07 juillet 2015

Histoire de fous : De bien mauvaises herbes...


C’est amusant ! Je préfère débuter cet article ainsi, plutôt que d’écrire une fois encore combien il est pitoyable de voir la mairie de Fontenay mettre autant d’empressement à ne rien faire ! Aujourd’hui j’ai souhaité vous parler des fameuses « mauvaises herbes » qui jonchent désormais l’ensemble de nos rues. En effet, dans le magazine municipal de l’été, un article leur est consacré, enfin seulement à celles qui jonchent notre cimetière. Une belle photo, et un scoop : le maire va nous donner son sentiment. Résultat : on nous annonce une étude sur l’utilisation de produits non polluants pour la rentrée ! Reprenons le sujet depuis le début, pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi.

1ère étape. Depuis quelques mois, la ville de Fontenay a pris la sage décision de supprimer l’utilisation des produits phytosanitaires et autres pesticides précédemment utilisés pour désherber nos rues ainsi que les allées du cimetière. Décision environnementale importante car, en plus d’être dangereux pour notre environnement, ces produits l’étaient aussi pour ceux qui les utilisaient, à savoir les agents communaux des espaces verts. Notre groupe avait voté favorablement cette décision.

2e étape. Devant la prolifération de mauvaises herbes dans nos rues, nous avions alors demandé à la municipalité pourquoi nos agents, libérés de l’utilisation de ces pesticides, n’utilisaient pas de  binettes  pour retirer ces mauvaises herbes. La réponse qui nous fut donnée nous laisse encore songeurs, mais je me dois de vous la livrer : « La trop grande utilisation répétée de binettes risquait de faire apparaître un très fort nombre de TMS au sein du personnel communal. ( TMS : Troubles musculo-squelettiques ). Alors plutôt que de former le personnel à la bonne utilisation de la binette, plutôt que d’acheter un matériel prévenant ce risque, la mairie avait pris la décision de laisser pousser ces « mauvaises herbes ». Enfin à Fontenay quand on ne veut pas appeler un chat un chat, ou un communiste un communiste, on trouve une appellation plus sympathique, ou plus effrayante, ça dépend de l’ambiance. « Un communiste » devient « une force de progrès », la « maîtrise de la dépense publique » devient « l’austérité », les « mauvaises herbes » deviennent de bucoliques « herbes folles » ! On ne rêve pas.

3e étape. Aujourd’hui, chacun s’accorde à reconnaître l’inesthétisme de ces « mauvaises herbes » dont certaines, comme la pariétaire, sont fortement allergisantes, la dangerosité de ces plantes qui jonchent nos trottoirs et parfois masquent la visibilité des tout-petits devant les passages piétons. Et même s’il est apparemment politiquement correct de dire, comme le font les élus de la majorité, que ces « mauvaises herbes » participent à la biodiversité et qu'il n'est donc pas forcément judicieux de les arracher... Il convient d’arrêter de palabrer, de s’interroger et surtout d’agir.

Mais, car il y a un mais, nous sommes à Fontenay ! Dans cette ville on aime prendre son temps, et surtout consacrer de l’argent à des études. Pourtant il n’y a pas 36 solutions, mais parce que nous avons réfléchi sur ce dossier depuis de nombreuses années, nous allons vous en donner quelques unes, avec le secret espoir que, comme vous le faites régulièrement, Monsieur le Maire,  vous les repreniez à votre compte. Là, je fais référence à la gratuité du concert de la Madelon, qui n’a jamais figuré dans votre programme, mais bien dans le nôtre, et aussi à la mise en place d’un arrêté de fermeture de commerces le soir quand cela participe au trouble public de certains quartiers (ce que la majorité municipale pensait impossible à mettre en œuvre quand nous l’avions proposé durant la campagne électorale)… Mais revenons à ces satanées « mauvaises herbes ».

Un constat tout d’abord : Pour que les mauvaises herbes ne sortent pas de terre, il faudrait déjà que l’état général de la voirie ou des allées du cimetière ne laisse pas d’interstices suffisamment grands pour que les plantes y passent.

Règle n°1 : Entretenir convenablement et régulièrement l’espace public réduit fortement l’émergence de nouvelles mauvaises herbes.

Solutions :
- Passer régulièrement nettoyer les rues et les trottoirs empêchent les herbes de pousser. Dès lors, l’usage de la binette est beaucoup moins traumatisant pour les utilisateurs. L’huile de coude ne pollue pas.

- Mettre en place des " Opérations coups de balai - propreté " où les services municipaux de la voirie et des espaces verts interviennent en nombre pour nettoyer totalement une rue.

- Rénover nos rues régulièrement afin d’éviter aux contribuables de payer trop souvent des interventions financées en dépenses de fonctionnement et non en investissement (soit 20% plus chères).

Règle n°2 : Trouver des solutions nouvelles. Il y en a, mais elles coutent cher (enfin, pas forcément plus que l’étude menée pour les trouver).

- Désherbage thermique : consiste à jeter de la vapeur sur ces herbes pour les faire mourir et ensuite les retirer plus facilement.

- Désherbage par la flamme : en brûlant les mauvaises herbes (attention : des hydrocarbures sur la chaussée peuvent engendrer des mauvaises surprises).

- Désherbage à l’aide de mousse biologique, mais ce travail doit être réalisé régulièrement quand il ne pleut pas plusieurs jours d’affilée !

Voilà rapidement nos recommandations pour lutter enfin contre ces herbes qui, par leur prolifération, abîment la chaussée ou les trottoirs et obligent dès lors à une réfection ponctuelle. Conséquences :

- Des rues dangereuses car bosselées et trouées, des trottoirs dangereux car… bosselés et troués aussi !

- L’utilisation régulière de goudron (avec du pétrole et des hydrocarbures polluants) pour boucher les trous très importants formés par les mauvaises herbes.

- L’utilisation plus nombreuses encore de camions polluants pour transporter le goudron.

Au final : un bilan carbone négatif et  un vrai danger pour les piétons et les deux-roues !

Oui, cet article est un peu long, mais la question des mauvaises herbes de notre ville méritait bien qu’on s’y penche et parce que notre groupe souhaite avant tout l’amélioration des conditions de vie il était important que nous formulions des propositions simples. C’est fait ! Alors maintenant, mesdames et messieurs de la majorité municipale, à l’action ! Arrêtons l'affichage pseudo-environnemental au détriment du cadre de vie durable !

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