05 novembre 2015

Des excuses pour des méthodes d'un autre temps

Être opposant à une équipe municipale est un travail de chaque instant qui vous oblige à décrypter le maximum d'informations avec, selon les villes, un minimum d'éléments documentaires (c'est hélas le cas à Fontenay). 
Un opposant travaille donc sans doute beaucoup plus qu'un élu de la majorité pour accéder au même niveau de connaissance sur un dossier, alors qu'il devrait être là pour transmettre sa vision ou son point de vue, certes différent ou contradictoire, débattre dans le but d'aller dans le bon sens et surtout de satisfaire au mieux la population. A Fontenay, malheureusement, les hommes et les femmes politiques ont trop souvent recours à des méthodes usées, dépassées, qui d'ailleurs font le jeu de partis "poujadistes" ou détournent un très grand nombre d'électeurs des isoloirs. Pour passer de nombreuses heures par semaine à travailler les dossiers, pour passer de nombreuses heures à aller à la rencontre des habitants des différents quartiers, pour passer plusieurs heures à répondre au courrier ou aux mails qui me sont envoyés, je ne peux accepter l'insulte, la calomnie ou pire les sous-entendus tendancieux et simplistes sur le positionnement politique qui est le mien ou celui des élus de mon groupe. Nous avons certes des différends sur la politique locale avec la majorité municipale mais la première différence est certainement cette fameuse méthode de fonctionnement.
Nous sommes en 2015 et il est grand temps de changer la façon de faire et de diriger notre ville. Nous sommes en 2015 et il est grand temps que certains changent leur manière de combattre les idées des autres. Aussi, hier n'ai-je pas accepté qu'au détour d'un article, un adjoint au maire se permette de façon insidieuse de laisser entendre que notre démarche pour un référendum soit associée à celle des collaborationnistes durant la Seconde Guerre mondiale.
Les mots ont un sens en politique et je connais très bien les raccourcis qui sont ceux de mes opposants. Les mots ont un sens et c'est parce que de nombreux Fontenaysiens se sont sentis blessés que j'ai souhaité publiquement réagir.

Suite à mon post d'hier voici un extrait de la réponse de l'adjoint au maire de Fontenay, Monsieur Michel Tabanou : "(...) Monsieur Lecoq, il est des raccourcis qui prennent une couleur toute particulière et il évident que vous ne pouvez être assimilé à un opposant aux valeurs du CNR et que votre combat politique n'est pas celui des chemises brunes ou des maréchalistes. Je corrige donc. (...) Je vous invite donc à lire mon blog pour y constater la correction demandée."

Dont acte.

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