31 décembre 2014

Belle et heureuse année 2015

Chers amis,

L’aube de chaque nouvelle année constitue le moment privilégié pour échanger nos vœux, pour faire le point sur l'année écoulée et ensemble pour regarder l'avenir qui se profile à nous avec sérénité et détermination. Nous aimons notre ville, nous aimons Fontenay-sous-Bois et le revendiquons avec la fierté et la responsabilité qui incombent aux citoyens engagés que nous sommes, aux citoyens qui servent, chaque jour, à leur façon leur cité.

En ce début d'année nouvelle, je veux vous redire combien nous sommes toutes et tous engagés au sein de notre groupe pour redonner de l'énergie et de l'élan à notre ville. Ce début d'année nouvelle c'est aussi le moment de se dire, de se redire combien il est important d'agir.

Agir pour transformer ce qui aujourd'hui nous exaspère, ne nous convient plus ou pas dans notre ville.

Agir pour redonner du dynamisme à cette ville qui, trop paisiblement, s'endort dans un cadre de vie qui s'assombrit.

Agir pour que cesse cette maladie Fontenaysienne des politiques publiques à courte vue.

Nous le regrettons chaque jour, il n'y a pas de politiques publiques qui portent des résultats à Fontenay, si nous ne prenons pas le temps de dresser un cap pour notre ville, un chemin clair, un espoir pour nos habitants. Engoncée dans des idéaux d'un autre temps, la majorité municipale enfonce chaque jour un peu plus notre ville dans une spirale négative pour ses habitants et les générations futures.

Vous le constatez dans nos prises de paroles et dans nos écrits, au cœur de chacune de nos décisions, de chacun de nos projets, nous plaçons avant tout, des hommes, des femmes et des enfants, qui font vivre cette ville et qui sont l’avenir de notre cité. Bien plus que des grands discours nous souhaitons qu'à chaque problème, la ville trouve une solution et non un prétexte pour accuser les autres. Certes la situation politique et économique de notre pays est préoccupante, mais n'oublions pas que l'équipe qui nous gouverne a été placée grâce au soutien de ceux qui dirigent Fontenay et aujourd'hui les critiquent. Non faire de la politique ça n'est pas retourner sa veste quand le vent tourne, c'est assumer ses choix et, je le redis, agir.

Nous sommes, en ce début d'année, en période de prise de résolutions, et vous pouvez le constater, nous allons avoir beaucoup de choses à faire encore au cours des prochains mois dans notre ville. Cette ville que nous aimons. Aussi, vous me permettrez, sincèrement, de vous inviter, comme je le fais régulièrement, à vous engager avec nous pour Fontenay, à agir à nos côtés pour faire bouger et évoluer enfin cette commune qui le mérite tant.

Au-delà de la crise financière et économique, je perçois surtout à Fontenay-sous-Bois, la fin d’un cycle, le nécessaire besoin pour notre collectivité de se réinventer. Albert Camus disait avec toute la justesse qu’on lui connait, « Nous avons à inventer de nouvelles formules et à rajeunir nos méthodes si nous voulons que l'avenir ait encore un sens pour nous ». C’est cet « état d’esprit », cet « esprit de cité » si cher à Alexis de Tocqueville, essence même de nos villes, qui guide notre ambition pour Fontenay et que nous continuerons à partager avec vous en 2015.

Belle et heureuse année à vous toutes et à vous tous.

Gildas LECOQ

Histoire sans parole !

Mercredi 31 décembre, un fontenaysien m'adresse par mail ce message et cette photo !

"Mon fils a voulu emmener ses filles se défouler au square aux chats. Pas de chance, la porte était verrouillée, avec l'annonce ci-dessous. Quelle est la logique ? Qui manage qui ? qui décide de quoi à Fontenay ? Chacun fait ce qu'il veut quand il veut ?"




29 décembre 2014

Belles fêtes de fin d'année


L'année 2014 qui s'achève a été une année riche en événements et en enseignements. 

Politiquement tout d'abord, puisqu'à Fontenay-sous-Bois le score de notre liste (40,74%) a été l'un des meilleurs depuis plusieurs années. Signe, s'il en fallait, que les habitants ne vivent pas forcément aussi bien dans cette ville puisque que 4 habitants sur 10 ont émis le souhait de vouloir changer de majorité. Fort de 9 élus, notre groupe intervient régulièrement pour défendre les intérêts de tous les habitants et ce sans s'attacher à l'appartenance partisane des uns ou des autres.

Humainement aussi, puisque l'engouement suscité par notre liste se poursuit chaque jour en rassemblant un très grand nombre de soutiens. Nous étions plus de 120 à notre déjeuner des Glycines en septembre dernier et l'association Ensemble, réveillons Fontenay compte quasiment autant de membres à ce jour. J'invite toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans notre démarche à nous rejoindre en 2015. Ensemble nous serons plus fort pour peser sur l'avenir de cette ville.

Notre ville mérite beaucoup plus d'attention et de considération que ce que la majorité actuelle lui consacre. Derrières les belles paroles des élus de la majorité, malheureusement, chacun constate que le compte n'y est pas. 

Nous voulons une ville agréable à vivre, propre et entretenue, un cadre de vie tranquille où la question de la sécurité publique ne soit plus un tabou. Nous voulons une ville harmonieuse et surtout respectueuse de ses habitants où le commerce de proximité participe au dynamisme de notre commune.

En 2015 notre groupe poursuivra son travail au service des Fontenaysiennes et des Fontenaysiens qui sont chaque jour plus nombreux à faire le même constat que nous.

Je vous souhaite à toutes et à tous de très belles fêtes de Noël et de fin d'année en famille ou entre amis.

19 décembre 2014

Au dernier conseil : Mon intervention au sujet du Théâtre

A l’heure où la toiture de notre médiathèque ne cesse de laisser passer la pluie, sur un personnel déjà en très grande souffrance pour d’autres raisons que nous n’évoquerons pas ce soir mais qu’il vous faudra bien expliquer un jour…

A l’heure où certaines de nos écoles devraient tout simplement faire l’objet d’une reconstruction tant le bâti est abimé.

A l’heure où dans ces mêmes écoles nos enfants sont entassés car votre majorité n’a pas su anticiper, il y a déjà quelques années, le baby-boom des années 2000.

A l’heure où nombre d’équipements publics devraient faire l’objet d’une réhabilitation programmée dans le cadre d’un plan d’investissement raisonné.

A l’heure où la crise enfonce notre pays dans une situation dramatique, où l’état se désengage des collectivités locales, vous faites le choix d’engager notre ville dans une aventure « théâtrale » qui risque de ne pas faire sourire les contribuables Fontenaysiens.

En avant-propos et afin de tout de suite éluder les remarques personnelles que vous ne manquerez pas de faire sur notre groupe et sur notre position, vous me permettrez de vous rappeler que le théâtre est un domaine que nous connaissons. Certains d’entre nous y ont travaillé durant plusieurs années, côtoyant ainsi un très grand nombre de professionnels, artistes et techniciens, ou de producteurs et de mécènes.  Nous sommes donc aussi bien placés pour connaître toute la beauté et les émotions que cet art procure mais aussi pour comprendre toute la difficulté de ce monde et de son économie, car le problème est surtout là !

Tout d’abord quand une ville souhaite créer un équipement public nouveau, elle s’assure de plusieurs choses.

- La première, c’est le besoin. Est-ce que les habitants de Fontenay, qui vont en payer une très grande partie par leur impôt, sont en attente de la construction d’un tel équipement ?
Vous nous rappelez dans la note de présentation qu’il y a 10 ans que ce projet est à l’étude, certains disent même près de 20 ans… Vous savez mes chers collègues entre l’idée et sa réalisation, il arrive que le temps qui passe desserve un projet. La baisse de fréquentation des salles de théâtre, qui est hélas une réalité, ne se combat pas en créant des lieux nouveaux, elle se combat en éduquant les plus jeunes dès l’école. J’avoue n’avoir vu aucun atelier de pratique théâtrale organisé dans le cadre des nouvelles activités proposées, liées à la semaine de 4,5 jours ! Aucune information ne nous a été donnée d’ailleurs sur le nombre de compagnies théâtrales en activité sur Fontenay, le nombre de spectacles proposés et la fréquentation des spectacles dans cette ville. Bref pour défendre un projet vous avez raison de ne donner aucun élément ça nous permettra effectivement de vous soutenir…

- La deuxième question à se poser, c’est de se demander, quelle est l’offre existante surtout quand vous vous honorez d’un rayonnement régional hypothétique que pourrait vous apporter l’ACTEP !

Regardons à Montreuil, à Vincennes, à Nogent et dans le bois, que voyons-nous ? Déjà près de 10 salles de théâtre existantes. Vous nous annoncez de possibles mutualisations avec d’autres villes vers votre futur théâtre, étrange dès lors, de ne pas avoir mutualisé dans l’autre sens ou si peu… Les villes qui ont actuellement ce genre de structure font toutes le même constat, le public malheureusement déserte les salles.

- Troisième constat à faire. Le principe de réalité. Faire de la création théâtrale coûte très cher et une salle de 330 places mal desservie en transport en commun aura bien du mal à rentabiliser ses spectacles quand certains théâtres parisiens ont bien plus que du mal. La ville à l’heure de l’inter-communalité pourrait si elle le souhaite vraiment développer l’offre théâtrale en se rapprochant de Nogent ou d’autres villes si elle veut réduire ses coûts de production mais encore faut-il qu’il y ait une demande du public (là on en revient à la première question). Ou alors ce théâtre n’aura vocation qu’à louer des salles de répétition… Mais dès lors ce nouvel équipement ne répondrait plus à l’attente du public mais seulement à celle des professionnels.

Voilà mes chers collègues les premières interrogations qui auraient du conduire votre réflexion a priori. Venons-en maintenant au projet plus précisément.

Il y a un an quand l’annonce fut faite dans la presse, le montant annoncé par la ville était de 15 millions d’euros d’investissement. Aujourd’hui on découvre que l’enveloppe s’est considérablement réduite. Certains de vos amis artistes invités à conduire la réflexion dans le comité de pilotage auquel je le rappelle les élus que nous sommes ne sont jamais conviés, nous ont alors alerté ! On imagine aisément qu’au début de l’été, Monsieur le Maire, vous avez dû expliquer à vos collègues que la ville ne pouvait pas consacrer une telle somme pour ce projet. Il a alors fallu trancher. Des 4 salles de répétitions initialement prévues, vous avez alors décidé de passer à deux seulement. 7 650 000 euros pour le théâtre, 1 850 000 euros pour les travaux liés à Jacques Brel, l’addition est aujourd’hui de 9 500 000 euros HT. Je précise aussi qu’il n’est nullement fait mention des coûts de terrassement et de dépollution du site qui sans aucun doute vont aussi venir s’ajouter à ce montant. Il convient d’attirer l’attention de nos concitoyens également sur le fait que votre prévision ne prend évidemment pas en compte l’installation du matériel technique du type éclairage et sonorisation pour n’en citer que deux, pourtant incontournable dans ce genre d’équipement public. Bref au fur et à mesure que l’on gratte le faible dossier que vous nous avez transmis, nous découvrons que le gouffre ne commence qu’à se creuser doucement.

Oui, à se creuser doucement, car c’est sans compter le budget de fonctionnement qu’il faudra ensuite débourser chaque année pour faire vivre ce nouvel équipement.

En regardant encore d’un petit peu plus près nous avons aussi découvert qu’en reliant un équipement comme celui de Jacques-Brel doté d’une salle de 1200 places à ce nouveau théâtre de 330 places par un foyer de déambulation commun, vous transformez globalement l’équipement initial. Je m’explique. En effet, nous n’allons pas avoir deux équipements adossés l’un à côté de l’autre mais bien un seul. Le résultat c’est que cet équipement actuellement placé en catégorie 2 va passer en catégorie 1. Dès lors il devra répondre à des exigences en matière de sécurité, beaucoup plus contraignantes, comme la présence minimum de 2 ERP les soirs de spectacles dans les deux salles. Les exigences réglementaires vont prendre le pas et interdire pas mal de choses dans ce nouvel équipement ! Encore une somme supplémentaire à ajouter dans ce projet.

Regardons encore d’un peu plus près le projet. Pas de parking souterrain pour permettre au public de se stationner. Certes cela aurait alourdi le coût global du projet mais l’absence de parking montre aussi que l’ambition régionale affirmée dans la note n’est malheureusement pas à la hauteur. Qui peut imaginer en 2014 créer un équipement public nouveau sans y intégrer un parking souterrain ? Si les trois postulats de départ démontrent que le projet n’est pas viable, l’idée de rénover Jacques-Brel en y créant un parking souterrain aurait sans doute été plus facile à défendre et à soutenir.

Passons à la notion d’équipement durable. Nous savons mon cher Marc Brunet votre attachement à l’écologie politique. Je ne savais pas en revanche que vous seriez prêt à reculer autant sur ces valeurs pour voir le projet se réaliser. Les engagements environnementaux de ce projet sont faibles très faibles mêmes, et j’avoue qu’à l’heure de l’Agenda 21, venant d’une équipe municipale qui a prôné tellement de promesses j’y vois encore un renoncement. En effet pas de labellisation HQE (Haute qualité environnementale) recherchée. Seulement une attention particulière portée sur la gestion des énergies et trois cibles visées à un niveau élevé : le confort acoustique, visuel et hygrothermique. Pour mémoire, si vous aviez visé des objectifs performentiels comme prévu dans l’agenda 21 qui sans doute n’existe pas, vous auriez dû avoir 3 cibles au niveau très performant, nous n’en voyons aucune, 4 cibles au niveau performant, disons que ce sont celles que je viens d’énoncer et 7 cibles au niveau de base, rien dans le document. Si nous ajoutons que dans l’appel à candidature aucune mention n’est faite aux équipes de s’adjoindre la compétence d’un spécialiste en qualité environnementale, nous ne pouvons que faire le constat, que les valeurs de l’écologie politique ont été abandonnées sur l’autel de la négociation. Enfin, vous mentionnez l’aide de 1,5 millions d’euros de la Région, vous me permettrez juste de rappeler que cette aide n’est pas acquise et quand on voit la manière dont la Région a abandonné l’association Musiques au Comptoir on peut largement douter de sa volonté de soutenir ce projet de théâtre à ce niveau financier.

Évidemment notre voix et celle de 4 Fontenaysiens sur 10 ne sera pas entendue et vous allez nous engager vers ce projet avec toutes les problématiques que nous avons soulevées. Si la capacité d’investissement de notre ville permet d’engager cette somme alors il aurait été préférable selon nous quitte à investir dans le secteur culturel : de consacrer 3 millions à la réhabilitation de la médiathèque, 1,5 millions à celle de la salle Gérard Philippe en l’agrandissant même pourquoi pas, à rénover efficacement la halle Roublot ou comme nous l’avons déjà dit ici plusieurs fois à réfléchir à la création d’un conservatoire municipal de musique et d’art dramatique qui permettait de faire cohabiter dans un même lieu une salle de concert et de théâtre. Une fois encore vous allez réaliser un projet imaginé il y a fort longtemps mais qui n’a plus de légitimité. Cette méthode, c’est celle que vous développez depuis de nombreuses années, par manque d’anticipation et sans doute parce que vous n’êtes plus à l’écoute des attentes de votre population. “All the world is a stage” disait Shakespeare, permettez moi de vous inviter à mieux regarder et écouter ce qui se passe sur cette scène.

Je vous remercie.

17 décembre 2014

Ligne 1 : Pour une station intermédiaire à Fontenay-sous-Bois

Ce soir les habitants de notre ville pourront participer et s'exprimer à l'occasion de la dernière réunion publique de concertation organisée sur le prolongement de la ligne 1 du métro jusqu'à Val-de-Fontenay.

Cette réunion est un moment de démocratie fort et important et, sans doute, assez rare, paradoxalement, pour notre ville. En effet, pour la première fois nos concitoyens seront à égalité quant à l'expression de leur opinion ou de leur avis dans une telle réunion. Madame la garante l'a rappelé à plusieurs reprises cette concertation ne doit pas faire le jeu des groupes de pression ou des groupes politiques mais bien des propositions citoyennes argumentées. Je partage son point de vue. Il y a le temps de la concertation populaire et civique et le temps de l'expression politique. Récemment l'une des réunions du PLU avait tourné en une sorte de joute politique prenant les citoyens en otage. Dans le cadre de cette concertation, sauf attitude contraire de la part des autres groupes ou formations politiques, nous avons fait le choix de laisser les habitants s'exprimer lors de cette réunion avec la multiplicité de leurs avis. Nous serons présents et à l'écoute ce soir à l'école Michelet.

La parole politique sur certains thèmes comme celui-ci est très importante. Elle doit être réfléchie, tenir compte de l'instant présent tout en se projetant dans l'avenir. C'est en tout cas notre conception des choses. C'est dans cet esprit que notre groupe a donc déposé un vœu qui sera étudié lors du conseil municipal de jeudi 18 décembre. L'idée première de ce voeu est bien que la représentation locale, notre conseil municipal, se positionne pour que l'implantation de la station intermédiaire soit sur le territoire de Fontenay-sous-Bois. En effet nous considérons que le prolongement de cette ligne n°1 du métro constitue une opportunité majeure d’améliorer les conditions de déplacements pour tous les habitants de notre ville. Nous connaissons également le déficit de solutions de dessertes en transports en commun sur la ligne de crête de notre ville qui est un inconvénient majeur non seulement pour les Fontenaysiens mais aussi pour les usagers des nombreux services publics implantés dans cette partie du territoire ainsi que pour le développement économique. Enfin, nous sommes conscients du levier que pourrait constituer l’implantation d’une station de métro dans ce quartier stratégique à l’interface de plusieurs quartiers de notre ville (Hôtel de ville, La Redoute, Le Plateau, Victor Hugo,…) et au sein duquel un projet de dynamisation est nécessaire et envisagé (îlot Michelet). Aussi souhaitons nous que le conseil municipal, dans sa séance du jeudi 18 décembre 2014, émette le vœu que la station dite « intermédiaire » soit implantée sur le territoire de Fontenay-sous-Bois et de préférence à proximité de sa ligne de crête. Que ce vœu soit versé à la concertation publique qui se conclut par la rédaction d’un bilan qui tiendra compte des échanges et des avis exprimés durant cette phase. Voilà l'expression politique que notre groupe défendra jeudi soir.

La position de notre groupe au regard des trois tracés proposés n'a pas forcément été difficile à définir, elle a été riche en discussion et en débat et surtout extrêmement intéressante. Si la solution qui consiste à voir la station intermédiaire implantée Boulevard de Verdun a, des trois propositions à choisir, notre soutien, les débats nombreux et la lecture des différentes contributions qui nous ont été adressées par leurs contributeurs nous invitent à émettre à notre tour un autre choix. En effet, pour notre part, nous soutenons avec force et détermination, comme une très grande majorité des Fontenaysiens d'ailleurs, l’idée qu’il faut une station de métro intermédiaire à Fontenay place du 8 Mai 1945 (carrefour du boulevard de Verdun - République - Victor Hugo) et non à Montreuil. La raison est simple : cette station permettrait de voir converger vers elle les habitants des trois quartiers de La Redoute, du Plateau et de l’hôtel de ville, de desservir les équipements publics et scolaires proches. De plus, cette station se trouverait à égale distance entre Montreuil et Nogent. Enfin, sa présence sur la ligne de crête permettrait de faire le lien si nécessaire entre les deux versants de notre ville et surtout de redynamiser également le commerce local qui souffre cruellement dans ce quartier laissé à l’abandon par l’équipe municipale. Au final cette solution sous-estimée dans le DOCP permettrait de concerner beaucoup plus de monde sans obérer ni retarder le projet global, ce que certains ne manqueront pas de nous rétorquer pour faire passer leur propre proposition. Madame la garante l'a souvent dit et Pierre Serne également lors de la réunion des acteurs du territoire le 18 novembre dernier, "le projet peut toujours évoluer tant que la déclaration d’utilité publique n’a pas été prononcée".

A quelques heures de cette réunion si importante pour l'avenir de notre ville, il me semblait utile de préciser notre position.

Gildas LECOQ

03 décembre 2014

Larris : Va-t-on enfin agir ?

Visite aux Larris avec Rama Yade en janvier dernier
Au dernier conseil municipal, Gilles Saint-Gal a voulu me faire passer pour un « étranger » à notre ville, en laissant penser que je ne connaissais pas le quartier des Larris. Méthode surprenante pour cet homme de gauche, mais on n'est plus à paradoxe près ! La vérité est autre, puisque mon histoire avec Fontenay-sous-Bois a débuté bien avant que Gilles Saint-Gal ne soit élu conseiller général en 1998. Et  c’est d’ailleurs aux Larris que j’ai participé à mon premier débat public contre les membres de la municipalité, sur les problèmes des habitants des 3-5-7 rue Jean-Macé. Pour un « étranger » j’avais même été applaudi (le seul d’ailleurs ce matin là à l’école Paul-Langevin) comme quoi, cher Gilles, j’avais su leur parler avec sincérité et connaissance du quartier quoi que vous en pensiez. Mais passons, là n’est pas la question.

Le quartier des Larris est un quartier que j’apprécie. Je l’apprécie d’autant plus que je pense, depuis des années, qu’il est prioritaire dans ceux que nous devons revoir, repenser et réaménager. Quand Jean-Louis Borloo a su que je me présentais dans cette ville, c’est de ce quartier qu’il me parlait à chaque fois qu’il me voyait, regrettant l’immobilisme de la mairie alors que, Ministre en charge des questions de la ville, il leur avait offert la possibilité d’engager la rénovation urbaine des Larris. Hélas la majorité municipale de l’époque ne l’avait pas saisie. Aujourd’hui c’est une chance qui se (re)présente devant nous. En effet, à l’unanimité (et donc avec les voix de l’opposition) les élus ont souhaité engager une concertation autour du centre commercial des Larris, cœur de ce quartier. Dans le cadre de la réflexion sur le devenir du centre commercial des Larris, un premier atelier de concertation est organisé mardi 9 décembre 2014 à 20h dans le réfectoire de l’école Paul Langevin.

« Ouvert à tous, cette séance de travail collectif, organisé en présence de l’architecte-urbaniste missionné pour élaborer le projet, a pour objectif de mieux comprendre le fonctionnement du cœur de quartier aujourd’hui. » est-il précisé sur le site internet dédié à cette concertation (http://coeurdeslarris.jenparle.net). Je vous invite toutes et tous à vous y exprimer.Vous pourrez par exemple, parler de ces commerces qui ferment les uns après les autres et de ceux qui malheureusement restent ouverts très tard dans la nuit… et perdurent dans ce quartier. Il suffit d’y passer régulièrement chaque matin pour découvrir la « teneur » de certains mégots jetés par terre. Comment la municipalité en place peut-elle abandonner les commerçants et les habitants de ce quartier qui voient ce spectacle au quotidien ?
"C'est le rôle de la police nationale" va nous rétorquer, une fois encore, le maire... mais Mr le maire, vous êtes le premier officier de police judiciaire* de notre commune !
De plus, des solutions simples existent, nous le rappelions durant la campagne pour les municipales : police municipale de proximité, vidéo-protection sur des points ciblés, nettoyage de la dalle, retrait immédiat des tags, réparation de l’éclairage public, volonté de mobiliser vers le haut ce centre commercial plutôt que de baisser les bras comme malheureusement c’est le sentiment que tous les habitants de ce quartier ont vis-à-vis des élus de la majorité municipale...
 

Si la concertation est une bonne idée, elle doit véritablement être suivie d’effets. Mais au-delà de cette étude, nous demandons clairement que la majorité municipale fasse des efforts en matière de nettoyage de ce quartier. Qu’elle agisse vite et bien, qu’elle renforce, pourquoi pas, les illuminations de fêtes de fin d’année, bref qu’elle montre à ses habitants qu’au-delà de la concertation, elle sait aussi agir. C’est ce que nous demandons expressément pour que cette situation indigne change enfin. Nous restons mobilisés au côté des habitants des Larris qui, n’en déplaise à Monsieur Saint-Gal, nous parlent, nous rencontrent et nous disent combien ils sont las de ces promesses non tenues par les élus de gauche qui siègent au conseil municipal et au conseil général ! Les habitants n'ont pas besoin de représentants politiques qui fassent semblant de les écouter ou d'agir, ils veulent des représentants sincères.


* Le maire, ainsi que ses adjoints, ont la qualité d’officiers de police judiciaire, conformément aux dispositions de l’article 16 (1°) du Code de procédure pénale (article L.2122-31 du CGCT). L’exercice de ce pouvoir s’effectue sous le contrôle du procureur de la République.

02 décembre 2014

Notre tribune du mois de décembre ! Soutenons Musiques au Comptoir

« Heureusement qu’il y a un comptoir, sinon on serait là, debout comme des c...s. »
Jean-Marie Gourio - « Brèves de comptoir »


Les récents problèmes financiers de l’association Musiques au Comptoir en disent long sur la duplicité de la gestion municipale. Soutien dans les mots, rien (sinon peu) dans les faits.
Depuis treize ans, le Comptoir fait un travail formidable : programmation variée de qualité, ambiance chaleureuse : un vrai lieu de culture de proximité pour tous les publics. Côté fonctionnement, l’association équilibrait ses comptes entre recettes propres et subventions. La situation s’est récemment et brusquement dégradée avec l’annulation de la dotation du Conseil régional d’Île-de-France (le refus d’octroyer à l’association une subvention triennale de 60 000 euros d’aide à la permanence artistique).

La situation serait malheureusement banale en ces temps de crise si le Conseil municipal de novembre avait été saisi sérieusement de l’affaire pour trouver une solution réelle et pérenne.
 

Au lieu de cela, il n’a été soumis au vote des élus qu’une modeste prise en charge d’un concert supplémentaire. Et c’est ainsi qu’une association conventionnée, aidée et abritée par la ville de Fontenay, est obligée de faire appel à la générosité publique pour survivre. Une fois encore, la majorité municipale démontre sa gestion “court-termiste”, son manque de vision d’avenir et sa duplicité entre mots et actes. Plus préoccupée, pendant tout le conseil municipal, à dénoncer la politique du gouvernement (qu’elle a pourtant portée au pouvoir), plus fascinée par «le charme des herbes folles sur les trottoirs», les élus de la majorité ont clairement oublié de hiérarchiser les problèmes et refusent de prioriser les actions. La survie d’une importante association n’apparaît donc pas forcément comme un sujet prioritaire pour eux.

Des raisons politiques ?
Une question s’impose : et si le fait de ne pas proposer une rallonge de dotation pour l’association Musiques au comptoir avait un motif politique ? Le Conseil municipal (et nous avec !) vote pourtant des subventions à bon nombre d’associations qui font un travail certes remarquable mais qui n’ont pas le rayonnement territorial et même culturel de Musiques au Comptoir !
Pourquoi, donc, ne pas nous avoir proposé de sauver l’association Musiques au Comptoir ? Pourquoi ne pas avoir proposé - a minima - un “vœu” du Conseil à destination de ce même Conseil régional ? Serait-ce la peur de renier une décision de l’exécutif régional gouverné par leurs amis socialistes, communistes et verts. Nous risquons donc de nous retrouver, comme le disait J. M. Gourio : « Debout, mais comme des c...s ». Plus de musique, plus d’échanges, plus de lieu indépendant et convivial pour écouter toutes les musiques à Fontenay.


Nous souhaitons ardemment qu’une solution viable et durable soit trouvée. Et nous serons heureux d’assister avec le plus grand nombre de Fontenaysiens, le 14 décembre, au concert de soutien pour démontrer ensemble l’importance du projet culturel de proximité porté par l’association Musiques au comptoir.


Gildas LECOQ, Brigitte CHAMBRE-MARTIN, David GUYOT, Sana RONDA, Philip DE LA CROIX, Geneviève LOUICELLIER-CALMELS, Christophe ESCLATTIER, Brigitte ROCHE, Lionel BERTRAND.