04 avril 2016

Incendie rue la Fontaine : solidarité entre voisins

Il y a une semaine, le feu provoquait d’énormes dégâts dans un des immeubles de la rue la Fontaine. Stéphanie et Guillaume, membres actifs de notre groupe, alertés par les fumées ont prêté main forte aux pompiers et ouvert la porte de leur maison pour accueillir une partie des personnes évacuées. Témoignage.

« Fontenay : l’immeuble évacué en pleine nuit à cause d’un incendie » titrait une nouvelle fois le Parisien le 29 mars 2016. Encore une fois me direz-vous !
Effectivement, de nouveau, nos concitoyens de Fontenay ont dû quitter précipitamment leur logement en pleine nuit. Réveillés par ses voisins ou par les pompiers qui tapent à la porte et vous demandent d’évacuer. 
On est désorienté.
Pour peu que la fumée soit déjà présente et vous enveloppe, le stress se fait encore plus présent. Et puis mes enfants, mes proches, comment je vais faire ???
Vite, vite sortir !
Au mieux on s’habille, au pire on sort comme on est ! Peut-être en caleçon, en claquette et avec tout juste un pull sur le dos que l’on a attrapé au vol en sortant.
Et puis, il y a ces personnes âgées, ou en situation de handicap, qui ne peuvent pas se déplacer toutes seules ou avec une grande difficulté. On sauve sa vie, mais on pense à ses biens. Peut-être laisse-t-on tout ce que l’on a ? Que va-t-il se passer ?
Et on se retrouve dehors.
On sent la fumée, surement. On voit les flammes, peut-être. Et, tout s’agite ! Les sirènes, les gyrophares animent une scène irréelle. Le bruit des moteurs des véhicules de secours, le bruit des pompes, les pompiers qui s’interpellent d’un bout à l’autre du lieu du sinistre. Face à ce bouleversement, on reste malheureusement impuissant. On reste immobile à regarder la scène, on échange quelques mots avec ces voisins.
« Madame XXX est bien sortie ? »
« Monsieur YYY est avec ses enfants ? »
Alors les solidarités se mettent en place.
Un pull, une couverture, un blouson, une paire de chaussettes circulent. Tout est bon pour se réchauffer. On trouve un lieu au chaud pour les plus faibles ou ceux qui ont été touchés. Et là, les premières informations arrivent, des « peut-être », des « sûrement ».
Tel appartement est totalement détruit. Là, il y a une canalisation qui a explosé et provoqué une inondation. Pour certains c’est le drame. Pour d’autres une grande anxiété et pour certains une inquiétude. Où allons-nous dormir cette nuit ? Où allons-nous dormir demain ? Et là les peurs et les questions s’enchainent… »

Pour avoir vécu pareille mésaventure un 1er janvier avec une enfant en bas âge, Stéphanie et Guillaume n’ont pas hésité un instant à venir en aide à leurs voisins. En pareil instant, tout va très vite et malheureusement nous ne sommes pas forcément préparés à ce genre de chose. 
Ce qui est sûr c’est que les services de secours sont là pour gérer l’instant. Prendre en charge les personnes en détresse suite à l’incendie et, sécuriser la zone. 
Ce qui est sûr c’est qu’ensuite c’est à la collectivité d’intervenir pour accompagner au mieux les victimes. Dans ce cas précis, trois heures après le début de l’incendie, le foyer Matteraz a été ouvert. Vient ensuite le temps de l’accompagnement notamment auprès des assurances, des services sociaux et des associations afin que chacun trouve une solution concrète pour les jours à venir. 
Ce qui est sûr c’est que chacun à un rôle à jouer mais qu’il me semblait important de rappeler que, dans ce cas précis, c’est avant tout la solidarité entre voisins qui a joué. La trentaine de personnes accueillie se souviendra longtemps de la gentillesse et la bienveillance de Stéphanie et Guillaume. Merci à eux.

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