constituant ce "pacte" que doivent porter les élus mais aussi les institutions qu'ils dirigent. A Fontenay comme partout en France, nous voulons une gouvernance locale exemplaire ! Quelques pistes à travailler sereinement...

La question du logement social étant au cœur du projet politique de notre majorité, il me semblerait, juste et exemplaire que les élus occupant des logements sociaux, payant un sur-loyer et dès lors sortant des critères d'attribution, libèrent, par souci d'équité et de justice sociale, leur appartement au profit de ceux qui en ont réellement besoin.

Les avantages liés à la fonction d'élu peuvent exister à partir du moment où ils facilitent l'exercice du mandat. C'est sans aucun doute dans cet esprit que certains élus municipaux bénéficient d'une voiture de fonction et d'une carte d'essence... Je demande officiellement que soit rendu public le nom des bénéficiaires de ces prêts de voitures, communiqué les kilométrages des véhicules ainsi que les données de ces cartes "essence". Il est désormais important de lever les éventuels doutes sur certaines pratiques dont certains s'autorisent à parler en ville.

Le conseil municipal est un lieu de débats et de votes. Pourtant les élus ne voient jamais, ni même le public, le projet de délibération qu'ils votent en séance. Afin de lever là encore la suspicion et de permettre une meilleure pratique de la démocratie locale, je souhaite vivement que la municipalité propose enfin lors des votes un projet de délibération écrit et posé sur table comme c'est le cas dans toutes les assemblées. Je sais que la loi ne l'oblige pas mais je ne comprends pas le refus à chaque fois avancé si ce n'est de rendre plus opaque une gouvernance locale qui n'en à vraiment pas besoin...

Notre majorité est fière de ses concertations, pourtant elles ne touchent que très peu de monde. Oser se confronter aux habitants c'est aussi cela la vraie exemplarité en matière de démocratie locale. Pourquoi, alors que toute la communication nous vante la ville numérique, le site internet n'est-il pas ouvert aux commentaires ? Pourquoi le recueil des avis lors des concertations ou enquête publique n'est-il pas accessible via le site également ? Nombre de Fontenaysiens ne peuvent se déplacer à 20h30 en semaine pour une réunion de quartier ou sur le PLU et pourtant ils ont des choses à dire. Étrangement la ville au 5 @ est absente du web2.0 !

Enfin, les textes interdisant l'utilisation des outils de communication municipaux dans le cadre de la campagne électorale, je demande à notre municipalité de bien vouloir appliquer la loi. Quelle ne fut pas ma surprise de lire dans notre magazine la déclaration de candidature de notre Maire Jean-François Voguet. Ce texte reprend sa déclaration orale faite lors du Conseil municipal mais la conclusion, faisant état de ce qu'on peut lire comme une annonce de candidature, place notre élu en infraction vis à vis du code électoral. 

Une gouvernance locale exemplaire, c'est aussi d'appliquer la loi et de s'y tenir.

09 avril 2013

Photo de la semaine : vandalisme scandaleux !

Malgré nos différences politiques je ne peux que condamner le nouvel acte de vandalisme dont a été victime la permanence du parti socialiste de Fontenay-sous-Bois quelques jours à peine après l'affaire Cahuzac ou sa décision de ne pas prendre part au vote du budget. Je ne connais pas les motivations de ceux qui ont fait cela, mais au nom de mon groupe, je les condamne avec force. La démocratie c'est avant tout accepter l'autre et dialoguer avec lui ce que nous avons évidemment la chance de pouvoir faire dans notre beau pays. Chaque groupe politique doit pouvoir exprimer et défendre son point de vue en toute liberté.


05 avril 2013

Le rassemblement est en marche !

Hier, Brigitte Martin (UMP), secrétaire générale de l’association "Vivre Fontenay autrement" a annoncé officiellement qu'elle rejoignait notre équipe !

« J'ai pris la décision de rejoindre l'équipe de Gildas Lecoq car je souhaite participer à cette campagne au sein d’une équipe de rassemblement et dans le but d'être une opposition sérieuse et efficace face notamment au triste spectacle auquel nous avons assisté lors du dernier Conseil Municipal » a-t-elle précisé. Je me réjouis de cette arrivée et je souhaite évidemment la bienvenue à Brigitte qui, par son arrivée au sein de notre groupe, nous rappelle combien le rassemblement est nécessaire à Fontenay-sous-Bois. 

Notre équipe est composée d'hommes et de femmes investis dans Fontenay appartenant à toutes les tendances politiques. Présents sur le terrain nous sommes en contact avec le quotidien des habitants et comprenons les problématiques qui les touchent ou nous touchent.

N'hésitez pas à nous rejoindre, notre seul parti c'est Fontenay !

Gildas LECOQ
 

04 avril 2013

Fontenay livre encore un budget sans ambition…

Dans sa séance du 28 mars dernier, le Conseil municipal de Fontenay-sous-Bois a voté, non sans mal ni sans certaines surprises (plusieurs membres du groupe socialiste dont l’adjoint au maire chargé des finances n’ayant pas pris part au vote), son budget primitif 2013. L’élaboration d’un budget est un acte politique fort et essentiel, puisqu’il oblige, concrètement, l’équipe municipale à fixer budgétairement ses orientations et ses projets politiques pour l’année. Le budget donne le rythme et l’ambition que les élus portent pour leur cité. Malheureusement à la lecture de celui-ci on ne peut qu’être, une nouvelle fois, déçu…

Pour comprendre la lecture d’un budget il faut d’abord décrypter l’habillage. En la matière, à Fontenay-sous-Bois, chaque année on avance les mêmes arguments : solidarité, jeunesse, développement durable et démocratie locale ! Habillage noble qu’il est difficile de critiquer tant la période de crise que nous traversons, oblige la représentation publique à ne laisser personne sur le bas côté. Pourtant au regard de la note budgétaire et des prises de parole de la majorité on ne peut que constater que le clientélisme est toujours de mise vis-à-vis d’une population qui, au final, ne représente pas ou plus une majorité de Fontenaysiens.

En 2013 encore, ce n'est pas un budget pour les Fontenaysiens qui a été voté, mais bien un budget pour quelques habitants... Un budget qui flatte plus une population, dans l'espoir qu'elle renouvelle leur mandat à ce qui reste de la majorité, plutôt qu'un budget à destination de tous les habitants. Mais bref : le budget de 156,5 M€ a été voté, sans augmentation de la fiscalité locale, et en cela on ne peut que se réjouir. Pourtant si notre ville bénéficie d’un potentiel fiscal largement au-dessus de la moyenne (Fontenay n’est pas une ville pauvre), le budget ne reflète pas une dynamique et pour cause…

En effet, et contrairement à ce qu’indique la note distribuée aux élus, Fontenay ne dégage que peu d’autofinancement. Cette absence (je dirai même lacune) oblige, dès lors, notre ville à avoir recours à l’emprunt (endettement) et freine donc sa capacité d’investissement. Avec 2,317 M€, notre autofinancement est particulièrement faible, cela nous donne un taux d'épargne à 2,37% quand la moyenne nationale des villes de même strates tourne autour de 8%.

Face à cela, dans la première partie de son mandat, et afin de désendetter notre ville, l’équipe municipale n’a donc emprunté que très peu. En agissant ainsi, elle a voulu nous faire croire à sa capacité de bonne gestionnaire (« Nous désendettons la ville »). Mais à force, le résultat (l’absence d’investissement) s’est vu, et l’état pitoyable de notre voirie, de nos trottoirs et de nos équipements municipaux en sont les exemples flagrants.

Ne pouvant emprunter autant qu’elle le pourrait, Fontenay a aussi abdiqué en matière de grands projets. La fin de mandat approchant il fallait donc marquer les esprits et surtout enfin réaliser certains aménagement annoncés : la piscine (qu’on attendait depuis bien longtemps), le parc des Carrières (depuis encore plus longtemps et d’ailleurs terminé depuis plusieurs mois) ou la crèche familiale Claire Fontaine. Oui, on peut dire que ce budget ne propose rien de bien ambitieux pour ses habitants. Pour financer cela notamment, la ville a donc décidé d’emprunter en 2013 : +17,64% d'augmentation de l'encourt de dette, une annuité de 9 668 120 € ! Ces nouveaux emprunts poussent la municipalité à mener une sorte de cavalerie budgétaire, une fuite en avant plutôt que de s’appliquer à maîtriser ses charges de fonctionnement. Devant ce constat alarmant, le maire met en avant l’encours de la dette par habitant ! Dommage, les chiffres annoncés sont là encore erronés ! Notre encours est de 1712 € par habitant quand la moyenne nationale (chiffre 2011 du ministère des Finances – les chiffres 2012 ne sont pas encore publiés) est de 1387 € par habitant !

Pourtant, Fontenay a du ressort et c’est d’ailleurs en bonne connaissance de cela que notre équipe prépare un projet alternatif qui devra à la fois redynamiser et réveiller la ville, tenir compte de la conjoncture nationale et internationale, sans pour autant faire porter la totalité de cette absence de gestion raisonnée sur les ménages fontenaysiens. L’équipe municipale en place s’empêtre à faire des choix de gestion dogmatiques qui plombent au final notre capacité d'investissement et donc l’avenir de notre ville...

Deux chiffres à retenir :

61% des dépenses réelles de fonctionnement sont consacrées à payer les salaires et les charges de nos équipes d’agents municipaux, c'est un choix qui aujourd'hui pèse sur toute la ville, qu’il va falloir étudier de très près pour les années à venir. En 2013, malgré cela, +4,9% d’augmentation.

50% des dépenses d’investissement sont consacrés à l’entretien courant, ce qui laisse véritablement peu de place aux projets de rénovation de nos équipements ou de notre voirie.

En matière de gestion des finances locales, il y a la méthode et il y a les actes. La municipalité de Fontenay oublie que cet argent utilisé au quotidien est en grande partie versé par les citoyens qui, légitimement, peuvent exiger une politique de gestion plus rigoureuse et tournée vers le plus grand nombre. Les actes, c’est être conscient de la réalité économique de notre pays et d’arrêter de vivre dans un petit village gaulois centralisateur. Cette ville a pourtant un potentiel extraordinaire mais malheureusement, elle manque d’ambition et les habitants, quelles que soient leurs conditions sociales, le constatent eux aussi. Chacun sait combien Fontenay serait merveilleuse et moderne si elle s'occupait de tous - et vraiment de tous - ses habitants. C'est cela la ville solidaire que nous voulons, c'est cela que souhaitent les fontenaysiens et non le budget de fin de règne qui nous est présenté aujourd'hui.