10 mai 2019

Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions

Face aux blessures de notre passé la vérité libère et nous fait collectivement avancer.

Cette journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions nous permet de faire œuvre de vérité et de reconnaître que durant de trop nombreuses années, des millions d’esclaves furent enchaînés, battus, asservis, déportés d’un continent à l’autre. 

Regarder son passé sans concession, c’est être prêt à reconnaître sa part d'ombre, ses erreurs, en rejetant la tentation de l'oubli. C'est donc notre devoir de nous rappeler que des femmes et des hommes ont dû subir la violence en raison de la couleur de leur peau ou de leur origine.

Regarder son passé avec honnêteté, c’est reconnaître le rôle essentiel que la Révolution française insuffla pour faire abolir l’esclavage. Mais c'est surtout reconnaître qu'il fallu attendre 1848 pour que, une bonne fois pour toute, sous l’impulsion de Victor Schoelcher, l’abolition définitive de l’esclavage soit appliquée. 

Cette journée de mémoire ne doit pas, enfin, masquer qu’aujourd’hui trop de personnes sont encore victimes de ce fléau de la traite ou de l’esclavage. En Afrique, en Asie mais aussi à quelques centaines de mètres de chez nous dans le Bois de Vincennes, où des jeunes filles mineures sont obligées de se prostituer.

L’histoire s’est répétée, et ce terrible mal n’a pas totalement disparu. 

Si notre pays s’est égaré par le passé sur les chemins obliques si chers à Léopold Sédar Senghor. 

Si aujourd'hui, il est de notre devoir de commémorer évidemment cette période sombre de notre histoire.

Il est aussi nécessaire d'agir et notamment quand ce fléau de la traite des êtres humains reprend racine aux portes de notre ville.

Nous ne sommes pas responsables de ces années sombres, mais nous le sommes de notre présent...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire