17 mai 2013

Rue André-Laurent : Quand la mairie fait la sourde oreille !

Depuis quelques semaines c'est l'effervescence rue André-Laurent. La raison : la construction d'une maison sur le terrain d'un immeuble à vocation sociale cause de nombreuses nuisances dans ce quartier résidentiel et sème le trouble quand l'on y regarde d'un peu plus près le dossier.

Acte 1. Chacun se souvient déjà des périples qu'avait causé le chantier du 24, rue André-Laurent et de son immeuble "pseudo-social" comme le qualifient les riverains, construction nouvelle qui avait mené à la suppression de plus de 40 garages, dans un quartier où les places de parking manquent cruellement. Un immeuble construit en fond de parcelle générant de l'ombre dans un square du quartier (le fameux square aux Chats dont les lecteurs assidus ont déjà entendu parlé !). Le terrain de 1000 m² avait permis de construire 600 m² de logement (le coefficient des sols étant de 0,4 dans cette zone) en 2011. 

Une autre conséquence de cette décision malheureuse a été la nécessité de creuser plus en profondeur pour fonder l'ouvrage R+4 car le terrain est en pente. L'hydrogéologie n'étant apparemment pas forcément le souci majeur des services municipaux de l'urbanisme (dommage à l'heure où le maire se vante de son agenda 21 qui d'ailleurs n'est toujours pas voté !), des nappes souterraines ont été dévoyées, ce qui engendre encore aujourd'hui des remontées d'humidité dans de nombreuses caves du quartier. Aux interrogations des habitants la mairie semble encore faire la sourde oreille.
La parcelle avait été scindée par la suite permettant, du coup la construction d'une maison individuelle (plus de 140 m²). 

Acte 2. Aujourd'hui c'est bien la construction de cette maison qui pose question une nouvelle fois et surtout cause de nombreuses nuisances dans tout le quartier. Aux questions des habitants, la mairie semble faire la sourde d'oreilles. Le saucissonnage de ce terrain par le propriétaire pour son neveu (je passe les questions juridiques quand on coupe un terrain à caractère social pour y construire une maison !), débouche aujourd'hui sur un chantier mené dans les règles de l'art de l'ingénierie ... enfin façon de parler !

Acte 3. Pour ce qui est des règles de l'art de l'ingénierie du bâtiment, on peut oublier ... plusieurs explosions ayant retenti dans le quartier le 6 mai 2013 suite à des câbles sous tension touchés et à une fuite de gaz qui ont plongé le quartier dans la stupeur et l'effroi d'un ouvrier du chantier qui appelle les secours en évoquant une bombe, le tout après s'est réfugié derrière un véhicule garé dans la rue.
Pas d'inquiétude, la Mairie répond aux abonnés absents sauf pour autoriser le neveu du promoteur à privatiser le quartier. Un arrêté autorise les entreprises de ce chantier à bloquer la rue et ce pendant des heures, empêcher le ramassage des poubelles, la circulation des enfants sur les trottoirs et celle des vélos sur la route.

Lorsque la rue est bloquée, ce n'est pas en amont mais au milieu et chacun sait que les marches arrières en sens unique sont autorisées ! Bref un arrêté qui autorise malheureusement tous les abus et le dernier en date est le nettoyage de la toupie béton qui a déversé ses restes dans le caniveau, répandant la laitance sur plus de 50 m. La netteté de notre ville s'en trouve dégradée et nos égouts encombrés. Les employés municipaux font bien leur travail mais la Mairie ne les aide pas administrativement.

La surveillance de ce genre de chantier fait partie aussi des prérogatives d'une mairie, il dommage dans ce cas précis que personne ne suive ce dossier mis à part des riverains livrés à eux mêmes comme c'est hélas désormais une règle dans cette ville. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire