11 octobre 2017

Au dernier conseil : ma mise au point

Le dernier conseil municipal a été une fois encore le théâtre de postures politiques qui, à mon avis, desservent non seulement notre fonction d’élus locaux, mais aussi l’idéal que certains pensent défendre, ou veulent faire croire qu’ils défendent. 

Le maire a présenté trois vœux en début de séance (alors que le règlement stipule qu’ils doivent être abordés en fin de conseil, mais … au diable la loi !). 
  •  Un vœu en faveur de l’aboutissement des projets des lignes 1 et 15 Est 
  • Un second vœu en soutien au prisonnier franco-palestinien Salah Hamouri 
  • Un troisième vœu enfin, en faveur du logement pour toutes et tous 
Les élus de notre groupe se sont fixés en début de mandat une règle claire au sujet des vœux : Nous ne les votons qu’à partir du moment où ceux-ci ont un intérêt local direct, c'est à dire si le résultat du vote positif du vœu peut engendrer une réponse et avoir une conséquence directe pour notre commune et ses habitants. Cette règle, nous la respectons et elle ne nous interdit pas d’avoir un avis ou une opinion sur les autres vœux présentés. Seulement respectueux de notre mandat local, nous ne nous exprimons que dans notre champ d’action. 

C’est donc dans cet esprit que nous avons voté favorablement le vœu en faveur des transports, réaffirmant notre volonté que le calendrier des travaux soit avancé, et que des garanties soient également faites concernant les futurs travaux et notamment le prolongement de la ligne 1 sur notre territoire. Prolongement que les habitants attendent depuis des années. 

Sur les deux autres vœux, fidèles à notre ligne de conduite, nous n’avons pas pris part au vote. 

Je le dis et je le répète, notamment à destination des "donneurs de leçons" de cette majorité municipale, cela ne veut en rien dire que ces sujets ou ces questions ne nous intéressent pas. Nous mesurons simplement le rôle qui est le nôtre.
 

Ce petit jeu malsain qui consiste à prendre position sur tout, laisse au final à penser que nous serions des élus avec des pouvoirs extra-territoriaux, ce qui n’est pas le cas. Pour mémoire, quand il s’est agi de voter contre la fermeture de la Poste de Verdun, nous nous étions exprimés, et malgré ce vœu voté à l’unanimité, la Poste est aujourd’hui fermée… Voilà la réalité hélas.
 

Concentrons-nous sur ce que nous pouvons faire évoluer avant d’aller débattre sur ce que nous ne pourrons malheureusement pas changer à notre niveau. Les vœux et les banderoles semblent parfois masquer le manque de détermination et d'action de certains.
 

Alors les discours nationaux de nos élus locaux, qui essayent dans leurs propos politiques de nous faire croire qu’ils seraient les seuls à pouvoir "changer le monde", sont un mensonge, qu’il convient de dénoncer. J’ai en souvenir les propos d’une élue de cette même majorité municipale qui nous avait fait toute une démonstration sur le bien-fondé de son utopie. Nous avons tous des utopies, mais pas forcément les mêmes. Je veux juste lui rappeler combien l’utopie communiste qu’elle défendait à l’époque (et qu'elle défend toujours) a, au regard de l’histoire, fait plus de mal que de bien dans ce monde qui est le nôtre. Voilà aussi une autre réalité contre laquelle je n'ai jamais vu un élu de la majorité agiter une banderole.
 

En fait, ces "insoumis locaux" qui se veulent force de progrès sont seulement opposés à tout changement, en véritables conservateurs qu’ils sont. J’accepte qu’ils pensent différemment mais refuse cette confusion qu’ils distillent et ce mélange des fonctions. Comme je refuse que notre non-participation à leurs petits référendums nationaux en séance du conseil puisse être considérée comme une position anti ou pro APL dans le cas du vœu concernant ce sujet.
 

D’ailleurs allons plus loin sur le sujet. Combien sont-ils ces élus "insoumis et contestataires" dans ce conseil municipal à occuper un logement social alors que leurs revenus leurs permettraient de les libérer pour que les personnes qui à Fontenay en ont véritablement besoin, puissent y accéder ?
 

La vraie force de progrès dans cette ville aujourd’hui, ce sont les élus pragmatiques que nous sommes, sur le terrain et à l'écoute, qui ont cette capacité à rassembler celles et ceux qui souhaitent voir leur ville progresser. Il est grand temps que les élus de la majorité municipale si prompt au débat en tout genre cessent de confondre la tribune d’un conseil municipal avec celle d’une des deux chambres parlementaires.
 

Il y a les beaux discours et les belles incantations larmoyantes de ces révolutionnaires d'opérettes et la difficile et véritable réalité de ces dogmatiques élus dépassés (Oui M. Saint-Gal moi aussi je sais utiliser l'emphase et la grandiloquence pour vous démasquer).
 

Les récentes révélations sur le prix des billets d’avion de leur mentor Mélenchon, les déboires des époux Garrido-Corbière, les successions et affaires familiales des élus PCF et Front de gauche montrent jour après jour, un peu partout en France, et plus près de nous aussi, combien leurs postures et leurs combats sonnent faux.
 

Fontenay mérite beaucoup mieux que ça. 

Puisque vous voulez parler de la France et de sujets qui nous dépassent. Je vais vous faire un aveu : Lors du dernier conseil municipal, nous avons été nombreux à regretter qu’aucune minute de silence à la mémoire des deux jeunes filles assassinées à Marseille n’ait été proposée par Monsieur le Maire. Ce geste symbolique aurait grandi notre fonction et, à défaut de "changer le monde", montré l’hommage des élus locaux de la République à ses innocentes victimes. 

Gildas LECOQ

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