04 juin 2019

À Fontenay, l’égalité des chances devrait être une priorité

S’il reste beaucoup à faire dans le soutien que propose notre ville à ses habitants, il serait malhonnête de dire que la municipalité ne fait rien. Toutefois, une action de renforcement de la cohérence de ces services permettrait de les rendre plus efficients pour les habitants.

Pourtant, s’il est un domaine où nous pensons qu’il faudrait faire mieux et plus, c’est celui de l’égalité des chances.


C’est un sujet essentiel car en France, nous sommes malheureusement conditionnés par le quartier, la ville, et la région où l’on naît. Notre pays est d’ailleurs dans le top 3 de l’OCDE pour l’influence du milieu social sur les études. L’inégalité des chances en France est avant tout éducative.

Parce que la ville évolue, Fontenay doit mettre en place de nouveaux dispositifs de lutte contre l’échec scolaire, et d’accompagnement des jeunes vers la réussite et l’excellence.
Avec les élus de notre groupe et nos nombreux soutiens nous sommes déterminés à nous battre contre ce fatalisme.


Une certaine «  géographie politique » voulue et savamment entretenue pour des raisons électoralistes par le maire a pour conséquence de renforcer les inégalités sociales.
L’égalité des chances suppose d’offrir une véritable mixité sociale dans notre ville et de mettre le paquet dans le domaine scolaire de la plus petite classe jusqu’au lycée. Mais pour cela, il faudrait déjà commencer par revoir la carte scolaire et faire cesser cette densification des écoles voulue par la majorité actuelle, et créer enfin un nouvel établissement à l’ouest de notre ville, proche du quartier des Parapluies et du Plateau.
Il faut aussi développer les modes et alternatives de garde pour les enfants de 0 à 3 ans.
C’est véritablement un point noir à Fontenay. Pourtant, toutes les études démontrent que ce sont les populations les moins aisées qui souffrent le plus de l’absence de solutions de garde dans cette phase d’éveil si nécessaire dans la suite du parcours de nos enfants.
Notre ville a cette chance incroyable d’avoir sur son territoire un certain nombre d’institutions et d’entreprises, mais l’énergie qui s’en dégage semble s’arrêter aux portes de certains quartiers.


Nous pensons qu’il faut mobiliser ces acteurs locaux pour déployer une nouvelle politique de l’égalité des chances.


Depuis quarante ans, une dizaine de « plans banlieue » ont été mis en place par les gouvernements successifs, avec un bilan mitigé sur le terrain. Les 1 500 quartiers politiques de la ville (QPV), où vivent tout de même plus de 5,5 millions de personnes, continuent d’afficher des taux de chômage et de pauvreté nettement supérieurs à la moyenne nationale.


Nous ne cessons de le dire : de ce côté-ci du périphérique, on peut s’engager dans un vrai parcours qui mène à la réussite scolaire. A Fontenay, il y a d’un côté le discours, et de l’autre l’absence d’actes concrets. Et surtout une absence d’innovation dans la méthode et les projets, ce qui désespère année après année les fontenaysiennes et les fontenaysiens, et qui ne favorise en rien cette nécessaire égalité des chances.

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