04 novembre 2014

PCF : Chronique d'une défaite annoncée...

Étrange impression, hier soir, à l'occasion de la commission des finances. A l'ordre du jour la proposition d'acquisition de l'ensemble immobilier "Les Henriettes" par la ville de Fontenay-sous-Bois au département du Val-de-Marne. 

17 immeubles pour 493 logements qui vont passer sous le giron de la ville afin, dit-on, en argumentant, d'éviter toute vente à la découpe.

Notre groupe essaye à cette occasion de comprendre l'opération puisque la ville annonce qu'elle cèdera une fois l'acquisition faite, sous la forme d'un bail emphytéotique, ces logements nouvellement acquis à un autre bailleur social de confiance pour organiser la gestion. Pourquoi, dès lors, le département, actuel propriétaire, ne le ferait pas directement auprès de son bailleur Valophis ? Quel intérêt direct pour la ville et ses habitants qui cette fois vont porter financièrement cette opération à tiroirs ?

Premier argument avancé, cette opération permettra à la ville d'être directement attributaire de logements dans cet ensemble ! 
Et puis vient le moment de vérité que l'on sentait libératoire, tellement l'atmosphère semblait morose et pesante depuis le début de la soirée. "Et puis nous ne savons pas de quoi l'avenir est fait ..." précise M. Gautrais. Comprenez : nous avons terriblement peur que le département bascule...

C'était donc ça ! La peur. La peur, en effet, de voir le Val-de-Marne sortir de tant d'années de gestion communiste. Alors on organise la "résistance" en dispatchant ici où là dans les communes "amies" (NDLR : comprenez PCF ou Front de gauche) le patrimoine public comme un rempart politique ! Bref on placera dans ces logements des camarades amis qui militeront avec nous pour ne pas perdre notre ville communiste, nos quelques villes conservées de justesse parfois aux dernières municipales.

La vérité est que l'on oublie les habitants, leurs conditions de vie, leur nécessité de se loger pour jouer à ce qu'on dénonce dans le monde des affaires : les échanges par intérêts. Je te donne "493 logements sociaux" pour que tu puisses loger nos camarades et ainsi t'assurer une base électorale qui bloque l'évolution sociale du reste de la ville ! En contrepartie tu m'aideras à gagner tel ou tel autre territoire...

Les esprits semblent de plus en plus fébriles à quelques mois des prochaines échéances électorales. Pour une fois, la peur de perdre a changé de camp et l'assurance d'une victoire du PCF et du front de gauche n'est plus dans les pensées... Même le parking de la mairie, pourtant un fief bien surveillé par les colleurs d'affiches du parti, lui aussi, laisse "l'ennemi" l’égratigner... décidément tout fout le camp !


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