21 octobre 2017

L'Interview du samedi

La rentrée est désormais derrière nous et nous voulions faire un point avec vous. Cette année électorale a été dense, comment vous sentez-vous ?  
Gildas LECOQ : Je vais très bien, je vous remercie. Vous l’avez dit, l’année a été marquée par trois rendez-vous électoraux qui ont modifié très largement le paysage politique de notre pays.
Si je n’ai pas gagné l’élection législative, je dois reconnaître que cette séquence électorale a été bénéfique pour notre équipe. Elle nous a offert la possibilité de rencontrer de nouveaux fontenaysiens et de mieux faire connaître notre vision politique. Ce travail de terrain est très positif pour l’avenir.
La campagne nous a permis également d’élargir notre équipe, et de poursuivre ce nécessaire rassemblement de femmes et d'hommes venant d’horizons politiques différents. Vous le savez, notre groupe est le seul à rassembler aussi largement, alors que la majorité municipale se morcelle et se radicalise sur des positions clivantes. Avec eux nous sommes très loin de la promesse d’une ville pour tous.
Sur le plan national, il faut reconnaître que l’élection d’Emmanuel Macron a donné un nouvel élan à la vie politique française et a permis de faire respirer la classe politique. Maintenant, il faut restaurer un lien de confiance indispensable entre les élus et les citoyens. Loin des étiquettes et des appartenances politiques, je crois au terrain et aux rencontres.



Depuis la rentrée vous êtes sur tous les champs, est-ce à dire que vous êtes déjà en campagne pour les prochaines municipales ?
Gildas LECOQ : Je n’ai jamais attendu les élections pour être sur le terrain ! C’est justement ce qui nous distingue. L’engagement politique local tel que je le conçois implique d’être en contact permanent avec les habitants. C’est ma philosophie. J’ai cette chance d’aimer les gens, et j’apprécie de discuter avec eux.  Je vis donc tout simplement dans ma ville au rythme de ses animations et de mes rencontres.
J’essaye enfin d’aller partout et sans doute aussi là où l’on ne m’attend pas : nous allons dans tous les quartiers fontenaysiens sans aucune exception. Je sais que cela peut en étonner certains qui me prédisaient de ne pas tenir la distance, mais malheureusement pour eux, je suis toujours là et bien là !



Que pensez-vous de la première année de mandat du Maire de Fontenay-sous-Bois ?
Gildas LECOQ : Il ne m’appartient pas de le juger catégoriquement si tôt. Comme chaque habitant, j’observe, j’écoute et j’attends de voir. Pour le moment, je n’ai pas le sentiment d’un grand changement de cap pour notre ville, à l’exception de son plan de communication.
Surtout, je regrette sa démarche de politisation des enjeux municipaux. Plutôt que de rassembler sur la modernisation de notre ville et de bâtir des projets concrets pour donner un nouvel élan à la ville, sa politique cloisonne et ne s’adresse qu’à une seule partie de la population. Je dois reconnaître qu’il s’inscrit ainsi dans la lignée de son mentor Jean-Luc Mélenchon du Front de gauche. Faire du bruit et le faire savoir ne font pas pour autant avancer les dossiers.


Notre différence, c’est notre volonté de conduire une politique municipale qui ne soit pas idéologique, mais qui soit vraiment utile pour tous les quartiers et tous les habitants. Un esprit constructif et positif. C’est avec cette logique que nous travaillons au Conseil municipal : lorsqu’il faut soutenir la Mairie, nous le faisons sans aucun problème s’il s’agit bien, au final, d’améliorer la vie des habitants. Je sais que cela peut déstabiliser, mais un trottoir n’est pas de droite ou de gauche, il est propre et en bon état, ou sale et détérioré ! En revanche, je suis consterné par les débats interminables engagés par le Maire sur les sujets de politique nationale ou internationale qui parasitent les Conseils municipaux.  Nous avons été élus par les Fontenaysiens pour gérer cette ville, et non pour créer une association de café-débat ou un parlement parallèle ! Au vu de l’état de propreté de nos rues, de la dette locale et de la faible qualité de nos équipements, j’ai envie de dire : revenons à notre mission locale, cela suffira amplement. Pour le reste, chacun a le droit d’avoir un avis, mais le conseil municipal n’est pas la chambre d’enregistrement des plaintes et craintes de nos amis du front de gauche et du parti communiste… Qu’ils aillent s’exprimer ailleurs, comme nous le faisons.



Vous avez exprimé votre crainte face au risque de report des projets de transports mais également dénoncé l’hypocrisie de la Mairie sur ce sujet. Pourquoi ?
Gildas LECOQ : C’est l’exemple même d’un sujet où notre groupe a toujours travaillé pour voir aboutir les projets. Prenons la ligne 1 du métro et son prolongement. Notre groupe a toujours soutenu ce projet : nous avons été bien seuls …
Il faut avoir le courage de dire la vérité : le prolongement n’était pas la priorité de l’actuelle majorité, car le métro aurait amené de nouvelles entreprises et des populations nouvelles à Fontenay-sous-Bois, faisant ainsi évoluer la sociologie de la ville. C’est une triste logique électoraliste, typique d’une majorité qui veut garder le pouvoir … On se dit force de progrès, mais en pratique, on s’oppose à tout.
Une fois que le prolongement du métro jusqu’à Val-de-Fontenay était acté, la majorité s’est ralliée au projet. Ralliée mais pas forcément dans le sens de l’intérêt des Fontenaysiens, puisqu’elle a soutenu l’implantation d’une station intermédiaire sur le territoire de Montreuil plutôt que de se battre pour une station place du 8-Mai 1945 dans notre ville. Quel dommage …



En matière de logement et d’aménagement aussi, vous portez une vision différente ?
Gildas LECOQ : Évidemment. Parlons, si vous le voulez, du plan local d’urbanisme : il s'agit du document fixé par la Mairie qui définit les règles de construction dans une commune.


La large (et coûteuse !) campagne de communication de la Mairie nous annonçait une ville apaisée, durable et à visage humain. Au final, ce plan local affichait tout le contraire ! Ce n’est pas faute d’avoir proposé des corrections, mais le Maire ne voulait rien entendre. Aujourd’hui les habitants de nos quartiers résidentiels mesurent toute l’incohérence de ce plan qui permet la construction d’immeubles très hauts. Cette densification est un point plus que noir pour l’avenir de notre ville… Où est la ville à visage humain, quand des immeubles de plus de 15 mètres s’imposeront dans nos quartiers ?


En matière de logement social, même constat. Notre position est claire :  nous sommes favorables aux 30% de logements sociaux dans Fontenay-sous-Bois. Pas moins, pas plus. Plutôt que de construire de nouveaux logements sociaux et de créer de véritables ghettos urbains, il faut plutôt entretenir le parc des logements existants ! C’est l’urgence dans notre ville. La majorité densifie, bétonne et pense ainsi qu’un locataire du parc social est de fait un soutien électoral. C’est faux de penser cela, et les habitants nous le démontrent chaque jour. L’urgence, c’est de donner la priorité aux ménages en difficulté. Je pense aux familles monoparentales qui souffrent de cette problématique du logement par exemple. Ou à nos jeunes de 25-30 qui doivent continuer à vivre chez leurs parents faute de places. Quand je pense que Monsieur Voguet revendiquait publiquement vivre dans un logement social au nom de la mixité ...je ne suis pas d’accord. Désolé, mais pour moi le logement social doit être destiné à celles et ceux qui en ont besoin, pas à ceux qui ont des revenus conséquents.




D’ailleurs en matière de logement, Fontenay compte de nombreux bénéficiaires de l'aide personnalisée au logement (APL) et un parc de logements sociaux important. Que pensez-vous de la baisse de cette aide compensée par une baisse forcée des loyers perçus par les offices publics d'habitat (OPH) et les bailleurs sociaux ?
Gildas LECOQ : C'est une grave erreur. La baisse des APL et la baisse forcée des loyers pour les HLM ont une conséquence claire : l'État fait porter le poids de sa décision sur d'autres, à savoir les offices publics de l'habitat et les bailleurs. Cette décision risque de remettre en cause leurs investissements futurs pour rénover le parc de logements existant, mais aussi les programmes d’entretien, comme le changement d'un ascenseur, par exemple. Cette décision est clairement la preuve que nos ministres ou parlementaires devraient obligatoirement avoir un mandat local. Ils comprendraient, dès lors, les conséquences de certaines de leurs décisions.




La CSG doit augmenter à partir du 1er janvier 2018. Pouvez-vous nous donner votre avis ?
Gildas LECOQ : L’urgence en matière de productivité et d’emploi dans notre pays, c’est la baisse du coût hors taxe du travail. Pour cela, nous devons réduire considérablement les charges salariales et patronales. Ainsi, nous gagnons en productivité et compétitivité pour les entreprises, et en pouvoir d’achat pour les salariés. Se pose ensuite la question de la compensation de cette baisse des charges ? La TVA sociale est selon moi la meilleure réponse. Aujourd’hui, le gouvernement nous annonce la hausse de la CSG sans avoir agi sur le coût du travail. Cette augmentation de la CSG est une fausse bonne idée. Il y a d’autres solutions, je n’ai cessé d’en parler pendant la campagne des élections législatives. En augmentant la CSG, les retraités et les fonctionnaires vont voir leurs prélèvements augmenter, et les salariés auront une baisse de charges plus faible que prévu. On finance donc la baisse des charges … en augmentant une charge ! Je le redis, il fallait plutôt financer la baisse des charges par une augmentation de la TVA, pour faire payer notre protection sociale aux entreprises étrangères via les importations. Il est plus juste de faire financer nos retraites par les multinationales américaines ou chinoises, plutôt que par les retraités fontenaysiens !



Le tissu associatif fontenaysien est très dense. La disparition des contrats aidés ne risque-t-elle pas de le fragiliser ?
Gildas LECOQ : Arrêtons une fois encore de nous cacher derrière notre petit doigt. Ces contrats sont un succès, ils permettent à des personnes inactives d’avoir une activité professionnelle qui a une vraie utilité sociale. Combien de fois n’a-t-on pas entendu qu’il était inconcevable que des chômeurs qui touchent une indemnisation ne puissent se mettre au service de la collectivité ? Et bien, c’est cela les contrats aidés : permettre la réinsertion dans la vie active des personnes les plus éloignées de l’emploi, les jeunes de moins de 26 ans et les personnes de plus de 50 ans ! Je suis en contact avec un très grand nombre d’associations : il ne faut pas se faire d'illusions, les associations n'ont pas les moyens de transformer les contrats aidés en contrats classiques.
En supprimant les contrats aidés, il y a deux types de perdants :  Les bénéficiaires des contrats qui pouvaient ainsi espérer une insertion ou un retour à l'emploi, mais également les bénéficiaires des services proposés par les associations.



Vous avez la solution ?
Gildas LECOQ : Nous avons une piste de réflexion au sein de ma famille politique. Remplaçons le fonctionnement actuel pour un autre type de contrat, un CDI progressif. Les Collectivités et les associations pourraient signer un CDI avec une personne qui répond aux conditions du contrat aidé : l’Etat subventionnerait une partie de son salaire mais aussi des heures de formation prises en charge pour permettre au salarié d’avoir des perspectives de long terme.
Ainsi, nous permettrons une vraie insertion pour le salarié et un vrai accompagnement pour les communes, qui devraient déboucher sur la pérennisation de l’emploi. Ensuite, je suis partisan que ce type de contrats aidés ne soient réservés à terme qu’aux PME-PMI afin de permettre le retour à l’emploi dans ce type d’entreprise d’un très grand nombre de nos concitoyens. J’espère que l’Etat va infléchir sa position et offrir tant aux associations qu'aux Collectivités un cap clair et rassurant. Je regrette que notre député, sur cette question, soit totalement absent du paysage local.




Êtes-vous également inquiet depuis la suppression, cet été, de 46,5 millions d'euros des crédits alloués à la politique de la ville ?
Gildas LECOQ : Oui ! A Fontenay-sous-Bois deux quartiers sont concernés : Les Larris et La Redoute. Je connais bien ces quartiers que l'on on a souvent considérés comme des territoires abandonnés. Je sais combien les femmes et les hommes qui y vivent ne sont pas, au départ, plus résignés ou plus pessimistes que d'autres. Simplement, ils ont fini par se sentir désemparés, impuissants, oubliés par une société qui avait fini par s'accommoder de ces territoires " à la marge " ou " périphériques ". Dans notre ville, ils doivent figurer prioritairement parmi ceux pour lesquels nous devons œuvrer.


Comme mes amis Jean-Louis Borloo et Yves Jégo, je dis qu’il est urgent que le gouvernement reprenne la question urbaine dans son champ d’action. Une fois que l’Etat agira, il faut aussi que les élus locaux saisissent les opportunités. Je m’interroge toujours sur le refus, il y a quelques années, de placer le quartier des Larris dans le cadre de l’ANRU, un vaste dispositif de rénovation. A l’époque, l’Etat consacrait plus de crédits : si nous en avions profité, nous n’en serions pas là ! Bref...
Fixons aussi des priorités. La création future d’un théâtre dans le quartier de la Redoute - concerné par les crédits de rénovation urbaine - m’inquiète aussi. Je ne souhaite pas que ce fameux équipement capte, à lui seul, l’ensemble des crédits dédiés à la rénovation du quartier. Nous le disons depuis le début, ce théâtre n’a pas la même urgence que les rénovations d’écoles ou la réhabilitation de nos quartiers. Il convient de stopper ce projet au regard de nos finances et des urgences dans notre ville.
Nous sommes certes minoritaires dans la commune, mais au fond les Fontenaysiens aimeraient que cette idée soit majoritaire. La ville a aujourd’hui de lourds dysfonctionnements qui font qu'elle s'occupe sans arrêt des questions marginales, sans jamais s’attaquer aux questions essentielles et stratégiques. Ce n'est pas cette vision de la ville que nous voulons pour les habitants. A la politique réflexe, je souhaite que nous substituions la politique réflexion. Il faut prendre le temps de réfléchir plutôt que d'avoir des réflexes pavloviens et, qui plus est, dogmatiques.
Une fois que nous aurons réglé ces sujets, alors oui, nous pourrons réfléchir à une salle de théâtre de qualité. Il faudra y intégrer à la fois l’avenir du conservatoire actuel et son accessibilité. L'actuel projet de théâtre n’y répond pas hélas.

20 octobre 2017

Police de sécurité du quotidien et si Fontenay se portait candidate ?

Le président de la République a annoncé mercredi la création d’une police de sécurité du quotidien (PSQ). Cette PSQ vise à replacer le service du citoyen au cœur du métier de gendarme et de policier, notamment pour « lutter contre les délits, les nuisances, les incivilités ressenties au quotidien ». L’objectif annoncé est de « lutter contre tout ce qui fait naître (…) les sentiments d’insécurité » et « qui donne l’image de l’impuissance publique », a encore souligné le chef de l’État face aux représentants des forces de l’ordre.

Principale promesse du Président de la République durant la campagne, cette PSQ a l’ambition de retisser les liens avec les associations et les élus locaux, des formes d’action rénovées.

Au moment où l’on sent une crispation de plus en plus visible entre la police et les jeunes de nos quartiers notamment, au moment où l’on mesure quotidiennement une augmentation des incivilités dans notre commune, au moment où le nombre de voitures brûlées ne cesse d’augmenter à Fontenay et enfin, au moment où la baisse des effectifs de la police nationale est systématiquement regrettée par le Maire et la majorité municipale, je propose que Fontenay se porte candidate pour être ville test de cette nouvelle « police de sécurité du quotidien ».

En effet, ce test grandeur nature dans nos quartiers ne pourrait qu’être bénéfique pour améliorer durablement la tranquillité publique à laquelle chaque fontenaysien aspire. Elle permettrait de viser à « améliorer les relations entre les jeunes et la police », tel que cela a été inscrit dans le plan d’action pour la jeunesse récemment voté au Conseil municipal, et pour lequel les élus de notre groupe ont voté favorablement.

 
Même s’il n’y a pas d’appel à candidature stricto sensu, j’attends avec impatience que notre exécutif local se prononce sur ce sujet important, et montre sa volonté de retisser un lien nécessaire entre la police et la population, plutôt que de systématiquement stigmatiser et attiser cette relation si nécessaire à l’amélioration du cadre de vie. 


Sur ces questions de tranquillité publique, même si la future "PSQ" porte encore quelques imperfections nous devons oser et tout tenter avec sérénité pour répondre aux attentes légitimes de nos habitants. 

A suivre…

18 octobre 2017

A nos amis de Marinha Grande au Portugal !


Fontenay est jumelée avec la ville de Marinha Grande au Portugal. Alors que le bilan des incendies dans ce pays s'élève à plus de 40 morts (100 morts si on compte ceux de juin dernier), nous ne pouvons qu'avoir une pensée pour nos amis Portugais. Trois jours de deuil national au Portugal ont été décrétés et ces feux ne s'arrêtent toujours pas pour autant laissant planer un bilan beaucoup plus lourd. Le Portugal se réveille chaque matin depuis des jours avec ce paysage de désolation, des forêts noircies.

Je veux rendre également hommage aux combattants du feu et les assurer de notre soutien.

Parce que nos communes entretiennent depuis 1984 des relations de jumelages qui ont permis de mettre en œuvre, avec l’appui du comité de jumelage des actions dans le domaine de l’éducation, la jeunesse, et les échanges culturels, il me semblait important d'avoir une pensée pour eux.


Dans ce genre de drame le rassemblement au delà des clivages traditionnels existe, fort heureusement. Je vais demander à Monsieur le Maire qu'une aide symbolique de notre ville soit versée comme ce fut logiquement le cas après les ouragans aux Antilles ! 

17 octobre 2017

Seniors : chacun doit trouver sa place dans la ville

C’est toujours avec le même plaisir que j’ai pu saluer chacun des convives et amis du traditionnel « banquet des retraités » samedi midi.
Traditionnellement, le mois d’octobre est un mois consacré à nos aînés. Chaque année dans de nombreuses collectivités de France est célébrée la « Semaine bleue ». Semaine qui constitue un moment privilégié pour informer et sensibiliser l’opinion sur la contribution des retraités à la vie économique, sociale et culturelle, sur les préoccupations et difficultés rencontrées par les personnes âgées, sur les réalisations et projets des associations.

Fontenay n’a pas fait le choix de s’inscrire dans ce programme mais cela ne retire en rien au nombre de services qui sont proposés dans notre ville.
Pour notre part, nous pensons que chacun devrait trouver sa place à Fontenay, quel que soit son âge, sa condition sociale ou son quartier. Il convient donc d’aller beaucoup plus loin vis-à-vis des seniors notamment en cette période et avec la décision du gouvernement d’augmenter la CSG.

Les actions destinées à nos ainés ne peuvent se résumer aux seules actions sociales, comme c’est malheureusement souvent le cas à Fontenay.

Être à l’écoute de nos aînés, c’est aussi et avant tout intégrer le fait que sous cette « appellation générique », il y a différentes générations qui ne peuvent pas forcément se retrouver dans les mêmes activités ou services. Il convient, dès lors, de proposer un panel d’activités et de services cohérents et attendus par ces femmes et hommes retraités. On oublie trop souvent celles et ceux qui sont servis dans cette ville pour ne regarder que ceux qui servent. Mettre en place une politique adaptée c’est être à l’écoute de tous. C’est notre projet pour Fontenay-sous-Bois.

Je m’étonne par exemple, dans une ville qui se dit si démocratique et participative comme la nôtre, qu’il n’existe pas à ce jour un conseil des seniors. Nous le proposons depuis des années car nous savons combien cela nous permettrait de bénéficier de la richesse de leurs expériences, en les associant enfin à la démocratie locale.

Ce conseil pourrait nous apporter énormément aussi sur les besoins en matière de sécurité et d’amélioration du cadre de vie. Ce matin je lisais encore un courrier adressé par des retraités des Maillard 225 à Monsieur le Maire qui m’alertait sur des problèmes de sécurité. Devant l’inaction de la mairie, ils souhaitaient me faire connaître leurs problèmes. Extraits. « C’est inacceptable de voir comment vous (le maire et sa majorité) avez laissé notre cité se dégrader…. Où sont les promesses faites lors des élections ? Lorsque vous faisiez du porte à porte en nous disant que vous étiez solidaires et que vous feriez le nécessaire… Nous avons été idiots de vous croire, puisque notre cité s’est dégradée et que personne ne daigne se déplacer pour voir dans quel état elle se trouve. (…) Parlons de la Police Municipale…. Savez-vous qu’elle s’est déplacée pour aller sonner à la porte d’un locataire handicapé qui habite au XX avenue Charles Garcia? Car il avait laissé ses branches d’oliviers sur la pelouse … Par contre, elle ne va pas déranger ces jeunes qui laissent leurs bouffes, détritus, mégots de shits par terre en leur demandant de ramasser. Non, elle passe en voiture en ralentissant et bien sûr ne s’arrête pas. C’est le monde à l’envers ».

Défendre une ville pour tous ne doit pas être un simple slogan qu’on agite au moment des élections mais bien un cap que l’on suit durant tout un mandat. C’est ce qui guide en tout cas notre engagement. Ensemble, Fontenay pour vous !

16 octobre 2017

#Fontenaython : Tous unis contre la maladie !

Depuis 30 ans le Téléthon a réussi le formidable pari de mobiliser, chaque année, les Français dans un combat sans relâche contre des maladies génétiques, rares et lourdement invalidantes. Pour lutter, le Téléthon a fait le choix de la fête et de la générosité, à Fontenay comme partout en France nous serons tous mobilisés les 8 et 9 décembre 2017 pour aider la rechercher à progresser en participant aux nombreuses animations proposées.

Ce dimanche, à l'invitation de Christine Lebon, j'ai participé avec sa dynamique équipe de bénévoles du #Fontenaython et l'équipe de coordination du Val-de-Marne, à une marche symbolique organisée dans le cadre des "10 km de Fontenay".

L'ambition était clairement affichée : "Tous unis contre la maladie".

Le 9 décembre prochain, Fontenay sera une nouvelle fois aux côtés des familles et des malades. Dans de nombreux quartiers, de multiples activités seront organisées pour faire de cette édition du Téléthon un moment exceptionnel de partage, de joie, de solidarité et de rencontres.

La symbolique sportive sera bien sûr importante – bouger pour ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir le faire – et en ce dimanche matin tous ensemble nous voulions commencer à informer et alerter les habitants sur ce "14 juillet en hiver" comme disait Pierre Tchernia, qui se déroulera dans notre commune.


Je compte sur votre mobilisation, le 9 décembre prochain, pour confirmer combien à Fontenay nous pouvons être fière et riche de cette générosité qui nous anime. 

 

12 octobre 2017

Tribune du Mois : Retards des travaux de la ligne 1 et de la ligne 15 : M. le Maire, assumez vos responsabilités !

Nous assistons depuis la fin de l’été à une grosse opération de communication orchestrée par le maire et sa garde rapprochée. Si informer est nécessaire, il convient toutefois de ne pas travestir les faits pour tenter de faire oublier ses responsabilités.

Depuis la création de l’association de soutien pour le prolongement de la ligne 1, les élus de notre groupe ont systématiquement soutenu toutes les initiatives pour faire aboutir ce projet. Cela n’a pas toujours été le cas de la majorité municipale rappelons-le...

D’abord frileuse voire opposée au prolongement du métro sur sa commune, la municipalité veut aujourd’hui nous faire croire le contraire.
Notre groupe a défendu le projet de prolonge-ment dès le départ et la création d’une station intermédiaire place du 8 Mai 1945 à Fontenay quand le maire et son équipe soutenaient l’émergence d’une station... à Montreuil. Deux raisons étaient alors avancées : Montreuil et la Seine-Saint-Denis participeraient aux coûts des travaux, et la mairie opposait aux défenseurs de la solution Fontenaysienne qu’elle éviterait ainsi d’éventuelles expropriations sur son territoire. Au final, la station intermédiaire sera bien à Montreuil et l’idée d’une participation financière de la commune et de ce département n’est en rien acquise ; enfin la réalisation de la station aux Rigollots ne pourra se faire sans de nombreuses expropriations comme c’est bizarre...

Aujourd’hui, un nouveau coup dur s’annonce : les travaux n’ont pas encore commencé que déjà, le calendrier est remis en cause mais cette fois-ci par la ministre des transports.


Nous déplorons l’éventualité d’un report des travaux du prolongement de la ligne 1 et de la ligne 15 Est que semble envisager le gouvernement. Ces travaux sont complémentaires et nécessaires à l’offre globale en transports en commun mais surtout deviennent chaque jour de plus en plus urgents pour les voyageurs.
Le décalage dans le temps de ces projets, faute de crédits suffisants, ne doivent rien au hasard : la responsabilité de la majorité communiste du Conseil Départemental du Val-de-Marne est engagée.

L’erreur stratégique des amis du maire
Les amis de la Mairie ont, en effet, décidé de ne pas candidater à l’accueil d’un site Olympique de Paris 2024 et n’ont pas déposé, non plus, de projet pour accueillir l’Exposition Universelle de 2025. Résultat : le Val-de-Marne restera à l’écart de ces deux évènements majeurs et des budgets d’investissement qu’ils génèrent !
Alors que l’on connaissait les difficultés budgétaires de l’Etat, cette erreur risque de nous être préjudiciable. Il y a, hélas, fort à parier que le gouvernement concentre les dépenses publiques sur les travaux de transports permettant de desservir les communes accueillant des sites olympiques ou, si la France l’emporte, ceux de l’Exposition universelle. Fontenay et le Val-de-Marne passeront après faute d’attractivité malheureusement.

Entendre le Maire et le président du Conseil départemental crier au scandale sonne véritablement faux et mérite d’être dénoncé.
Si le Val-de-Marne et Fontenay-sous-Bois en particulier passent encore une fois à côté d’une opportunité de moderniser notre réseau de transports, c’est clairement en raison des décisions prises par les amis de M. Gautrais au département. Ce n’est certes pas l’unique raison évidemment mais il est désolant de voir ces élus opposés à tout, s’opposer encore une fois à une situation qui n’est que la conséquence de leur... inconséquence.


Les JO ne peuvent pas être aujourd’hui dénoncés comme une dépense inconsidérée quand « on » clamait, hier, qu’ils seraient un accélérateur de projets.
Il convient juste de rappeler à Monsieur le Maire qu’il est important d’assumer aussi sa part de responsabilités.


L’absence de « vision » et d’ambition pour notre ville, cette navigation au doigt mouillé et ce désir de croire que Fontenay est une ville à part, font qu’aujourd’hui à l’heure où les budgets manquent, où des arbitrages doivent être faits, que notre commune est vraiment à part, c’est-à-dire oubliée des négociations et l’Est parisien avec elle.

Bien entendu, il est plus facile d’accuser le gouvernement actuel, de critiquer les JO ou l’Exposition Universelle que d’assumer sa part de responsabilités.

Chacun savait combien le financement de ces projets étaient loin d’être acquis malgré les promesses. La Seine-Saint-Denis a su être attractive, pas nous.
Alors au final plutôt que de mettre ses atouts en valeur, d’être imaginatif, on s’insurge.
Cette fâcheuse manie qui consiste à s’opposer à tout, à faire des pétitions sur tout, à crier dans la rue, à rejeter la responsabilité de ses erreurs sur d’autres est tout simplement indécente et dépassée. Agir en sachant anticiper eut été bien préférable.


Évidemment, il est regrettable que le financement de ces deux projets soit remis en cause et les élus de notre groupe feront tout ce qui est en leur pouvoir pour les défendre. Nous demandons juste un peu d’humilité et de vérité dans cette opération de communication du Maire et de ses assistants qui consiste une nouvelle fois à fuir une partie de ses responsabilités et de ses torts.

11 octobre 2017

Au dernier conseil : ma mise au point

Le dernier conseil municipal a été une fois encore le théâtre de postures politiques qui, à mon avis, desservent non seulement notre fonction d’élus locaux, mais aussi l’idéal que certains pensent défendre, ou veulent faire croire qu’ils défendent. 

Le maire a présenté trois vœux en début de séance (alors que le règlement stipule qu’ils doivent être abordés en fin de conseil, mais … au diable la loi !). 
  •  Un vœu en faveur de l’aboutissement des projets des lignes 1 et 15 Est 
  • Un second vœu en soutien au prisonnier franco-palestinien Salah Hamouri 
  • Un troisième vœu enfin, en faveur du logement pour toutes et tous 
Les élus de notre groupe se sont fixés en début de mandat une règle claire au sujet des vœux : Nous ne les votons qu’à partir du moment où ceux-ci ont un intérêt local direct, c'est à dire si le résultat du vote positif du vœu peut engendrer une réponse et avoir une conséquence directe pour notre commune et ses habitants. Cette règle, nous la respectons et elle ne nous interdit pas d’avoir un avis ou une opinion sur les autres vœux présentés. Seulement respectueux de notre mandat local, nous ne nous exprimons que dans notre champ d’action. 

C’est donc dans cet esprit que nous avons voté favorablement le vœu en faveur des transports, réaffirmant notre volonté que le calendrier des travaux soit avancé, et que des garanties soient également faites concernant les futurs travaux et notamment le prolongement de la ligne 1 sur notre territoire. Prolongement que les habitants attendent depuis des années. 

Sur les deux autres vœux, fidèles à notre ligne de conduite, nous n’avons pas pris part au vote. 

Je le dis et je le répète, notamment à destination des "donneurs de leçons" de cette majorité municipale, cela ne veut en rien dire que ces sujets ou ces questions ne nous intéressent pas. Nous mesurons simplement le rôle qui est le nôtre.
 

Ce petit jeu malsain qui consiste à prendre position sur tout, laisse au final à penser que nous serions des élus avec des pouvoirs extra-territoriaux, ce qui n’est pas le cas. Pour mémoire, quand il s’est agi de voter contre la fermeture de la Poste de Verdun, nous nous étions exprimés, et malgré ce vœu voté à l’unanimité, la Poste est aujourd’hui fermée… Voilà la réalité hélas.
 

Concentrons-nous sur ce que nous pouvons faire évoluer avant d’aller débattre sur ce que nous ne pourrons malheureusement pas changer à notre niveau. Les vœux et les banderoles semblent parfois masquer le manque de détermination et d'action de certains.
 

Alors les discours nationaux de nos élus locaux, qui essayent dans leurs propos politiques de nous faire croire qu’ils seraient les seuls à pouvoir "changer le monde", sont un mensonge, qu’il convient de dénoncer. J’ai en souvenir les propos d’une élue de cette même majorité municipale qui nous avait fait toute une démonstration sur le bien-fondé de son utopie. Nous avons tous des utopies, mais pas forcément les mêmes. Je veux juste lui rappeler combien l’utopie communiste qu’elle défendait à l’époque (et qu'elle défend toujours) a, au regard de l’histoire, fait plus de mal que de bien dans ce monde qui est le nôtre. Voilà aussi une autre réalité contre laquelle je n'ai jamais vu un élu de la majorité agiter une banderole.
 

En fait, ces "insoumis locaux" qui se veulent force de progrès sont seulement opposés à tout changement, en véritables conservateurs qu’ils sont. J’accepte qu’ils pensent différemment mais refuse cette confusion qu’ils distillent et ce mélange des fonctions. Comme je refuse que notre non-participation à leurs petits référendums nationaux en séance du conseil puisse être considérée comme une position anti ou pro APL dans le cas du vœu concernant ce sujet.
 

D’ailleurs allons plus loin sur le sujet. Combien sont-ils ces élus "insoumis et contestataires" dans ce conseil municipal à occuper un logement social alors que leurs revenus leurs permettraient de les libérer pour que les personnes qui à Fontenay en ont véritablement besoin, puissent y accéder ?
 

La vraie force de progrès dans cette ville aujourd’hui, ce sont les élus pragmatiques que nous sommes, sur le terrain et à l'écoute, qui ont cette capacité à rassembler celles et ceux qui souhaitent voir leur ville progresser. Il est grand temps que les élus de la majorité municipale si prompt au débat en tout genre cessent de confondre la tribune d’un conseil municipal avec celle d’une des deux chambres parlementaires.
 

Il y a les beaux discours et les belles incantations larmoyantes de ces révolutionnaires d'opérettes et la difficile et véritable réalité de ces dogmatiques élus dépassés (Oui M. Saint-Gal moi aussi je sais utiliser l'emphase et la grandiloquence pour vous démasquer).
 

Les récentes révélations sur le prix des billets d’avion de leur mentor Mélenchon, les déboires des époux Garrido-Corbière, les successions et affaires familiales des élus PCF et Front de gauche montrent jour après jour, un peu partout en France, et plus près de nous aussi, combien leurs postures et leurs combats sonnent faux.
 

Fontenay mérite beaucoup mieux que ça. 

Puisque vous voulez parler de la France et de sujets qui nous dépassent. Je vais vous faire un aveu : Lors du dernier conseil municipal, nous avons été nombreux à regretter qu’aucune minute de silence à la mémoire des deux jeunes filles assassinées à Marseille n’ait été proposée par Monsieur le Maire. Ce geste symbolique aurait grandi notre fonction et, à défaut de "changer le monde", montré l’hommage des élus locaux de la République à ses innocentes victimes. 

Gildas LECOQ

08 octobre 2017

Un samedi dédié à la jeunesse et à la culture

Samedi en fin de journée se tenaient les Rencontres de la Jeunesse auxquelles nous sommes allés avec une partie de notre groupe.
Si l’on ne peut que regretter la faible participation des jeunes à ce rendez-vous, saluons tout de même les lauréats de concours récompensés et les initiatives présentées au public durant cette soirée...


A ce propos, jeudi à l’occasion du conseil municipal, les élus de notre groupe ont voté le plan local d’actions "Jeunes à Fontenay" proposé et articulé autour de quatre axes : Démocratie, Accompagnement, Insertion et Prévention, pour un total de 22 actions.

Si nous sommes bien conscients que la majorité a profité de ce plan pour glisser quelques ambitions utopiques (et impossibles à tenir) destinées à séduire les 15-25 ans, nous savons combien il est important que l’institution locale fontenaysienne retisse ce lien qui est rompu depuis plusieurs années avec ces jeunes.

Dire que l’on aime les jeunes c’est très bien, mais ne plus aller les voir sur le terrain c’est malheureusement la réalité. Les jeunes de nos quartiers (quand je parle des quartiers je parle bien de tous nos quartiers) ont une énergie à revendre, un désir d'entreprendre indéniable. Pour les rencontrer assez régulièrement je mesure leur attente et c’est pour cette raison que nous avons soutenu ce plan d’actions même s’il n’est pas parfait.

En soirée c’est à la Fonderie de Fontenay que nous avons terminé la journée. Haut lieu de la culture, La Fonderie (et son collectif de 45 artistes) participait à la Nuit Blanche. L’occasion de saluer Luc, le président, mais également un très grand nombre des artistes que nous soutenons.

Ce lieu mérite d'être préservé et soutenu.