03 décembre 2014

Larris : Va-t-on enfin agir ?

Visite aux Larris avec Rama Yade en janvier dernier
Au dernier conseil municipal, Gilles Saint-Gal a voulu me faire passer pour un « étranger » à notre ville, en laissant penser que je ne connaissais pas le quartier des Larris. Méthode surprenante pour cet homme de gauche, mais on n'est plus à paradoxe près ! La vérité est autre, puisque mon histoire avec Fontenay-sous-Bois a débuté bien avant que Gilles Saint-Gal ne soit élu conseiller général en 1998. Et  c’est d’ailleurs aux Larris que j’ai participé à mon premier débat public contre les membres de la municipalité, sur les problèmes des habitants des 3-5-7 rue Jean-Macé. Pour un « étranger » j’avais même été applaudi (le seul d’ailleurs ce matin là à l’école Paul-Langevin) comme quoi, cher Gilles, j’avais su leur parler avec sincérité et connaissance du quartier quoi que vous en pensiez. Mais passons, là n’est pas la question.

Le quartier des Larris est un quartier que j’apprécie. Je l’apprécie d’autant plus que je pense, depuis des années, qu’il est prioritaire dans ceux que nous devons revoir, repenser et réaménager. Quand Jean-Louis Borloo a su que je me présentais dans cette ville, c’est de ce quartier qu’il me parlait à chaque fois qu’il me voyait, regrettant l’immobilisme de la mairie alors que, Ministre en charge des questions de la ville, il leur avait offert la possibilité d’engager la rénovation urbaine des Larris. Hélas la majorité municipale de l’époque ne l’avait pas saisie. Aujourd’hui c’est une chance qui se (re)présente devant nous. En effet, à l’unanimité (et donc avec les voix de l’opposition) les élus ont souhaité engager une concertation autour du centre commercial des Larris, cœur de ce quartier. Dans le cadre de la réflexion sur le devenir du centre commercial des Larris, un premier atelier de concertation est organisé mardi 9 décembre 2014 à 20h dans le réfectoire de l’école Paul Langevin.

« Ouvert à tous, cette séance de travail collectif, organisé en présence de l’architecte-urbaniste missionné pour élaborer le projet, a pour objectif de mieux comprendre le fonctionnement du cœur de quartier aujourd’hui. » est-il précisé sur le site internet dédié à cette concertation (http://coeurdeslarris.jenparle.net). Je vous invite toutes et tous à vous y exprimer.Vous pourrez par exemple, parler de ces commerces qui ferment les uns après les autres et de ceux qui malheureusement restent ouverts très tard dans la nuit… et perdurent dans ce quartier. Il suffit d’y passer régulièrement chaque matin pour découvrir la « teneur » de certains mégots jetés par terre. Comment la municipalité en place peut-elle abandonner les commerçants et les habitants de ce quartier qui voient ce spectacle au quotidien ?
"C'est le rôle de la police nationale" va nous rétorquer, une fois encore, le maire... mais Mr le maire, vous êtes le premier officier de police judiciaire* de notre commune !
De plus, des solutions simples existent, nous le rappelions durant la campagne pour les municipales : police municipale de proximité, vidéo-protection sur des points ciblés, nettoyage de la dalle, retrait immédiat des tags, réparation de l’éclairage public, volonté de mobiliser vers le haut ce centre commercial plutôt que de baisser les bras comme malheureusement c’est le sentiment que tous les habitants de ce quartier ont vis-à-vis des élus de la majorité municipale...
 

Si la concertation est une bonne idée, elle doit véritablement être suivie d’effets. Mais au-delà de cette étude, nous demandons clairement que la majorité municipale fasse des efforts en matière de nettoyage de ce quartier. Qu’elle agisse vite et bien, qu’elle renforce, pourquoi pas, les illuminations de fêtes de fin d’année, bref qu’elle montre à ses habitants qu’au-delà de la concertation, elle sait aussi agir. C’est ce que nous demandons expressément pour que cette situation indigne change enfin. Nous restons mobilisés au côté des habitants des Larris qui, n’en déplaise à Monsieur Saint-Gal, nous parlent, nous rencontrent et nous disent combien ils sont las de ces promesses non tenues par les élus de gauche qui siègent au conseil municipal et au conseil général ! Les habitants n'ont pas besoin de représentants politiques qui fassent semblant de les écouter ou d'agir, ils veulent des représentants sincères.


* Le maire, ainsi que ses adjoints, ont la qualité d’officiers de police judiciaire, conformément aux dispositions de l’article 16 (1°) du Code de procédure pénale (article L.2122-31 du CGCT). L’exercice de ce pouvoir s’effectue sous le contrôle du procureur de la République.

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