31 décembre 2013

Belle et heureuse année 2014

Chers amis,

Ce sont des vœux pleins d'espoir que nous souhaitons vous adresser à quelques heures de l'année nouvelle. 2014 sera, en effet, une année très importante pour Fontenay-sous-Bois.

Nous souhaitons, pour notre part, qu’elle sonne l’heure du nécessaire réveil qui lui permettra d’entrer enfin pleinement dans le 21e siècle, pour rayonner à la hauteur de nos espérances en proposant à chacun une qualité de vie partagée et durable.

Face à l'idéologie de la "co-construction participative et solidaire", leurre qui a endormi notre ville depuis trop longtemps dans des études incessantes et stériles, nous souhaitons être les défenseurs d'actions et de solutions pragmatiques, concertées, positives et modernes pour Fontenay.

Face à l’idéologie de "l’affrontement politique permanent pseudo-démocratique", qui a fait perdre tellement de temps et d’énergie, nous souhaitons être les partisans du dialogue respectueux, concret et efficace pour le seul bénéfice des habitants.

Parce que nous aimons notre ville qui se rajeunit chaque jour, parce que nous aimons ses quartiers et l’esprit qui s’en dégage, parce que nous lui souhaitons une autre ambition pour demain, en 2014, nous vous invitons à nous rejoindre pour réveiller cette commune que nous avons en commun. 


Plus qu’un programme, c’est un « Pacte communal d’avenir », que nous vous proposons à l’occasion de ces élections municipales. Un pacte concret qui permettra à Fontenay-sous-Bois de rayonner et d’innover à sa juste valeur mais surtout placera le citoyen au centre des préoccupations de la Ville.

Que votre dynamisme, votre enthousiasme, votre sens de l'intérêt commun et votre exigence restent les mêmes pour 2014, ils guideront, pour notre part, notre engagement. Tous nos vœux de santé et de bonheur pour cette nouvelle année.

Belle et heureuse année 2014 !

Gildas Lecoq


27 décembre 2013

Larris : la vraie fausse bonne idée !



La ville de Fontenay-Sous-Bois, en  partenariat avec Valophis, a souhaité  innover dans la gestion des déchets des tours du 3,5,7 rue Jean-Macé par l'installation de conteneurs enfouis sur les trottoirs. Ce qui logiquement devait servir à l'amélioration du cadre de vie et de l'habitat, limiter les risques d'incendies et les dégradations en réduisant les coûts de collecte et d'entretien semble pourtant se heurter à bien des problèmes pour le plus grand désagrément des habitants de ces trois immeubles déjà confrontés à d’énormes difficultés.
Le choix de l'emplacement de ces conteneurs sur les trottoirs, présente des inconvénients comme celui de les voir envahis de sacs poubelles remplis de déchets multiples, de verres ou autres encombrants, et de transformer cette « zone piétonne sécurisée » comme l’écrit la mairie en véritable parcours du combattant !
Devant le 5 rue Jean-Macé, le camion bloque la rue...
Ce vendredi 27 Décembre, il est 12h45 quand le ramassage des déchets se fait au niveau du 5 rue Jean-Macé, avec de grandes difficultés. En effet, un des conteneurs reste bloqué, accroché à la grue du camion benne, ce qui perturbe instantanément la circulation du minibus qui le suivait ainsi que des riverains qui se voient dans l'obligation à rebrousser chemin. Le blocage est total durant presque 45 mn.
Après avoir perdu certainement trop de temps devant le 5, le ramassage des déchets prend fin, après cet incident, alors que des ordures jonchent encore les trottoirs devant le 3 rue Jean-Macé. Des riverains étonnés descendent et constatent que plusieurs des conteneurs situés devant le 3 rue Jean-Macé sont également bloqués et que les habitants devront sans doute garder leurs déchets chez eux ou les déposer sur les trottoirs, "les locaux à poubelles" ayant été condamnés. Discussions et agacements commencent à se faire entendre.

Enfin à 15h30, le camion benne revient pour terminer son ramassage du 3 rue Jean-Macé. Le constat est le même que celui des habitants les conteneurs sont bloqués et le camion bloque donc lui aussi la rue devant des riverains encore exaspérés !! Quel triste constat ...

3 heures plus tard le camion revient devant le 3 cette fois-ci !
Ce qui devait être un mode innovant de collecte des déchets, prend la forme, pour les riverains et habitants de ce quartier, d'une autre source de questionnement et de nuisances (embouteillage, pollution sonore, dépôts sauvages, rongeurs, ...) !
Précisons aussi que des habitants nous ont alertés sur la situation complexe de personnes âgées vivant dans ses logements et ne descendant plus déposer leurs poubelles les jours de pluie ou de grand froid. L’hiver débutant à peine, nombreux sont les habitants à s’inquiéter des risques en matière d’hygiène que cela va procurer ! Enfin d’autres s’interrogent sur la manière dont cela se passera quand en plein cœur de l’hiver nos trottoirs ne seront pas dé-verglacés (comme chaque année d’ailleurs). Déjà les doutes pointent sur cette innovation : « il était si simple de ne pas avoir à trainer nos ordures à coté d'un arrêt de bus !! Aucun aménagement de voirie pour accompagner cela... bref du grand n'importe quoi comme toujours. Une vraie fausse bonne idée...» lance une habitante énervée !

Marie, habitante du Quartier des Larris

24 décembre 2013

Belles fêtes de fin d'année

A quelques heures de noël, je vous souhaite à toutes et à tous de passer de belles fêtes de fin d'année en famille ou entre amis.

A bientôt,

Gildas LECOQ

20 décembre 2013

Au dernier Conseil : dénonciation de menaces entre membres de la majorité

Une nouvelle fois, hier soir, le groupe de la majorité municipale s'est déchiré en séance du Conseil municipal. Lors des questions orales, M. Seye (PS) a souhaité dénoncer les menaces dont il aurait été la victime en marge d'une réunion de quartier. Explications, discussions,... malaise dans la salle !
 
Fontenay/Bois - Affrontement PS-Front de Gauche par GLECOQ

Je suis candidat pour faire gagner Fontenay !

Chère Madame,
Cher Monsieur,


A la veille d’échéances importantes pour notre ville, je tenais à m’adresser à vous toutes et à vous tous qui composez l’esprit, la richesse et le dynamisme de Fontenay-sous-Bois. En mars prochain, chacun d’entre nous sera amené à désigner l’équipe municipale chargée de diriger notre ville pour les six prochaines années. Par notre vote, nous déciderons de l’ambition que nous voulons pour Fontenay-sous-Bois.

Parce que j’aime cette ville qui chaque jour se rajeunit, parce que j’aime ses quartiers et l’esprit qui s’en dégage, parce que j’ai pu vous rencontrer et dialoguer avec un très grand nombre d’entre vous sur l’avenir de notre cité, j’ai décidé, avec le soutien de l’équipe qui m’entoure et de nombreux habitants, de me porter candidat et de conduire une liste pour ces élections municipales.

Si cette ville que nous aimons est dotée de nombreux atouts, elle s’est pourtant laissée plonger, depuis trop longtemps, dans un sommeil profond. Ce triste constat nous oblige aujourd’hui à sonner, ensemble, l’heure du nécessaire réveil pour la voir enfin entrer pleinement dans le 21e siècle, pour rayonner à la hauteur de nos espérances en proposant à chacun une qualité de vie partagée et durable.

Bien plus que de changement, Fontenay a besoin d’une nouvelle énergie, désireuse de trouver des solutions concrètes, d’imaginer sereinement son avenir et d’engager notre ville dans une nouvelle gouvernance qui prenne réellement en considération le quotidien de ses habitants.
Cette élection sera celle d’une nécessaire proximité, c’est pourquoi, nous vous proposerons un projet pragmatique qui réponde aux enjeux qui se présenteront demain. Au fil de nos rencontres, nous avons déjà pu définir les grands axes autour desquels nous bâtirons ce programme pour réveiller Fontenay avec vous :




Réveiller Fontenay c’est placer la qualité de vie au cœur du mandat. Si la qualité de vie se mesure à la qualité du cadre de vie, elle est pour nous nécessairement attachée à la mise en place d’actions offensives en matière de réhabilitation urbaine. La rénovation, l’entretien et l’embellissement de nos rues, de nos places et du patrimoine bâti et le renforcement de la propreté seront nos priorités. La question du stationnement, qui permet également le dynamisme commercial de nos quartiers, sera au cœur de nos réflexions, en créant des parkings publics et en redéfinissant les règles de stationnement en surface, dont nous maintiendrons une gratuité pour les Fontenaysiens.

Réveiller Fontenay c’est placer la sécurité au cœur d’un projet dissuasif pour ceux qui refusent de respecter les règles de vie en communauté. Nous proposerons notamment la mise en place d’un « schéma de tranquillité publique », le renforcement des effectifs de la police municipale et le déploiement de caméras de vidéo-protection, véritable outil de prévention.

Réveiller Fontenay c’est placer la famille au cœur d’un projet qui s’adresse à tous. Nous pensons que l’une des spécificités de notre ville est que chacun y trouve sa place, quel que soit son âge, sa condition sociale ou son quartier. Nous souhaitons proposer des solutions de garde d’enfants aux familles qui soient plus importantes en nombre et en horaires. Nous lancerons un plan de réhabilitation des équipements dédiés à la petite enfance à l’enfance et à la jeunesse et travaillerons notamment à la création d’un 4e collège.

Réveiller Fontenay c’est placer la citoyenneté comme socle de notre projet. Chacun doit s’impliquer dans sa ville, aussi nous créerons un conseil des enfants et de la jeunesse pour leur permettre de participer activement à la vie de la cité et d’être entendues. Socle nécessaire, et riches de leurs expériences, nous souhaitons aussi la création d’un conseil des aînés qui pourra s’exprimer et donner son avis sur les grandes décisions.

Réveiller Fontenay c’est placer l’humain au cœur de notre politique sociale. Parce que l’harmonie sociale est essentielle à nos yeux, nous déploierons un plan d’accompagnement moderne et adapté aux attentes et aux besoins des plus démunis. Ainsi en matière de logement social, nous reverrons les objectifs du programme local de l’habitat complètement incohérent et inadapté. Nous veillerons à ce que le parc actuel et les quartiers environnants soient rénovés et réaménagés. Nous défendrons de même une politique d’accession sociale au logement, tout en nous conformant au respect de la réglementation.

Réveiller Fontenay c’est placer le rayonnement et l’attractivité au cœur de nos projets culturels et sportifs. Nous développerons, notamment, des événements fédérateurs et populaires attachés à l’histoire de notre ville, de son territoire ou des particularismes des personnalités qui la composent. Fontenay doit aussi être un laboratoire d’expérimentations et de soutiens, mais également le nécessaire tremplin qu’attendent les artistes qui vivent dans notre ville.

Réveiller Fontenay c’est placer les grands projets qui donnent une âme à notre cité au cœur de notre ambition. Nous sommes déterminés à lancer une politique de grands projets, générateurs d’emplois, pour (enfin) préparer l’avenir de Fontenay. Menés en étroite concertation avec la population et les associations, ces grands projets renforceront l’attrait de notre ville et permettront enfin de proposer des équipements publics à la hauteur des attentes des Fontenaysiens.

Réveiller Fontenay c’est placer la morale et l’éthique au cœur de notre démocratie locale. Nous proposerons de nouvelles règles de fonctionnement, une nouvelle gouvernance qui repose sur certains principes comme la concertation, la neutralité du service public, le respect de la parole donnée, la transparence dans l’attribution des places en crèche et dans l’attribution des logements sociaux, en ne faisant aucun favoritisme, qui ne fait qu’exacerber les jalousies et n’a pas sa place dans notre cité.

Défenseurs d’actions pragmatiques, positives et modernes, notre projet sera un véritable « Pacte communal d’avenir » élaboré avec vous qui êtes les acteurs quotidiens de la cité. Ce Pacte d’actions très concrètes nous fera entrer dans l’ère du développement durable, économique et social, permettra à Fontenay-sous-Bois de rayonner et d’innover à sa juste valeur mais surtout placera le citoyen au centre des préoccupations de la Ville.

Enfin, dans une période de crise économique dont les effets touchent aussi nos collectivités, nous nous engageons à proposer un budget de relance des investissements, dynamique, responsable et sincère, qui témoignera de notre souci de mettre en œuvre une fiscalité modérée et d’appliquer à notre ville une gestion saine et rigoureuse, bien loin du matraquage fiscal de l’actuel gouvernement socialiste.

Cette campagne électorale, nous la voulons tous digne et respectueuse – une campagne qui permette à tous les Fontenaysiens de s’exprimer, de partager et d’enrichir nos projets. Dans cette perspective, avec Brigitte Chambre-Martin qui conduira avec moi cette liste, nous vous présenterons une équipe, à l’image de notre projet, unie, dynamique et solidaire.

Cette équipe, soutenue notamment par l’UDI et l’UMP, rassemblera des femmes et des hommes, issus de tous les quartiers et portant la même ambition pour Fontenay-sous-Bois, celle du changement, de l’innovation et de l’action.

Vous pouvez compter sur mon énergie et ma détermination pour qu’ensemble nous puissions réveiller Fontenay !

Gildas LECOQ

19 décembre 2013

Jean-Zay : Des promesses...

Il y a les mots et il y a les actes. Il y a les maux et la réalité de la politique spectacle que nous offre le candidat à sa réélection, Jean-François Voguet. 

Monsieur Voguet est très habile ! En effet, il a réussi, à grand renfort de communication, à reporter la problématique du vandalisme quotidien, dont les habitants sont les principales victimes, notamment à cause de la politique ultra-laxiste que lui même a défendu durant de trop nombreuses années, pour en faire une question plus globale de redistribution des effectifs de police dans notre département ! J'avoue la phrase précédente est très longue mais à la hauteur de la manœuvre politique de l'actuel maire ! Impressionnant vous dis-je, hallucinant de justifier l'insécurité galopante par le départ des gendarmes quand on sait que leurs missions touchaient essentiellement les problématiques de délinquance financière et non physique comme le vivent les habitant du quartier Jean-Zay.

Bref, M. Voguet s'agite pour faire croire que les choses évoluent... le problème est malheureusement tout autre...


18 décembre 2013

Prix du Fair-Play : la médaille qui fait sourire !

Mardi 18 décembre à 19h00 se tenait dans les salons de l'hôtel de ville la remise des trophées du Fair-play, décernés aux dirigeants, éducateurs et athlètes ayant fait preuve d'un esprit sportif au cours de l'année. Beau programme sur le papier... 

Initiée par l'Office municipal des Sports (OMS), association soutenue à plus de 80% par la ville de Fontenay qui avait, comme par hasard, décidé d'organiser sa 3ème cérémonie du Fair-Play cette année ! Précisons que la première avait eu lieu en 1998 et la seconde en 2001. C'est donc 12 ans après la dernière édition que nous nous sommes invités à cette manifestation dédiée au Fair-Play sportif !

La première surprise fut annoncée en introduction par le président de l'OMS qui en substance nous annonça que malgré l'appel à candidature, le jury (jury composé de membres de l'OMS et du directeur du service municipal des sports notamment) n'avait reçu aucune proposition et qu'il avait, dès lors, décidé par lui-même des lauréats 2013. 

La seconde surprise fut que parmi les lauréats figurait Jean-François Voguet, maire de Fontenay. Malaise dans la salle à l'annonce de ce prix décerné par une association financée par la ville dans une période électorale à la règlementation si stricte pour tout candidat qui respecte la loi !

Monsieur le maire remercia le jury, rappela sa brillante participation à l'équipe de Basket, la politique dynamique menée par lui-même et nous invita à lever le verre de l'amitié.

Heureusement que dans la liste des lauréats figuraient des femmes et des hommes d'exception qui, à leur manière, ont œuvré pour le sport ou le fair-play sur les terrains de sport. Qu'ils soient évidemment remerciés.

Pour ma part je trouve réellement choquant que 12 ans après la dernière édition de cette cérémonie, une association financée à plus de 80% par la mairie décerne un prix à Monsieur le Maire. Mais à Fontenay-sous-Bois les méthodes et les grosses ficelles sont toujours là, ne nous trompons pas ce genre de clientélisme date et les habitants sauront le reconnaître dans les urnes !

L'esprit sportif aurait voulu que M. Voguet décline ce prix, cela aurait été Fair-play ! Mais soyons sport comme dirait l'autre...



17 décembre 2013

Sécurité : Notre lettre ouverte aux habitants du quartier Jean-Zay

Après les récents événements qui se sont déroulés dans le quartier Jean-Zay et suite à une pétition des habitants qui nous ont interpelés sur les problématiques de sécurité dans leur quartier, nous avons Brigitte Chambre-Martin et moi-même, distribué hier une lettre afin de leur préciser notre projet de tranquillité publique !

Chère Madame, Cher Monsieur,


À l'occasion de l'inauguration des travaux de réhabilitation des « Maillards 225 », de nombreux locataires ont interpellé bruyamment Monsieur le Maire afin de lui exposer, à juste titre, leur inquiétude et leur exaspération face aux incivilités et agressions récurrentes subies quotidiennement dans ce quartier. Comme vous, nous avons assisté à la rencontre organisée par le Maire et, en notre qualité de candidats d’opposition aux élections municipales, nous souhaitions à notre tour faire connaître notre point de vue et vous présenter notre projet en matière de sécurité.

Contrairement à ce que Monsieur Voguet a laissé entendre lors de cette réunion, si la sécurité publique est bien une mission de l’État, le pouvoir de la mairie n’est pas insignifiant. En effet, le Code général des collectivités territoriales rappelle bien que le Maire est officier de police judiciaire, territorialement compétent sur sa commune. Cette fonction lui permet ainsi, s’il le souhaitait vraiment, de faire intervenir sa police municipale. Hélas, à ce jour, à Fontenay-sous-Bois, elle n’est seulement composée que deux agents et ne peut, malheureusement, pas véritablement agir efficacement.

Nous souhaitons, pour notre part, que ce service soit étoffé afin de clairement pouvoir agir. Si le Maire critique le manque d’effectifs de la police nationale, il pourrait, s’il renforçait son service municipal, la décharger de certaines missions et, dès lors, les confier à sa police municipale ! Des solutions simples et efficaces existent bien à condition d'en avoir la volonté. La mise en place d’un schéma de tranquillité publique en est une, un projet rassurant et préventif pour chacun, dissuasif pour ceux qui refusent de respecter les règles de vie en communauté, avec par exemple l'installation de caméras de vidéo-protection afin de protéger les habitants confrontés à des actes d’incivilités et de délinquance. Le pouvoir du Maire consiste également, si des rassemblements posent des problèmes à certains endroits, à signer des arrêtés interdisant ces rassemblements. Il peut, en outre, demander la fermeture anticipée de commerces pouvant générer des problèmes de voisinage. Ces différentes solutions n’ont, à aucun moment, été évoquées par Monsieur Voguet et pourtant elles sont en son pouvoir !

En matière de sécurité, les habitants du quartier Jean-Zay et les fontenaysiens plus généralement attendent simplement « l’application de la loi ». En matière de sécurité, il faut savoir avant tout être juste, comme il faut aussi savoir actionner l’ensemble des leviers juridiques, sociaux ou administratifs pour proposer une réponse cohérente et concrète aux habitants.

À quelques mois des élections municipales, il est important de vous expliquer notre point de vue sur ces questions de sécurité et de tranquillité publique. Nous ne manquerons pas de suivre ces questions avec attention et de venir à votre rencontre pour évoquer également les sujets qui touchent à votre quotidien. Dans cette attente, nous vous prions d’agréer chère Madame, cher Monsieur, l’expression de nos sentiments dévoués.

Gildas LECOQ
Brigitte CHAMBRE-MARTIN

13 décembre 2013

Place des Rosettes : Une inauguration départementale payée par la mairie ?

Inauguration des travaux de rénovation de logements sociaux, inauguration de l'agrément social aux Larris, inauguration du square Jacques-Brel, inauguration de l'aire de jeux Romain-Rolland ou inauguration de la place des Rosettes hier soir, achevée depuis déjà plusieurs semaines, le maire et son équipe ont "l'inauguration facile" à quelques semaines des élections municipales. Notre équipe, et notamment Brigitte Chambre-Martin, Christophe Esclattier et Martine Riou, était présente à mes côtés pour contrecarrer cette opération de communication et dialoguer avec les riverains.

Dans ce même temps nos écoles sont en mauvais état (l'école Paul-Langevin s'écroule même), les équipements sportifs sont délabrés, les rues communales de Fontenay se dégradent jour après jour sans que la mairie n'intervienne de façon efficiente. Les fontenaysiens ne sont pas dupes de ces artifices de communication utilisés pour masquer le manque de considération pour notre ville.
Ces méthodes d'un autre temps ne doivent pas pour autant masquer le bilan désastreux de l'actuelle majorité en matière d'investissement. Dans son édition du jour, le journal Le Parisien Val-de-Marne citant l'entourage du maire rappelait que cette place avait été réaménagée à hauteur de 600.000 euros par le Conseil général ! Étonnant, dès lors, que dans ce même entourage du maire (celui qui désormais ose libérer la parole) plusieurs sources nous confirment bien que le cocktail aurait été payé par les services municipaux et non départementaux !

Réveiller Fontenay c’est placer la morale et l’éthique au cœur de notre démocratie locale. Nous proposerons de nouvelles règles de fonctionnement, une nouvelle gouvernance qui repose sur certains principes comme la concertation, la neutralité du service public, le respect de la parole donnée, la transparence dans l’attribution des places en crèche et dans l’attribution des logements sociaux, en ne faisant aucun favoritisme, qui ne fait qu’exacerber les jalousies et n’a pas sa place dans notre cité. Oui réveiller Fontenay c'est cesser de prendre les habitants pour des idiots et en finir définitivement avec des méthodes contestables...

06 décembre 2013

Verre de l'amitié samedi 7 décembre à 17h30

A la veille des festivités de noël et de fin d'année, Gildas Lecoq, Brigitte Chambre-Martin et l'équipe "Ensemble, réveillons Fontenay" vous invite à un verre de l'amitié et de la solidarité à leur permanence, 111, rue Dalayrac à partir de 17h30 samedi 7 décembre.

"Le climat social engendré par cette crise durable, le climat malsain entretenu par une escalade de la violence au niveau local et la multiplication des incivilités et des actes de délinquance sont anxiogènes pour les Fontenaysiennes et les Fontenaysiens", souligne Gildas Lecoq, "sans angélisme aucun - la question de la sécurité locale doit être totalement revue dans notre ville - nous souhaitons convier les habitants de notre ville à ce moment de convivialité et de fête qu'est la réalisation de notre sapin de noël, symbole de renouveau et de solidarité."



29 novembre 2013

L'image du jour : Au contact des Fontenaysiens !

Une campagne électorale est avant tout la rencontre entre une équipe et les habitants. Notre équipe met un point d'honneur à multiplier ces moments de proximité et de dialogue comme ce matin où dès 7h nous sommes allés à la rencontre des Fontenaysiens au RER de Val-de-Fontenay.

27 novembre 2013

La recette de la semaine !


Fontenaysiens, ne nous laissons plus abuser.

Mars 2014 sera l’occasion de faire un choix, le choix pour Fontenay d’être une ville qui avance et qui se tourne vers l’avenir.
Ce sera l’occasion de faire le choix d’une gouvernance qui respecte les besoins de chacun dans le respect des besoins de tous.
Ce sera l’occasion de faire le choix du bien-être plutôt que du paraitre.
Ce sera l’occasion de faire le choix d’une équipe unie dans la volonté d’œuvrer pour le bien de tous.

Guillaume Jeunot

25 novembre 2013

Au dernier conseil municipal !

Le conseil municipal est l'assemblée délibérante élue par les habitants de la commune. Il est « chargé de gérer, par ses délibérations, les affaires de la commune ». Jeudi 21 novembre, nous avons pu assister une fois encore au déchirement d'une partie de la majorité avec l'annonce de l'exclusion d'un membre de la section locale du parti socialiste lors de la séance plénière. Il est important qu'à l'avenir ces séances redeviennent uniquement un lieu de délibération des affaires locales et non une tribune de politique politicienne !


Conseil municipal de Fontenay - Le PS règle ses... par GLECOQ

22 novembre 2013

Ma réponse à la désinformation

Cher Loïc Damiani,

Vous ne cessez depuis le début de cette campagne de désinformer les habitants de cette ville sur notre supposée opposition au logement social, vous me permettrez donc de faire cette mise au point.

Contrairement à ce que vous dites, nous ne sommes dogmatiquement pas opposés à la construction de logements sociaux dans notre ville. Nous pensons juste qu’il y a des règles et des équilibres en la matière qu'il convient de respecter surtout quand la superficie du territoire permet de les appliquer, ce qui n'est pas forcément le cas des villes que vous stigmatisez systématiquement (mais c'est un autre débat qui dépasse les limites administratives de Fontenay).

Ce que vous semblez oublier, cher Loïc Damiani, c'est qu'au-delà des quelques militants membres de votre parti, tout le monde aspire un jour à la propriété privée et parfois à pouvoir léguer à sa descendance un bien pour faciliter son ascension sociale. J'entends vos glissements sémantiques, on ne parle plus de logement social mais de logement public à Fontenay. De tels glissements sans doute pour justifier que certains de vos compagnons de route (qui gagnent globalement plus de 7000 euros par mois), puissent toujours bénéficier d'un logement social et occuper ainsi la place d'un pauvre salarié du public ou même du privé dont ils iront défendre la modeste condition drapés de l’étendard communiste mais surtout bien au chaud dans leur logement social (pardon logement public) payant un surloyer modeste puisque rabaissé grâce à leur mobilisation en conseil municipal...

Aujourd'hui Jean-François Voguet annonce régulièrement qu'il est favorable au maintien du dernier chiffre officiellement communiqué, à savoir 33% de logements sociaux à Fontenay (comme stipulé dans le PLH) quand la loi fixe ce taux à 25. La crainte de nombreux Fontenaysiens relayées hier soir par Martine Riou repose sur l'opacité savamment orchestrée par votre famille politique sur le chiffre réel de ses logements à Fontenay-sous-Bois. Certains de vos proches parlent de 37% peut être 40% selon certaines sources travaillant à vos côtés mais nous informant quotidiennement de vos agissements car lassées par votre dédain quotidien vis à vis des Fontenaysiens... (oui ! mon cher Loïc, c'est en utilisant les méthodes de nos adversaires politiques qu'on arrive parfois à renverser la vapeur et nombreux sont ceux qui osent désormais nous parler… mais c'est un autre débat...). Ce que nous constatons, et nous ne sommes pas les seuls, c'est que sur les 10 voir 15 dernières opérations annoncées la ville était plus sur du 50-50 (social-privé) que sur du 30-70. Vous comprendrez donc notre inquiétude vis-à-vis du respect de cette règle fixée à 33% (par vous même) quand on construit plus de 50% depuis plus de 2 ou 3 ans.

De même, ce que vous semblez oublier, cher Loïc Damiani, ce sont les conditions de vie des personnes logées dans « vos statistiques » puisque vous aimez parler chiffres. Nous pensons de notre côté d’abord aux femmes, aux enfants et aux hommes qui vivent dans certains de ses logements sociaux parfois dans des conditions scandaleuses ou dans une insécurité croissante mais cela ne vous regarde pas puisqu’à chaque fois, vous nous dites que ce n’est évidemment pas de votre faute… Pour ma part je pense qu’avant de construire plus de logements sociaux il convient d’aménager mieux nos logements sociaux, de réhabiliter mieux leurs abords… C'est là, la différence avec votre politique du chiffre.

Voyez vous cher Loïc Damiani, le monde change, la sociologie de notre ville évolue, les déçus de votre politique sont chaque jour de plus en plus nombreux, et vos contre-vérités ne changeront en rien la vague de changement qui s'annonce dans notre ville.

Vous placez le débat politique systématiquement au niveau national quand nos concitoyens attendent juste une attention à leur quotidien.

Il n'est pas dans mon habitude de répondre sur le forum du Plateau (http://fontenayplateau.forum-actif.eu/t428p550-groupe-reinventons-fontenay-opposition) à vos nombreuses provocations ou intoxications verbales, mais vous me permettrez aujourd'hui de déroger à cette règle pour vous dire combien vos gesticulations politiques sur ce forum à mon égard et à celles des nombreuses personnes qui soutiennent notre liste commencent à bien faire.

Vous pouvez continuer à copier coller vos éléments de langage dans les nombreuses rubriques de ce forum, vous pouvez continuer à vernir les façades de notre ville cela ne masque en rien que la structure s’affaisse et qu’il manque un véritable commandant à la barre de cette ville. Pour notre part nous avançons sereinement, efficacement en écoutant et en rencontrant quotidiennement les Fontenaysiens qui sont unanimes à vouloir ce sursaut, ce réveil que votre équipe ne porte plus. Oui, nous allons réveiller Fontenay et lui porter toute l’attention quotidienne qu’elle mérite.

Il faut le savoir, c'est une vraie différence avec la majorité de gauche menée par Jean-François Voguet. Au moins là je pense que ça a été  clairement dit.

Bon week-end.

Gildas LECOQ



Loïc Damiani a écrit:
Saluons la courte mais très belle intervention au conseil municipal d'hier soir 21 novembre 2013 de Mme Riou.

Lors du point 24 de l'ordre du jour où il était question pour la ville de mettre en place une procédure de péril pour un bâtiment de la rue du commandant Duhail, cette élue de droite du groupe conduit par M. Esclattier et qui soutient le candidat de droite M. Lecoq a fait une nouvelle déclaration dénonçant en quelques mots la construction de logements sociaux selon elle trop nombreux dans notre ville.

On en pense ce que l'on veut, mais on ne peut pas dénier à cette droite une certaine cohérence idéologique et une certaine idée de la ville qui rejette avec force le fait de construire des logements accessibles aux catégories à revenus modestes et moyens. Au moins c'est clair. Les soutiens de M. Lecoq au Conseil sont contre la construction de logements publics. Leur modèle est sans doute plus proche de Vincennes ou de Saint-Mandé qui en la matière détiennent des taux très bas…

Il faut le savoir, c'est une vraie différence avec la majorité de gauche menée par Jean-François Voguet. Au moins là ça a été dit clairement !

21 novembre 2013

La semaine pour l’emploi des personnes handicapées


La semaine pour l’emploi des personnes handicapées se tient partout en France du 18 au 24 novembre. Créée il y a 16 ans maintenant, cette semaine doit aussi être l’occasion pour chacun de réfléchir sur cette question essentielle de l’emploi et du handicap lorsque l’on sait que le taux de chômage des personnes handicapées est le double de la moyenne nationale.

Les textes sont très clairs, toutes les entreprises de 20 salariés et plus ont obligation d'employer (à temps plein ou à temps partiel) des travailleurs handicapés et autres bénéficiaires de l'obligation d'emploi dans la proportion de 6% de l'effectif total de leurs salariés. La mairie de Fontenay ne doit donc pas déroger à cette règle.

De notre côté, nous souhaitons allez au-delà de la « Mission Handicap » existante en réactivant la Charte ville-handicap et en transformant le plan d’engagement en un véritable plan handicap dans la ville. Son ambition sera de porter des projets et des objectifs précis visant à promouvoir l’autonomie et l’intégration des personnes handicapées en concertation avec les associations concernées et y compris dans le domaine de l’emploi. Nous définirons en concertation avec les représentants du personnel une convention globale relative au Fonds d’insertion des personnes handicapées de la fonction publique en :
- renforçant le dispositif de recrutement, sans discrimination,
- soutenant une politique de maintien dans l’emploi des agents en situation de handicap,
- favorisant le reclassement des agents,
- formant les agents pour faciliter l’intégration de personnes en situation de handicap,
- faisant appel, lorsque cela est possible, à des entreprises adaptées et des ESAT (établissement de soutien et d’aide par le travail)
- proposer des formations en langue des signes au personnel de la ville recevant du public
- mettre en place des actions de sensibilisation à destination du personnel de la ville
...
Autour de notre ami Marc Riguidel, signataire pour l'APF 94 de la Charte Handicap en avril 2005.

Attention loin de nous l'idée de dire que rien n'existe dans notre ville. Il reste juste encore beaucoup de choses à faire dans ce domaine à Fontenay-sous-Bois et bien plus que quelques artifices. A l’occasion de cette semaine pour l’emploi des personnes handicapées nous souhaitions évoquer nos premières pistes de réflexion.

19 novembre 2013

Sécurité : Jean-Zay et le cas Maillards 225

A l'occasion de l'inauguration des travaux de réhabilitation des « Maillards 225 », dans le quartier Jean-Zay, le 7 novembre dernier de nombreux locataires avaient interpellé bruyamment le Maire et le président de Valophis afin de leur exposer leur inquiétude et leur exaspération face aux incivilités et infractions récurrentes subies quotidiennement notamment dans le bâtiment 7, avenue des Olympiades. Quelques jours plus tard un feu de poubelle, d'origine indéterminée, prenait au premier étage de ce bâtiment, devant la porte d'un locataire, faisant de nombreux dégâts matériels, et obligeant la mairie à reloger les victimes.
Comme annoncé lors de l’inauguration, ce vendredi 15 novembre le Maire avait convié les habitants pour trouver « ensemble » une solution à ces problèmes exaspérants. Dans une salle comble, le Maire a commencé son intervention en rappelant que la sécurité publique n’était pas une mission communale mais bien une mission régalienne de l’Etat. Il a rappelé ensuite que notre ville a perdu 50 postes de policiers nationaux : tout en précisant que l’effectif des policiers municipaux en poste était, quant à lui, de 10 alors que Fontenay sous Bois ne dispose, en fait, que de seulement 2 policiers municipaux, décidément on aime jouer avec les chiffres en matière de sécurité ! Le Maire a juste confondu la fonction de policier municipal avec celle d’ASVP : or les agents de surveillance de la voie publique (ASVP), agréés par le préfet ne peuvent en aucun cas effectuer toutes les missions d’un policier municipal. On peut ainsi comprendre, combien un Maire ayant du mal à appréhender les prérogatives de deux corps de métiers bien distincts puisse être confronté à des difficultés pour gérer la réalité de la sécurité publique. Il a ensuite expliqué, à juste titre d’ailleurs, que la politique sécuritaire n’était pas l’unique solution et que la ville avait par exemple négocié 70.000 heures de formation avec la Société Générale pour permettre aux jeunes de travailler sur le chantier du futur « campus ». Outre l’intervention technique des représentants de Valophis s’engageant à installer des portes plus robustes (mais quand les auteurs d’incivilités et ou de délits disposent aussi de ces clefs à quoi cela peut bien servir ?), la création d’une « cellule de veille » (le terme est du Maire himself), la dernière proposition a été, sans doute, la plus surprenante. En effet, le Maire a proposé aux riverains (dont certains ont été molestés physiquement ou verbalement par les jeunes squatteurs du hall 7) d’entreprendre une démarche citoyenne pour aller avec lui discuter avec ses jeunes… !
Partant du postulat que les délinquants sont forcément tous des enfants du quartier, le Maire a donc invité les habitants à rencontrer les délinquants et à leur parler. Il n’a donc pas pris en compte l’intervention de plusieurs habitants témoins qui ont certifié que nombre des délinquants qui agitent la cité venaient d’autres villes voisines comme Champigny.
Si humainement la démarche citoyenne est louable comme le nécessaire travail de réinsertion ou d’accompagnement professionnel, je doute malheureusement, quand on entend la tension qui y règne que cette solution soit la plus … rassurante pour les habitants du quartier. Je souhaite pour ma part revenir sur les propos du Maire en matière de sécurité car certains points n’ont pas été évoqués lors de cette rencontre et notamment rappeler l’Article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales qui dispose que le Maire est officier de police judiciaire territorialement compétent sur le territoire de la commune qu'il administre. Il est donc, de fait, chargé sous le contrôle administratif du représentant de l'Etat dans le département, de la police municipale notamment et de l'exécution des actes de l'Etat qui y sont relatifs.


C’est dans cet esprit que la police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique. Sa mission comprend principalement :

- Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues (nettoiement, l'éclairage, l'enlèvement des encombrements, déversements, déjections, projections de toute matière ou objet de nature à nuire, en quelque manière que ce soit, à la sûreté ou à la commodité du passage ou à la propreté des voies susmentionnées) ;
- Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique (rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits, les troubles de voisinage, les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique) ;
- Le maintien du bon ordre dans les endroits où il se fait de grands rassemblements d'hommes, tels que les foires, marchés, réjouissances et cérémonies publiques, spectacles, jeux, cafés, églises et autres lieux publics ;

Quand le maire critique le manque d’effectifs de la police nationale, il pourrait dans un premier temps, la décharger de certaines missions qu’il pourrait confier à sa police municipale ! De ce fait la Police nationale pourrait sans doute se concentrer essentiellement sur sa mission de sécurité pour le bien être des habitants.
Le pouvoir du Maire consiste aussi, si des rassemblements posent des problèmes à certains endroits, à signer des arrêtés interdisant ces rassemblements ou demandant la fermeture plus tôt d’un commerce pouvant générer des problèmes de voisinage. Ces différentes solutions n’ont à aucun moment été évoquées par Monsieur Voguet et pourtant elles sont en son pouvoir.
En matière de sécurité, les habitants du quartier Jean-Zay et les fontenaysiens plus généralement attendent simplement « l’application de la loi ».

En matière de sécurité il faut savoir avant tout être juste comme il faut aussi savoir actionner l’ensemble des leviers juridiques, sociaux ou administratifs pour proposer une réponse cohérente et concrète aux habitants.

Voilà le discours que nous aurions tous aimé entendre dans la bouche de Monsieur le Maire. Les riverains de ce quartier et les habitants de Fontenay-sous-Bois se sentent plus que jamais délaissés sur ces questions sécuritaires, à nous de leur apporter des réponses pragmatiques et efficaces, c’est en tout les cas l’engagement que nous prenons.

18 novembre 2013

Photos de la semaine : acte de vandalisme !

La scène s'est déroulée à l'angle de la rue Pasteur et de la rue Emile-Roux dans la nuit de samedi à dimanche. Acte volontaire ? divagation alcoolisée ? 
Le résultat : des Fontenaysiens qui se retrouvent le dimanche matin avec des voitures couvertes de peinture. Inadmissible et exaspérant !






14 novembre 2013

Rythme scolaire : le temps de la méthode !

Dans le cadre du chantier de refondation de l’école, le Gouvernement a imposé aux enseignants, aux parents d’élèves et aux communes l’application de nouveaux rythmes dans les établissements scolaires du premier degré (maternelles et élémentaires) dont elles ont la charge dès la rentrée 2013. A Fontenay-sous-Bois comme dans de nombreuses villes de France, la décision de reporter cette mise en place au mois de septembre 2014 a été sagement prise. Les exemples donnés par des villes – Paris en tête – qui ont décidé d’appliquer cette réforme dès la rentrée 2013, montrent que cette précipitation était irresponsable.

Conséquence, aujourd’hui force est de constater que la grève des professeurs des écoles contre les modalités d'application de cette réforme est largement suivie. Si le temps de la concertation avec l’ensemble des acteurs impactés est nécessaire, parents d’élèves et représentants, enseignants, associations et personnels municipaux, tous s’inquiètent des bénéfices pour l’enfant pourtant placé au cœur du débat. En effet, son temps de présence à l’école ne sera pas obligatoirement réduit car les parents travaillent et quelque soit les scenarii les enfants fréquenteront leur école 5 fois par semaine et le rythme de l’enfant n’en sera pas pour autant meilleur. Nombreuses sont donc les difficultés qui ne pourront être levées d’ici le mois de septembre prochain :
  
- la question du recrutement des animateurs diplômés en nombre suffisant pour encadrer des activités de qualité et garantir la sécurité des enfants. A Fontenay quand on sait la difficulté à remplacer un animateur malade, on peut légitimement douter de la question du recrutement quand on annonce 30% d’augmentation des effectifs. Au-delà du recrutement il y a aussi la question de la formation et des règles de sécurité en matière d’encadrement qui elles aussi méritent d’être posées et encore travaillées ;

- la question des locaux disponibles pour organiser les activités. A Fontenay nous connaissons l’état de certains établissements scolaires, de plus d’autres sont aussi exigus, avec des salles dédiées aux activités périscolaires déjà utilisées pour l’enseignement. Enfin les cours de récréation de certaines écoles ne peuvent absorber au même moment la totalité des élèves d’une même structure ;

- la question budgétaire et les dépenses supplémentaires qui devront être supportées par le budget municipal et les familles, quand les dotations de l’État sont encore diminuées. A Fontenay on parle d’une augmentation de 30% de la masse salariale sans compter le coût de nouvelles activités.

A ces nombreux obstacles, s’ajoutent les aides financières de l’État non pérennisées et l’inconnue qui demeure sur les modalités de subventionnement des activités par la Caisse d’Allocations Familiales.

Comme Ségolène Royal, une fois n’est pas coutume, je pense qu’"Il aurait fallu expérimenter avant de la généraliser parce que ce sont des sujets très sensibles". C’est en effet ce qui fut fait avant la généralisation de la semaine de 4 jours par le passé, et sa systématisation fut un succès qui interroge quant aux réels objectifs de ce retour en arrière. Il est donc urgent de s’interroger sur la suite à donner à cette modification des rythmes scolaires !

Je vois plusieurs portes de sortie :

1)   Organiser un bilan détaillé des expériences déjà menées durant l’été afin de tirer le maximum d’enseignements de cette modification des rythmes et d’affiner les budgets à consacrer pour les communes. Une obligation toutefois : reculer au mois de septembre 2015, la systématisation à l’ensemble des communes.

2)    Permettre qu’une dérogation puisse  être accordée aux villes qui souhaiteraient maintenir le rythme de 4 jours, car les besoins dans nos communes ne sont pas identiques sur le tout le territoire.

3)    Le report car une réforme doit avant tout porter une méthode avant d'être imposée et dans le cas présent cette méthode n’existe pas. Avant d’imposer un principe, l’État doit permettre aux collectivités d’adapter leurs structures à cette future modification, notamment en aménageant les locaux. Ce report permet de laisser le temps de s’organiser pour répondre véritablement aux questions soulevées par cette réforme et de trouver les moyens de sa mise en œuvre. En effet le risque de cette application forcée est de se retrouver sur un même territoire avec une mise en application différente selon l’état des équipements publics et donc de proposer une école publique à plusieurs vitesses dans une même ville…

Pour ma part j’opte pour la solution numéro 3.

En effet, poser les choses, ne pas seulement concerter pour concerter, mais bien réfléchir sur le long terme voilà la véritable réponse à ce projet de refondation de l’école. Cette méthode s’appelle l’accompagnement au changement et c’est sans doute au-delà de la simple question scolaire ce qui manque au gouvernement pour réaliser sereinement son projet.

Oui la question des rythmes scolaires doit être abordée, oui la question de la refondation de notre système éducatif doit être aussi posée. La dichotomie qui existe actuellement dans ce projet entre le temps de l’enfant sous l’égide de l’éducation national et le temps péri-scolaire géré par les communes ne pourra jamais être levée si la mise en cohérence des modalités de pilotage ou de co-pilotage n’est pas clairement définie.  

Une fois encore, sur une question aussi importante que l’éducation de nos enfants le gouvernement navigue à vue et confond vitesse et précipitation. Notre groupe pour sa part refuse ce principe et cette méthode.

13 novembre 2013

Jean-Zay : Qu'est-ce qu'on fait ? On ne s'interroge plus Monsieur le Maire on agit !

La scène s'est tenue à l'occasion de l'inauguration de la fin des travaux de rénovation des logements de Valophis avenue Charles Garcia et des Olympiades, vendredi dernier ! Le maire très nerveux (vous avez remarqué cette nervosité depuis son début de campagne ?) commençait son discours, la petite foule qui avait accepté de venir commençait, elle, à gronder... Soudain le maire commença à s'énerver et à invectiver la foule "Mais qu'est-ce qu'on fait ? qu'est-ce qu'on fait ?". Le public médusé entendait alors le maire raconter que ce n'était pas de sa faute mais de celle de l'état et du manque d'effectif de la police nationale. Les gens lui parlèrent des dealers du quartier et le maire de leur dire "qu'il fallait que le trafic soit avéré" alors que "tout le monde le voit ce trafic" pestait une habitante très en colère. En conclusion voulant certainement faire peur à l'auditoire le maire leur rappela que leur colère faisait le jeu du Front national... ce fut en quelques sortes la goutte de trop.

Fontenay par GLECOQ  

Si la sécurité n'est pas dans les missions régaliennes d'une ville, cela n'interdit pas de confier toutefois certaines missions à la police municipale sinon pourquoi l'avoir créé ? Ainsi, le maire pourrait déjà étendre les effectifs de sa police municipale (seulement 2 agents actuellement) afin de leur permettre de décharger la police nationale de certaines missions comme les problèmes de stationnement par exemple. S'il se vante de rencontrer le commissaire de police, le maire se vante moins de la régularité du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), qu'il est censé présider en présence de représentants de la préfecture, de la justice, du corps enseignant... Le bilan dans ce domaine est nul tant dans l'organisation de réunion que directement sur le terrain. Peut-on imaginer une police municipale circulant en voiture banalisée afin de ne pas provoquer la jeunesse ? Pourtant c'est ce qui se passe dans notre ville ! Pourtant des solutions simples et efficaces existent bien à condition d'en avoir la volonté. La mise en place d’un schéma de tranquillité publique, en est une, un projet rassurant pour chacun et dissuasif pour ceux qui refusent de respecter les règles de vie en communauté, avec par exemple l'installation de caméras de vidéo-protection afin de protéger les habitants confrontés à des actes de délinquance. A avoir nié durant trop longtemps les actes quotidiens qui perturbent la sérénité de ce quartier, le maire a fait monter la colère des uns et le sentiments d'impunité des autres. Dès lors pas besoin de crier aux loups en agitant le risque politique quand le risque tout court est continuellement présent pour les habitants.
 
Le Parisien - Mercredi 13 novembre 2013

Avant hier c'est un feu qui a blessé des habitants, dégradation dangereuse et semble-t-il volontaire, venant s'ajouter à d'autres actes et délits réguliers et scandaleux (comme le relate Le Parisien Val-de-Marne - cf photo)... Mais évidemment, à l'entendre, ce n'est pas de la faute du maire. 

Non Monsieur Voguet vous ne pouvez pas vous défausser et seulement proposer une réunion qui au final ne donnera rien car tant que la question de la sécurité sera tabou dans cette ville, les dealers et autres perturbateurs seront toujours là, à narguer les habitants dépités. 

Non Monsieur le Maire, les habitants de ce quartier ne veulent pas voter pour le FN comme vous dites, ils veulent juste des actes et que vous cessiez en votre qualité de maire de les interroger et de leur demander "Mais qu'est-ce qu'on fait ? qu'est-ce qu'on fait ?" comme vendredi soir dernier !  

Être maire c'est agir, être maire c'est prévoir et surtout c'est ne pas paniquer quand il y a le feu dans le quartier comme ce fut votre cas devant cette assistance qui ne demande que la tranquillité ! C'est en tout cas ce que nous, membres du groupe ENSEMBLE, réveillons Fontenay, ferons dès le lendemain de notre élection.

12 novembre 2013

Des mots contre les maux

Hier, à Fontenay-sous-Bois comme partout en France et dans de nombreux pays du monde, nous avons célébré le 95e anniversaire de l'Armistice du 11 novembre 1918. Bien loin des sifflets et autres injures prononcées vis-à-vis du chef de l’État, attitudes et propos que je trouve choquants et totalement déplacés en ce jour commémoratif, les cérémonies fontenaysiennes se sont, quant à elles, bien déroulées.

En marge de ces cérémonies, nous avons souhaité, au nom de notre groupe, déposer une Gerbe à la mémoire de ces hommes et de ces femmes qui sont tombés pour leur patrie, la France durant la 1ère guerre mondiale. Voici un extrait de l'allocution que j'ai prononcée à cette occasion.



« Quand il y a le silence des mots, se réveille trop souvent la violence des maux » c'est par cette phrase de l’écrivain Jacques Salomé que j'ai souhaité cet après-midi m'adresser à vous même si parfois les cris de ses mots sont si petits pour transcrire ces grands maux, cette citation résume à elle seule la raison de notre présence devant ce monument aux morts. Ce devoir de mémoire que nous accomplissons ensemble, nous permet d'honorer toutes celles et tous ceux qui sont tombés pour défendre leur patrie mais aussi de transmettre l’héritage de tous ces témoins de notre Histoire. Commémorer l’Armistice de la Grande Guerre n’est pas un acte mineur. Car le passé n’est pas un héritage comme les autres : il se transmet à chacun de nous sous la forme d’une responsabilité collective, qui nous lie à ceux qui ont donné leur vie pour assurer cette élémentaire continuité sans laquelle aucune communauté humaine ne peut exister.

Le lundi 11 novembre 1918 à 5 h 10 du matin à l’intérieur d’un wagon isolé, dans la forêt de Compiègne, au carrefour de Rethondes, l’Armistice est signée.  Elle prendra effet à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de 1918. Dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons bondissent hors des tranchés
et sonnent un «Cessez-le-Feu», si longtemps espéré par des soldats hagards, cassés, blessés mais héroïques. Les canons se sont tus.
La Grande Guerre a pris fin. La «Marseillaise» est reprise en chœur dans les tranchées boueuses, où, les Poilus ont partagé les mêmes souffrances et vécu le même enfer, en espérant, avec la même force, ce jour de paix. Une paix qui survient après 52 longs mois de combats.

Médecin durant la guerre, l’écrivain Georges Duhamel, de l’Académie française, a admirablement décrit le courage de ces hommes : " Entre 1914 et 1918, j’ai soigné plusieurs milliers de soldats français et j’ai conté leur histoire pour être sûr non seulement de la faire connaître mais encore de ne pas l’oublier moi-même, pour conserver pieusement un vestige de tant de souffrances." 
Oui au silence des mots peut se réveiller la violence des maux, et en ce onze novembre, l’acte de mémoire que nous accomplissons, comme tous les Français, mais aussi comme nos amis américains, est bien plus qu’un simple devoir accompli dans le seul respect des combats passés. 
Oui en ce 11 novembre nous commémorons bien plus que la mémoire de celles et ceux tombés lors de la Grande Guerre, nous rendons hommage à toutes ces femmes et à tous ces hommes, qui sont morts pour notre patrie pour défendre quelque part en France ou dans le monde lors de conflits armés, la paix. Une paix si chère et si nécessaire à préserver. Je vous remercie. »







05 novembre 2013

Demain, on rase gratis à Fontenay-sous-Bois !

Jean-François Voguet n'y va pas avec le dos de la cuillère pour essayer de séduire celles et ceux qui constatent jour après jour l'état d'abandon dans lequel il a laissé sa ville depuis son élection en mars 2001. Dernière décision l'annonce de la reconstruction de l'école Paul-Langevin, pour un montant de 15 millions d'euros !

Qu'on ne se méprenne pas, il est plus qu'évident que cette école située au cœur des Larris, nécessite de travaux de réhabilitation urgents. D'ailleurs, hier les enseignants, soutenus par les parents d'élèves, ont menacé de faire valoir leur droit de retrait tant la situation est dramatique. Infiltrations, champignons dans les toilettes, faux-plafonds pourris, carrelages décollés, cloques diverses, sans compter la cour et ses orties ou encore le fil de fer qui fait office de loquet sur le portail, la liste est longue et l'annonce faite hier ne doit pas masquer cet état des lieux scandaleux dans une école communale de la république où nos enfants sont censés étudier dans de bonnes conditions.

J'avais il y a déjà un an dénoncé l'état pitoyable de cet établissement scolaire. Assurément, il y a une propension fontenaysienne à laisser les édifices municipaux à l'abandon et l'on peut s'interroger sur cette facilité à annoncer leur restauration à la veille d'une échéance municipale. A Fontenay l'on s'exalte plus lorsqu'il y a beaucoup à faire et 15 millions à dépenser que dans le soin quotidien d'un nécessaire entretien, et l'on préfère les habits du sauveur à ceux de l'intendant fidèle. Ici comme ailleurs, la mairie montre le mauvais exemple.

15 millions d'euros de reconstruction nous annonce-t-on quand des interventions régulières et planifiées sur nos équipements publics auraient évité ce genre de dépense lourde. Bref, outre l'attention particulière à porter à notre patrimoine, c'est bien l'organisation même de l'administration communale qu'il conviendra de revoir pour améliorer le management !

15 millions pour Paul-Langevin, 15,5 millions pour un théâtre, Jean-François Voguet, une fois encore utilise les méthodes d'un temps ancien pour reconquérir une ville qui lui échappe. 30 millions lâchés en deux semaines, comme cela, pour faire taire les grincheux ou séduire ceux qui se réveillent chaque jour devant une ville qui, elle, a été abandonnée. Les fontenaysiens ne sont pas dupes et les récents travaux entrepris par le conseil général, complice de cette politique de "rattrapage", ne doivent pas masquer qu'à Fontenay durant 10 ans le maire et son équipe n'ont rien fait en matière d'investissement et d'entretien courant de notre patrimoine. Oui le réveil est difficile mais les habitants savent qu'ils peuvent compter sur nous pour reprendre la barre !

26 octobre 2013

Décès de Jean-Marie Barbier, ancien président de l’Association des paralysés de France

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès, le 22 octobre dernier, de Jean-Marie Barbier, président de l’Association des paralysés de France de mars 2007 à avril dernier, des suites d'une atteinte cérébrale.  

Militant engagé, président charismatique, Jean-Marie Barbier avait dédié une grande partie de sa vie à la défense des droits des personnes en situation de handicap et de leur famille.

Nous adressons à sa famille et à l'Association des paralysés de France nos sincères condoléances. Marc Riguidel, membre de notre groupe ENSEMBLE, réveillons Fontenay, membre de l'APF, nous représentera lors des obsèques de Jean-Marie Barbier lundi prochain en l'église d'Ormesson.
Le travail pragmatique mené par Jean-Marie Barbier, hier, et l'APF au quotidien auprès de nos communes est nécessaire et indispensable pour permettre l'accessibilité de la cité à tous. Une ville accueillante se doit d'être, en effet, ouverte et accessible à tous. C'est dans cette optique qu'elle doit mobiliser tous les moyens afin que les personnes en situation de handicap puissent bénéficier d'une accessibilité entière et autonome à la cité (abaissés de trottoirs, mise à niveau des arrêts de bus, accessibilité aux équipements publics, aides à la mise en accessibilité les commerces, adaptation du site internet municipal,…), c'est en tout les cas notre désir.

14 octobre 2013

Coup de Théâtre pour un théâtre à quel coût ?

D’abord il y a eu une double page dans le magazine municipal. On faisait témoigner des personnalités du spectacle qui forcément exprimaient leur désir de voir une salle de théâtre s’ouvrir dans notre ville. Evidemment au détour de la note budgétaire 2013, il y avait bien cette mention « Préfiguration du théâtre dans le quartier de la Redoute avec les habitants et des artistes de la ville » mais le chiffre annoncé n’était égal qu'au montant d’une énième étude et le projet d’ensemble n’avait véritablement pas été développé en tout cas pas avant la commission culture de ces derniers jours. Aujourd’hui la presse locale (Le Parisien) annonce le lancement d’un concours d’architecte (sans délibération et vote quand aux membres du conseil qui devront siéger dans le jury !). Étrange "coup de théâtre".

Il faut dire que le théâtre c’était un peu l’Arlésienne, on agitait ce projet pour garder dans la majorité certains élus tout en rassurant les autres par de subtil « n’ayez crainte ce n’est qu’une étude ». Ce qui en langage Fontenaysien voulait bien dire… ça n’aboutira jamais !

Avant propos. Que l’on ne me taxe pas d’anti-théâtre (je préfère le dire et l’écrire tant M. le Maire et certains de ses élus ont la fâcheuse tendance ces derniers temps de penser et d'imaginer pour moi...), j’ai travaillé durant presque 5 ans dans plusieurs salles de théâtre parisiennes de la fonction de contrôleur à comédien, en passant par assistant metteur en scène. Je crois donc être bien placé pour connaître toute la beauté et les émotions que cet art procure mais aussi pour comprendre toute la difficulté de ce monde et de son économie car le problème est surtout là !

Non la création d’une nouvelle salle dédiée au théâtre à Fontenay-sous-Bois n’est pas une bonne nouvelle, ni même une bonne idée.

D’abord quand une ville souhaite créer un équipement public nouveau, elle s’assure de plusieurs choses et dans cet annonce, nous n'avons vraiment pas l'impression que le dossier a été bien préparé.

Le besoin. La première c’est que sa population, qui va en payer une partie par l’impôt, soit en attente de la construction d’un tel équipement. Je n’ai, depuis le lancement de ma campagne, il y a un an, jamais, en matière culturelle, entendu un habitant me dire que la ville manquait d’un théâtre. Ne jouons pas sur les mots, au-delà du théâtre une salle de 350 places pouvant accueillir des spectacles n’est pas une attente de la population et même de la majorité des associations culturelles.

L’offre existante. La deuxième question à se poser, c’est de se demander, si une salle existante ne peut servir pour accueillir de tels spectacles. A lire les échos sur cette question, il me semble que la salle Jacques-Brel (qui a le mérite d’exister) peut encore faire l’affaire à condition, sans doute, de la rénover et de l’adapter aux pratiques actuelles du spectacle.

Le principe de réalité. Faire de la création théâtrale coûte très cher et une salle de 350 places mal desservie en transport en commun aura bien du mal à rentabiliser ses spectacles quand certains théâtres parisiens ont bien plus que du mal. La ville à l’heure de l’inter-communalité pourrait si elle le souhaite vraiment développer l’offre théâtrale en se rapprochant de Nogent ou d’autres villes si elle veut réduire ses coûts de production mais encore faut-il qu’il y ait une demande du public (là on en revient à la première question). Ou alors ce théâtre n’aura vocation qu’à louer des spectacles… et là une vraie et utile réhabilitation de Jacques-Brel suffirait.

Le coût. On annonce 15 millions d’investissement non inscrit dans le budget 2013, puisque seuls les crédits de préfiguration sont inscrits (à savoir rien ou presque…). On parle de 500 à 600.000 euros de fonctionnement hors frais de production ? rien n’est vraiment indiqué.

Le moment. Annoncer cela à la veille d’une échéance électorale importante dans une ville est surprenant. Soit c’est le moyen de garantir aux rares élus non communistes de rester dans le groupe du maire. Soit ce concours n’aboutira pas (ce qui, à mon avis, serait la meilleure solution). Soit c’est la politique de la terre brûlée (et là…).

Bref à l’heure où la ville pour se désendetter a faiblement investi durant de trop longues années, ces 15 millions pourraient servir à beaucoup mieux : réhabilitation de la salle Jacques-Brel, rénovation de la halle Moreau-David, rénovation des nombreux équipements publics sportifs, culturels ou scolaires qui eux en ont vraiment besoin et dont on sait, de plus, qu’il y a une véritable attente de la part de la population. Mais il est vrai que cette ville est gérée, non pas en écoutant ses habitants, mais bien en leur imposant une vision dépassée et des choix datant d’une autre époque.