26 octobre 2016

Baisse du chômage : prenons de la distance

Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité en France métropolitaine a diminué au mois de septembre avec 66 300 chômeurs en moins pour atteindre le triste chiffre de 5,7 millions de personnes en recherche d’emploi. Le gouvernement s’est réjoui de cette “inversion de la courbe du chômage” et a salué une baisse prétendument historique, une première depuis vingt ans. Si seulement…

Ce discours indécent me choque. Je considère, en effet, que le rôle d’un responsable politique est de manier les données statistiques avec précaution et d’appréhender les grands enjeux économiques et sociaux avec un certain recul. Or, en matière de chômage, si les chiffres du mois de septembre sont positifs, il serait excessif d’affirmer que “ça va mieux” quand on a déjà, avec la même indécence, reconnu ne pas “avoir eu de bol“ face à ce chiffre de 5,7 millions de chômeurs.

Tout d’abord, au regard de la situation macroéconomique, il n’est pas étonnant que le chômage diminue. L’inverse serait même dramatique sachant que les taux d’intérêts bas et le repli des cours des matières premières constituent autant de signaux favorables censés doper l’activité économique.Pourtant la France n’a pas pu pleinement profiter de cette reprise : sur une année pleine, alors que le taux de chômage a baissé dans 25 des 28 états-membres de l’UE, de notre côté, le chômage des catégories A, B et C est en hausse d'1%.

Le tour de passe-passe statistique que permet la catégorisation des demandeurs d’emploi, voilà d’ailleurs un autre élément qui m’amène à tempérer l’optimisme excessif du gouvernement. Si le nombre de chômeurs catégorie A a diminué (demandeurs d’emploi sans activité), le nombre de chômeurs catégorie B ou C (demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite, petits jobs) a lui augmenté avec 28 000 chômeurs supplémentaires en septembre.

Le constat est encore plus sévère concernant la catégorie D, celle qui regroupe les chômeurs en formation et qui a permis au gouvernement de développer un astucieux artifice statistique pour afficher une baisse du taux de chômage. En effet, deux ans seulement après avoir réduit de 20 % (550 millions d’euros) les aides à l’apprentissage au profit des emplois aidés qu’il faudra à l’avenir totalement repenser, le gouvernement a rétro-pédalé et a annoncé le développement d’un plan “500.000 formations supplémentaires” pour les chômeurs. C’est donc ce plan qui a permis un très large transfert du nombre de demandeurs d’emploi catégorie A vers la catégorie D, dont les effectifs ont augmenté de 10%.

J’aimerais rappeler pour conclure que la prise de décision politique doit procéder d’une réflexion qui s’inscrit sur le temps long : il faut porter un regard distancié sur les indices statistiques conjoncturels. Et si le nombre de chômeurs catégories A a bien diminué en septembre 2016, ce quinquennat restera malgré tout comme celui d’un échec historique en matière d’emploi.

Alors même que le Président de la République avait promis, le 9 septembre 2012, « d’inverser la courbe du chômage d’ici un an », le chômage a explosé en France, battant son terrible record historique de 1997. Ce sont plus de 5,7 millions de Français qui sont touchés par le chômage, toutes catégories confondues, et 20.000 chômeurs de plus par mois depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande. 54% d’augmentation en cinq ans, voilà un bien triste record ….

La Tribune du mois : Fonds de dotations « Fontenay Solidaire » : des questions sans réponse ...

Lors du dernier conseil municipal, la majorité a proposé la création d’un Fonds de dotations « Fontenay Solidaire ». Cette initiative partait, a priori, d’un bon sentiment. En effet, ce nouvel outil dédié au mécénat permettait aux donateurs de bénéficier d’abattements fiscaux avantageux et d’aider plus facilement au financement des clubs sportifs et des associations culturelles de notre ville. Pourtant, nous n’avons pas voté favorablement la création de ce fonds de dotation car de nombreuses questions sont restées étrangement sans réponse. Explications.

1/ Malgré nos demandes aucun élément sur l’association «Allez Fontenay» qui s’était fixé le même objectif par le passé, ne nous a été transmis (bilan financier et moral, statuts, membres du bureau...). Pourtant financée avec l’argent des contribuables, cette association n’a réellement jamais fonctionné ou si peu, pourquoi tant de mystère sur son bilan ?

2/ Notre groupe a demandé les noms des personnes qui siégeront dans le futur fonds de dotation. A part ceux des élus de la majorité, le maire n’a pas su nous donner des précisions ni même accepter une représentation de l’opposition !

3/ Pour lancer ce fonds, la règlementation oblige à avoir une dotation initiale. Celle-ci aurait dû logiquement être versée par l’association «Allez Fontenay» (le boni de liquidation aurait très bien pu servir de mise de départ). Or quelques heures avant le conseil municipal nous avons découvert que cette dotation serait généreusement versée par une association située dans le Val d’Oise « Territoires solidaires » et inconnue dans notre ville. Etrange !

4/ A la lecture des statuts de cette « généreuse » association, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir que celle-ci était présidée par une personne associée dans plusieurs structures à caractère commercial avec l’actuel PDG de la société en charge de la régie publicitaire du magazine municipal de Fontenay : Médias et Publicité. Ce même PDG qui fut par le passé journaliste à 93-Hebdo (journal du PCF-93). Cette même régie publicitaire qui travaille avec notamment la ville de Montreuil (où exactement le même fonds de dotation, soutenu par la même association « Territoires solidaires », a été créé il y a un an !). Les autres membres du bureau de l’association « Territoires solidaires » figurent, quant à eux, sur le site internet de cette même régie publicitaire, comme membres de l’équipe commerciale. Pourquoi ?

Devant autant d’éléments surprenants nous avons exposé nos interrogations à Monsieur le Maire lors de la séance du Conseil municipal. Il faut reconnaître que nous avons été nombreux à sentir un silence lourd et gêné de sa part, puis une réponse confuse. Le maire allant même jusqu’à dire qu’il n’était pas au courant. Nous avons posé des questions, le maire s’est engagé à faire la lumière et à nous apporter des réponses. A ce jour nous attendons toujours… A suivre.

Gildas Lecoq,  Brigitte Chambre-Martin, David Guyot, Sana Ronda, Philip De La Croix, Geneviève Louicellier-Calmels, Christophe Esclattier, Brigitte Roche, Lionel Bertrand.

22 octobre 2016

La colère monte dans les rangs de la police nationale

Quatorze jours après l’agression de quatre policiers à Viry-Châtillon, la colère monte dans les rangs de la police nationale. Depuis 5 nuits maintenant, de nombreux rassemblements de centaines de policiers en civil ont eu lieu dans plusieurs villes de France.

Cette situation interroge forcément quelques mois après les terribles attentats où par millions les Français remerciaient les forces de l’ordre pour leur travail de sécurisation.

Ces policiers fatigués attendent des mesures concrètes pour améliorer leur situation, rien de plus. Ils sont aujourd'hui lassés. Oui, lassés d'essuyer des outrages répétés de la part de bandes qui leur interdisent l’accès à leur quartier. Lassés de ne pas être suffisamment soutenus par le gouvernement. Lassés d'être mal équipés par un État qui ne fournit pas les dotations nécessaires à l'achat de matériels et d’armements modernes à la hauteur des enjeux contemporains

Au fond, la situation est plus simple qu'il n'y paraît : pas besoin de grands discours et de grandes incantations, un peu de courage et d'action suffiront. Les policiers attendent simplement de l’État des réactions fortes pour que le sentiment d’impunité qui prévaut contre leurs agresseurs cesse d'être une réalité

Ces femmes et ces hommes qui risquent leur vie et qui accomplissent leur mission dans un contexte ô combien difficile, ne doivent pas seulement être entendus par le gouvernement mais bien soutenus. Il en va de la sécurité nationale car n'oublions pas que nous sommes toujours en état d'urgence.

19 octobre 2016

Législatives 2017 : je suis candidat !

Vous le savez, je suis un élu de proximité et de dialogue investi sur le terrain depuis plusieurs années. A l’occasion de nos rencontres, vous avez été nombreuses et nombreux à m'interroger non plus seulement sur la politique locale mais aussi sur la situation économique et sociale alarmante de notre pays. Vous m’avez encouragé à porter votre voix dans le paysage politique national.

Fort de cette confiance et des sollicitations reçues, j’ai pris la décision d’être candidat aux élections législatives dans la 6ème circonscription du Val-de-Marne qui rassemble nos communes de Vincennes, Fontenay-sous-Bois et Saint-Mandé. C’est une décision mûrement réfléchie qui m’engage personnellement.

Après 25 années d’expérience en entreprise et en collectivité locale, je veux porter une nouvelle voix à l’Assemblée Nationale. Une voix tolérante et apaisée dans un climat politique et social tendu, une voix sans concessions sur la nécessité de réformer le pays mais aussi une voix moderne, consciente des grands enjeux contemporains.

Je me réjouis d’avoir déjà été investi par l’UDI pour mener ce combat. Je suis également ravi d’être soutenu par des élus de qualité et d’expérience de notre territoire, à l’image de Laurent Lafon, le maire de Vincennes et de Dominique Le Bideau, conseillère départementale de Vincennes & Saint-Mandé.

Ma démarche vise à rassembler le maximum d’élus et citoyens de la circonscription pour être le candidat du centre et de la droite en juin prochain et ainsi incarner l’alternance à un mandat de renoncements, d’échecs et d’occasions manquées.

Je vous invite à soutenir ma candidature et à rejoindre la dynamique que je veux créer dans nos communes pour les 5 années à venir. Je vous remercie de votre confiance. 

 



Retrouvez ma déclaration de candidature sur http://gildaslecoq2017.fr/candidature/

13 octobre 2016

Primaires de la droite et du centre : Je soutiens Alain Juppé



J’ai souhaité officiellement, ce matin, apporter mon soutien à Alain Juppé, candidat à l’élection présidentielle et aux primaires de la Droite.
 
L’élection de celui qui sera non seulement le leader des « Républicains », mais aussi  leur candidat à la présidentielle, ne peut, en effet, nous laisser indifférents.

Je soutiens Alain Juppé car je crois qu’avant d’élire un président de la République nous devons choisir un homme d’Etat qui cherche non seulement à apaiser mais qui propose aux Français de la mesure et de l’équilibre après tant d’années où certains ont cherché à les opposer.

Je soutiens Alain Juppé, avec lequel j’ai eu la chance de travailler au Quai d’Orsay, car c’est un homme de dialogue et d’expérience qui saura tracer un cap pour notre pays dans un moment clef de son avenir.

Je soutiens Alain Juppé car il sera celui qui, sans pression électorale, pourra conduire la transformation profonde dont notre pays a tant besoin, après cinq années d’égarement et d’approximation.

Je soutiens Alain Juppé car c’est à mes yeux celui qui partage les valeurs humanistes, pragmatiques et européennes que je défends depuis le début de mon engagement en politique. Parce que je sais qu’il refuse la surenchère populiste, je suis persuadé qu’il sera en mesure de battre les extrémismes de droite comme de gauche.

Puisque chacun de nous peut s’exprimer à l’occasion de ces primaires, j'invite tous ceux qui veulent, comme moi, que les valeurs que nous défendons depuis de nombreuses années et les élus qui se battent pour les faire entendre, puissent compter dans une future majorité, à se mobiliser pour voter et surtout faire voter pour Alain JUPPÉ les 20 et 27 novembre prochains.

10 octobre 2016

Rencontres de la Jeunesse

Ce samedi 8 octobre, se tenaient les Rencontres de la Jeunesse #JeunesaFontenay, conclusion des différentes réunions organisées au printemps dernier avec les jeunes Fontenaysiens. 

Il me semble important, tout d'abord de féliciter le Service municipal de la jeunesse pour cette organisation, de remercier également les différentes associations et institutions présentent durant cette journée de conclusion, mais aussi une fois n'est pas coutume la majorité pour cette initiative. Même si le nombre des jeunes présents n'était sans doute pas à la hauteur des espoirs, même si tous les quartiers n'étaient pas représentés, les ateliers ont pu donner quelques pistes intéressantes à travailler désormais.

Ceux qui me lisent le savent, j'avais lors de notre cérémonie de vœux de notre groupe, placé l'année 2016 sous le signe de la jeunesse. Il me semble, en effet, que le fossé qui se creuse avec l'institution et tout ce qu'elle peut incarner mérite que l'on se penche dessus. Les jeunes de nos quartiers (quand je parle des quartiers je parle bien de tous nos quartiers) ont une énergie à revendre, un désir d'entreprendre indéniable.

Nous avions été marqués lors des réunions avec les jeunes par cette montée de la colère et de la défiance vis à vis de la mairie. Mais à la fois, aussi, par l'envie de s'intégrer dans la société par le travail notamment et pas seulement d'attendre de la ville que les solutions arrivent.

La conclusion de cette journée a été d'une certaine manière le reflet des différentes réunions de quartiers qui se sont tenues au début de l'été avec les jeunes Fontenaysiens. 
Toujours le même constat : un manque d'information sur les services proposés, un besoin d'un accompagnement personnalisé sans jugement sur les échecs du passé et une volonté de trouver un emploi avec une énergie qui ne demande qu'à être canalisée. Oui, toujours les deux mêmes sujets : ceux de l'accompagnement à l'insertion dans le monde du travail ou vers le logement.

L'autre côté positif aura été la présence des jeunes filles lors de ces Rencontres, elles qui avaient été complètement absentes des réunions de quartier.


Le diagnostic est désormais posé, mais la tâche sera difficile car l'institution va devoir retisser un lien distendu avec les jeunes de nos quartiers. Ces jeunes l'ont clairement exprimés ils ont besoin d'y voir plus clair sur les services proposés, ils veulent pouvoir atteindre leurs objectifs et leurs ambitions sans avoir à suivre un chemin administratif tortueux. Ils demandent, non pas à être aidés, mais accompagnés et encouragés. Pour cela il va falloir reconstruire du lien social et surtout reconstruire des ponts entre nos quartiers et redonner confiance à ces jeunes. Les propositions sont nombreuses, nous soutiendrons celles qui iront dans le bon sens mais serons vigilants devant les promesses intenables et démagogiques. 

06 octobre 2016

La fuite d'eau du bd de Verdun enfin résorbée !

Afficher l'image d'origineLa fuite d'eau potable dans le caniveau du boulevard de Verdun, que M. Mari, président de la dynamique association du Plateau, signalait aux services municipaux depuis plus de 6 mois et dont je parlais dans mon dernier article vient, enfin, d'être stoppée. Si l'on peut se réjouir de cette conclusion heureuse, il est évident que l'on peut s'interroger sur la durée du problème et surtout sur coût que cela a dû engendrer à la commune. Nos actions communes ont, sans aucun doute, porté leurs fruits.