29 novembre 2016

Primaire de la droite et du centre

Avec plus de 66% des suffrages exprimés, François Fillon a remporté très largement cette primaire de la droite et du centre, je tiens à lui adresser toutes mes félicitations pour la remarquable campagne qu’il a conduite.

Cette campagne l'avait d’ailleurs mené à Fontenay-sous-Bois en mars 2015 pour soutenir notre binôme aux élections départementales. J’avais pu à cette occasion constater toute la détermination qui était la sienne mais aussi sa capacité d’écoute et d’analyse.

Je tiens évidemment à saluer Alain Juppé qui a su porter durant cette campagne un projet humain et pragmatique que j’ai soutenu avec sincérité car il correspond à l’idée du nécessaire rassemblement que je défends depuis de nombreuses années.

La très large victoire de François Fillon ne doit pas faire oublier que la famille de la droite et du centre, rassemble aussi la droite modérée. Le résultat dans notre ville et plus largement dans la 6e circonscription (Fontenay, Vincennes et St Mandé) où François Fillon a rassemblé 54,4% des suffrages exprimés contre 45,6% pour Alain Juppé (soit +35% par rapport à son score national) montre que cette sensibilité occupe une place prépondérante dans le paysage politique local. Elle devra être prise en considération lors des prochaines échéances nationales.

Merci aux 3615 personnes qui sont venues voter et ainsi participer à la désignation du candidat de la droite et du centre.

27 novembre 2016

Primaire 2nd Tour : Résultats à Fontenay

Résultats de la primaire à Fontenay-sous-Bois - 2nd Tour

Votants : 3615
Exprimés : 3609


F. Fillon : 1831 voix (50,7%)
 

A. Juppé : 1778 voix (49,3%)

23 novembre 2016

Primaire de la droite et du centre : Il nous reste quelques jours pour débattre sereinement

Avec plus de 3.500 votants à Fontenay-sous-Bois et 14.500 dans notre circonscription, le 1er tour de la primaire de la droite et du centre a été un succès d’expression démocratique. Je m’en réjouis. Quel que soit le candidat que nous avons soutenu, cette très forte participation souligne un vrai désir d’alternance.


Comme dans chaque élection, la confrontation des projets est nécessaire et salutaire. Mais l’agressivité de certains commentaires m’inquiète. Ils menacent l’unité de nos familles politiques qui devra pourtant prévaloir dimanche soir. Je regrette les propos très durs qui peuvent être tenus contre Alain Juppé ou François Fillon, cela n’est pas la conception que j’ai du débat politique.

Pour ma part, je continue de soutenir Alain Juppé. Je me réjouis du nombre de voix très élevé qu’il a réuni dans la 6ème circonscription, un record dans le Val-de-Marne. Au regard des programmes proposés, il est celui dont le cadrage financier me paraît le plus crédible et celui dont la méthode est la plus à même d’opérer un large rassemblement préalable à toute action réformatrice.

Il nous reste quelques jours pour débattre sereinement. L’affaiblissement de l’un ou de l’autre candidat affaiblira la dynamique de reconquête et de rassemblement qu’il faudra pourtant mettre en œuvre dès lundi matin. Car notre ambition commune est de gagner le 23 avril et le 7 mai prochain.

21 novembre 2016

Résultats de la primaire de la droite et du centre à Fontenay

Résultats de la primaire de la droite et du centre à Fontenay : 3500 votants exprimés :
NS 545 (15,57%)
FF 1361 (38,88)
NKM 147 (4,2)
AJ 1342 (38,34)
JFC 9 (0,25)
BLM 62 (1,77)
JFP 34 (0,97)

Résultats partiels à 23:30

11 novembre 2016

11 novembre : le temps ne pourra jamais nous exonérer du devoir de mémoire

En ce 11 Novembre 2016, nous nous sommes réunis au pied du Monument aux Morts de Fontenay-sous-Bois pour commémorer le 98e anniversaire de l’Armistice de 1918. Nous avons honoré la mémoire de tous ceux qui ont combattu pour la France au cours de la Première Guerre Mondiale et des millions de femmes et d’hommes qui y ont perdu la vie.

Je suis de ceux qui considèrent que le temps ne pourra jamais nous exonérer de ce devoir de mémoire. 98 années ne peuvent suffire à effacer l’horreur des tranchées, les épreuves insoutenables endurées par cette génération sacrifiée et la souffrance de ces millions de jeunes hommes ravagés par un des plus grands drames de notre civilisation, laissant dans leur sillage des familles endeuillées et le goût amer du sang versé pour la patrie.

Cette flamme du souvenir que nous avons en quelque sorte collectivement allumée ce matin est avant tout une marque de respect. Une marque de respect pour les enfants de la France qui ont enduré quatre années de souffrances indicibles. Une marque de respect pour cette génération martyre, fauchée par la barbarie alors que rien ne l’y préparait.

Au-delà des horreurs du front, c’est en effet d’une génération toute entière dont nous devons nous souvenir aujourd’hui. Qu’ils furent soldats ou civils, ils appartenaient tous et toutes à la même génération, celle qui n’avait pas vu venir la Grande Guerre et qui a subi dans l’effroi et la tourmente la plus ignominieuse des déferlantes guerrières que l’Histoire ait imposé aux Hommes. Nous devons ce matin nous souvenir de cette génération du “Monde d’Hier” si bien décrite par Stefan Zweig. Ces femmes, ces hommes, ces enfants bercés par l’illusion de la paix, indifférents au danger, chez qui, pour reprendre les mots du grand Européen qu’était Zweig, “tout évènement extrême, toute violence paraissait presque impossibles dans une ère de raison”. Le temps des guerres et des conflits meurtriers était révolu. Ils avaient foi en l’avenir. L’Histoire leur a apporté le pire des démentis.

Cette année, l’acte de mémoire que nous avons accompli revêtait une signification particulière. L’année 2016 marque en effet le centenaire de la bataille de Verdun, l'horrible apothéose de la guerre civile européenne. 9 mois d’horreur où en laissant 300 000 de ses enfants agoniser dans des circonstances effroyables, c’est toute la civilisation européenne qui fut meurtrie. C’est moins connu du grand public mais 2016 marque aussi le centenaire des tentatives de paix qui émergèrent des quatre coins de l’Europe pour mettre un terme à l’horreur. Les proposition de “paix blanche” sans vainqueurs ni vaincus ont certes échoué. Mais elles portaient en elles un message de paix et d’espoir singulier auquel nous devons plus que jamais nous rattacher.

A l’heure où de trop nombreuses voix s’élèvent dans le paysage politique pour accabler l’Europe de tous les maux, prenons la peine à chaque fois que cela nous est possible de contempler le chemin parcouru. Jetons un regard sur le siècle qui s’est écoulé et mesurons l’ampleur du redressement. Mesurons la puissance de caractère et la force mentale des peuples européens qui sur les ruines du drame de Verdun, ont construit un espace de paix et de coopération unique au monde en l’espace de quatre générations seulement. C’est parce que je suis fier de cette Histoire que je suis un citoyen européen depuis le début de mon engagement politique : citoyen de l’Europe comme construction politique, citoyen d’un espace commun qui ne partage ni langue ni religion mais une Histoire commune de réconciliation et de tolérance dont la singularité fait notre force et notre grandeur.

08 novembre 2016

« Non, la République n’est pas l'ennemie des religions : quelques rappels sur la laïcité »

J’ai assisté jeudi dernier, comme chaque année, au traditionnel dîner républicain organisé pour le nouvel an juif par le Conseil des Communautés Juives du Val-de-Marne. J’apprécie ce dîner car il nous permet de nous retrouver dans un cadre toujours convivial mais également d’échanger nos points de
vue sur notre territoire, la France et le Monde dans un esprit de construction positif. J’ai
eu plaisir à retrouver mes amis de la communauté de Saint-Mandé, Vincennes et Fontenay-sous-Bois.

Mais chaque année, je m’étonne de voir certaines personnalités politiques et commentateurs dénoncer la présence de leurs confrères et consœurs à différents dîners organisés pour fêter la nouvelle année juive. Je me souviens d’un article publié en 2013 sur le site internet de France Info tout à fait étonnant où la présence du premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault, à un dîner organisé par l'écrivain Marek Halter était dénoncée : “cette présence peut étonner au moment où une charte de la laïcité est affiché dans tous les établissements scolaires publics”.

Cela en dit long sur la méconnaissance et sur la confusion des principes fondamentaux qui peuvent exister actuellement dans notre pays. En effet, le principe de laïcité tel que défini dans la loi de 1905 n’est pas et ne doit pas être conçu comme une tentative de neutralisation religieuse de la société. Je crois qu’une mise en perspective historique est nécessaire en ces temps troubles où à l’extrême droite et à l’extrême gauche, des discours laïcistes intransigeants menacent la garantie du libre exercice des cultes.

La défense d’une laïcité intransigeante qui poserait la République en ennemie du religieux est une faute historique. C’est une faute historique parce que cette vision est contraire à la loi de 1905 telle que voulue par le rapporteur de l’époque, un certain Aristide Briand qui a fait adopter une loi de conciliation, visant à construire un “pacte laïque” avec l’Église. La loi de 1905 n’impose donc pas la renonciation publique nationale, elle ne décrète pas la neutralité religieuse de la société mais plus exactement la neutralité religieuse de l’État.

Une fois ces principes rappelés, je veux affirmer toutefois qu’une citoyenneté forte est indispensable au vivre-ensemble. La liberté religieuse doit nécessairement s’exercer dans le respect d’un socle de valeurs fondamentales : l’unité de la communauté politique et du peuple français sont les limites naturelles portées à l’organisation communautaire et à l’expression des particularismes.

On ne peut, en effet, pas vivre-ensemble si on ne produit pas du “commun”, si on ne développe pas un fort sentiment d’appartenance : ce que l’on appelle la citoyenneté ! C’est d’ailleurs à mon sens tout le rôle de l’éducation nationale et plus particulièrement de l’école primaire. Oui, c’est l’enseignement des valeurs fondamentales de la République et l’acquisition des grands principes de vivre-ensemble qui doivent constituer la mission principale de l’école primaire. C’est l’acquisition des grandes règles implicites de la vie en commun et les grands cadres intérieurs de la vie en société qui sont prioritaires.

C’est cette transmission de repères à l’école primaire sur laquelle nous devrons insister lorsque viendra le temps de l’alternance. Elle est la garantie de l’unité nationale et de de l’apaisement des tensions qui peuvent exister entre différentes communautés aujourd’hui. Une fois les conditions du vivre ensemble réunies, il sera alors plus facile d’accepter nos nuances et nos différences, sans en venir à vouloir les imposer aux uns ou aux autres. Peu nombreux seront à ce moment-là les laïcistes extrémistes proclamant la République ennemie des religions ….