18 mars 2016

Au dernier conseil... les orientations budgétaires 2016

Hier soir, à l'occasion du conseil municipal, nous avons assisté à un déni de démocratie orchestré par certains élus d'une majorité qui n'accepte ni la critique, ni même l'idée que son opposition puisse s'exprimer.


Insultes, mensonges, diffamation, le tout avec les menaces de leurs supporters qui nous ont empêchés de pouvoir nous exprimer sereinement. J'ai honte du triste spectacle qui a été présenté car en cette période de crise économique et sociale, les habitants attendent de leurs élus d'agir et de proposer des solutions concrètes afin de leur faciliter le quotidien et non pas de postures politiques d'un autre temps.
Mais il est évident que cela doit faire mal, pour ces élus communistes si prompts à défendre les agents communaux par exemple, d'entendre la vérité des chiffres énoncés à l'occasion du rapport sur les orientations budgétaires de Fontenay-sous-Bois. Oui, cette majorité qui critique par devant l'austérité (qui n'est ni plus ni moins que la réduction de la dépense publique, soit dit en passant, et donc la réduction des dépenses réalisées avec notre argent, nous les contribuables fontenaysiens), et réduit, par derrière, sans ménagement, de 26% en 2 ans le nombre des emplois non titulaires. C'est un peu comme si Staline se faisait surprendre en train de placer sa fortune en bourse : ça dérange. Oui, cela dérange de crier "l'humain d'abord" à chaque fin de phrase et de comptablement devoir assumer le fait que l'humain n'a pas sa place dans ce système de gestion local.

Il est évident que cela doit faire mal d'entendre la vérité sur leur posture. Cette posture qui consiste à partir ou à faire croire que l'on part en "guerre" contre un ennemi imaginaire pour galvaniser ses soutiens politiques, alimenter le fantasme politique, alors que dans l'ombre de certaines alcôves on a rapidement signé une paix discrète.
N'est pas héros ou défenseur des plus faibles celui qui le dit ou plus exactement celui qui le crie.
Quand une ville présente une dette aussi élevée (100 M€), elle doit savoir agir avec modestie, ce n'était malheureusement pas le cas hier soir à Fontenay. 

Malgré les désengagements de l'Etat et cette épée (la dette) au dessus de notre tête, la majorité municipale (PCF - Front de gauche - EELV) annonce le lancement de projets (construction d'une nouvelle école aux Larris, construction d'un futur théâtre,...) tout en continuant à avoir des charges de fonctionnement qui pèsent trop pour agir.

Je l’ai dit clairement hier soir lors de mon intervention, dans une autre situation que celle-ci, investir aurait été une bonne chose pour une collectivité. 

Car emprunter pour investir permet de faire porter la charge, le coût d’un nouvel équipement, sur plusieurs générations d’utilisateurs et pas seulement sur celles qui sont présentes dans la ville au moment de l’inauguration de l’équipement.
Mais dans notre situation nous n’empruntons pas seulement pour investir, mais malheureusement pour rembourser la dette ! 


Pour éviter cela, il nous faudrait a minima, en 2016, dégager 8,7 M d’euros d’autofinancement. A la lecture des documents présentés dans ce rapport aucune perspective positive ne nous permet d'imaginer cela. Dès lors, cela engagera nos investissements.

Notre groupe plaide pour la maîtrise des dépenses de fonctionnement afin de dégager une capacité d’autofinancement réelle. En effet, ces ressources propres permettraient la réalisation de nos projets d’investissement en modérant le recours à l’emprunt. Elles seraient également le régulateur de la politique fiscale, souvent mise à mal par l’État qui compte résoudre ses difficultés en ponctionnant encore un peu plus les collectivités. Voilà la méthode des élus de notre groupe, pas besoin de cris ou d'insultes mais juste d'un projet de gestion des finances locales vertueux !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire