21 décembre 2016

Tribune du Mois : Impôts 2016 : Et Robin des Bois s’est trompé de cible !

Au printemps dernier à l’occasion du vote du budget communal, notre groupe avait dénoncé la situation financière dangereuse et alarmante de notre ville.

Taxe Foncière + 12% / Taxe d’habitation -5% : faites le calcul !
Fontenay, déjà endettée de plus de 100 Millions d’euros (soit un taux d’endettement de 76% !!!), a la double particularité de ne proposer aucune politique de rationalisation globale de ses dépenses de fonctionnement ni de rechercher de nouvelles recettes.
Résultat : le maire et ses élus ne savent faire qu’une chose : faire subir aux Fontenaysiens une nouvelle augmentation des impôts locaux. Après 5 années de matraquage fiscal, les élus communistes et verts, pourtant si prompts à dénoncer leurs amis socialistes du gouvernement, ne font que reproduire cette tendance qui consiste à augmenter les impôts plutôt que de réduire les dépenses.

Augmenter les impôts : un outil politique qui visait les entreprises et qui malheureusement s’est retourné contre les ménages !
Nous avions à l’époque alerté la population et dénoncé cette transformation de l’impôt local en outil politique ! Il nous faut à nouveau le redire. Augmenter les impôts est en effet une sanction politique. Le maire utilise ces augmentations non pour faire participer l’ensemble des Fontenaysiens au financement d’un projet communal mais pour taxer avec « jubilation », pour reprendre les propos de l’adjoint en charge des finances, les multinationales locales qui font pourtant travailler des Fontenaysiens. Ces entreprises qui sont la cible de toutes les insultes d’une municipalité dont le logiciel idéologique est resté bloqué à une lointaine époque. Quand l’impôt devrait être juste, à Fontenay il est stigmatisant. En se comparant lui-même « en Frère Tuck ou Petit-Jean du Robin des Bois – Maire », l’adjoint aux finances voulait nous faire croire que ces augmentations d’impôts ne viseraient que les entreprises et seulement les entreprises.

La main sur le coeur, lui et les élus de la majorité municipale juraient bien entendu que ces augmentations n’étaient en rien stigmatisantes pour les propriétaires. Leur ‘courage’ politique les empêchera d’assumer leur machiavélique organisation fiscale. Et toute honte bue, ils avaient même tenté de nous faire la démonstration, qu’au final, les Fontenaysiens paieraient moins d’impôts locaux !

12-5 = 0 ?
Si évidemment le calcul n’est pas aussi simple, cette équation résume malgré tout la réalité de la gestion financière de notre commune. Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, les amis politiques du maire au Conseil départemental ont eux-aussi voté une augmentation de +5,8% pour éponger les dettes de leur gestion calamiteuse - une habitude ‘familiale’, sans doute -. Ces dernières semaines chacun a pu constater avec amertume que les promesses de « Frère Tuck », intendant en chef des finances locales, n’engageaient que ceux qui les avaient écoutées mais certainement pas ceux qui devaient payer. Il nous semblait important de rappeler cette réalité. En payant vos impôts locaux, vous avez pu constater, comme nous, qu’ils n’avaient malheureusement pas baissé. Vous avez pu aussi constater que, malgré cette hausse, rien ne s’était amélioré pour autant dans notre ville.

S’il convient de reconnaître que les désengagements de l’Etat ont été importants depuis 5 ans, plutôt que de trépigner ou de geindre publiquement, le maire et ses élus devraient enfin mettre en place un réel plan de gestion pour les prochaines années. Mais le courage politique n’est pas du côté de la majorité municipale actuelle. Et c’est ce qui nous inquiète.

Sans vision, sans projet et totalement perdu dans notre monde qui bouge, incapable d’inventer des solutions innovantes, coincé par sa doctrine obsolète dans un monde fantasmatique, le maire ne sait rien faire d’autre que de continuer à saigner, année après année, les Fontenaysiens. Et parce que cela ne suffira jamais à éponger le coût financier de sa politique catastrophique, le maire risque fort d’être contraint, comme on le susurre déjà, de vendre
nos biens communaux pour éviter le naufrage financier. Si cela continue, comme le disait Michel Audiard, « Le jour est proche où nous n’aurons plus que l’impôt sur les os ».

Gildas Lecoq,  Brigitte Chambre-Martin, David Guyot, Sana Ronda, Philip De La Croix, Geneviève Louicellier-Calmels, Christophe Esclattier, Brigitte Roche, Lionel Bertrand.

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