31 décembre 2018

Interview Express : Gildas Lecoq - Voeux 2019

📢 Au seuil de cette nouvelle année, je vous adresse mes vœux chaleureux de santé, mais également de bonheur et de pleine réussite dans vos projets. 

📆🕓 Avec les élus de notre groupe et nos soutiens, nous vous attendons le Samedi 12 janvier à 16h à l'école Michelet de Fontenay pour nos vœux aux habitants. Belle et heureuse année 2018 à toutes et à tous 




#Bonneannee2019 #Fontenaypourvous #AvecvouspourFontenay #EnsemblereveillonsFontenay #Fontenaysousbois

20 novembre 2018

Amis propriétaires, oui une autre gestion est possible !

Les propriétaires fontenaysiens doivent le savoir : si leur taxe foncière a autant augmenté ces dernières années ils le doivent avant tout à la majorité municipale de Fontenay-sous-Bois mais également à leurs amis de la majorité au Conseil départemental (qui regroupe des élus du Parti Communiste, du Front de Gauche, du Parti de Gauche). En effet, cette année encore, leurs amis majoritaires au département du Val-de-Marne ont fait voter une nouvelle augmentation de la taxe foncière : le taux départemental augmentera donc cette année de 3%.

Depuis 10 ans, la Mairie de Fontenay a fait le choix d’augmenter comme nulle part ailleurs la fiscalité des ménages. Depuis 2014, les recettes annuelles de la taxe foncière à Fontenay sont passées de 16,8 millions d’euros à 21,1 millions, soit + 25,6% d’augmentation en à peine quatre ans. Un véritable coup de massue fiscal pour les Fontenaysiens. Cette pression fiscale est un choix purement idéologique qui cible les propriétaires, considérés comme privilégiés : + 12% d’augmentation rien que sur l’année 2016 ! Le Maire aime se justifier en rappelant que plus du tiers de cette taxe est acquittée par les entreprises. Il semble oublier que deux tiers des contributeurs sont donc des habitants fontenaysiens... 


La municipalité chercherait-elle à faire fuir tous les propriétaires ? Le maire pense-t-il que toutes les entreprises fontenaysiennes propriétaires de leurs locaux sont de grandes banques du CAC 40 ?

Pourtant, contrairement à ces élus de la majorité, nous savons tous que l’argent public n’existe pas : c’est toujours l’argent des contribuables qui est mutualisé.

16 novembre 2018

Hommage à Gérard Mari

Ce vendredi 2 novembre Gérard Mari nous a quittés. 
Il n’y a pas pour moi d’honneur plus triste que celui qui me porte ce matin à célébrer devant vous sa mémoire. La mémoire d’un ami, de mon ami, de notre ami.
Des yeux rieurs, connus de tous, se sont pour toujours refermés. Ces yeux taquins, ces yeux malins qui caractérisaient si bien Gérard et qui accompagnaient surtout chacune de ses interventions : l'évocation d'un souvenir, d'une prise de position ou d'un trait d’humour fin, volontairement provocateur.
Des yeux malins, des yeux taquins, mais surtout des yeux pétillant d’intelligence et de générosité au service de l’intérêt général et du bien commun. 
Quand je pense aux gens que j'aime, je garde en souvenir leur sourire. Ce matin avec vous c’est à ce sourire que je pense.

Ce vendredi 2 novembre, un enfant de Fontenay-sous-Bois nous a quittés.  

Né à quelques centaines de mètres d’ici, avenue Ernest-Renan d’un père Taulier-Carrossier et d’une mère ouvrière sur machine, Gérard était fils unique. Unique comme le parcours scolaire qu’il effectua. Quand il se livrait c’est-à-dire très rarement, Gérard racontait son enfance extrêmement pauvre et la fierté de ses parents quand après avoir fait son cycle primaire à l’école Michelet, il fut reçu en 6e au Lycée Turgot à Paris. Le quartier du Plateau, déjà, organisa pratiquement une fête de quartier pour célébrer cette ascension sociale qui le mena ensuite à l’école Normale d’Instituteur puis en Math-spé. 
Unique, oui, car après avoir été un élève brillant à Michelet, il fut nommé instituteur dans cette même école retrouvant ainsi comme collègues d’anciens professeurs.
Unique, enfin car Gérard gravi tous les échelons et devint même directeur de cette école Michelet.
 

Ce matin un enfant de Fontenay s’éloigne donc de nous, de toi Nicole, de vous Christophe, laissant dans son sillage ce sourire malicieux mais aussi et surtout cette haute idée de la citoyenneté, de la laïcité et de la République. 
Une haute idée et ambition pour sa ville, Fontenay, cette commune que nous avions en commun.
 

En ces heures si sombres, nous nous souvenons de ses yeux malicieux, mais aussi de ses nombreux combats républicains et laïcs, comme celui qu’il mena pour voir inscrire sur le fronton de cette école, de son école, les trois mots de notre devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité.
 

En ces heures si tristes, je veux aussi que nous nous souvenions de sa voix. Cette voix si reconnaissable qui résonnait régulièrement lors des nombreuses réunions auxquelles il participa avec sa femme Nicole toujours dans son sillage. 
Cette voix reconnaissable au téléphone Nicole, lors de nos longues conversations ou lors de nos rencontres, de nos joutes oratoires et idéologiques pour défendre une certaine idée de notre ville, une vision partagée que le temps nous a amené à avoir en commun.
 

Ce vendredi 2 novembre, un homme engagé nous a quittés.  
Gérard était sans doute l’un des derniers Hussards noirs de la République, formé à l’école normale des instituteurs comme eux, il était animé par ce même esprit missionnaire - je sais qu’il aurait apprécié ce mot. Oui, animé par une vocation inébranlable pour l’enseignement et la promotion des valeurs républicaines, patriotiques, laïcs et citoyennes.
 

Peu de personnes le savent mais Gérard au lendemain du mois de Mai 1968, fonda l’un des premiers syndicats d’enseignants à Fontenay. Premier pas d’un engagement pour les autres qui le conduisit en 1971 à accepter d’intégrer la liste menée par Louis Bayeurte à l’occasion des élections municipales. Un engagement plus local que politique aimait-il à rappeler, précisant avant qu’on lui pose la question qu’il représentait surtout les personnalités reconnues pour leurs sentiments républicains. Et puis il ne cachait pas son estime pour Louis Bayeurte, sa vision et son ouverture d’esprit. 
 

Quelques années plus tard, c’est pour son quartier qu’il s’engagera : Le Plateau. Un quartier qu’il aimait et qui lui rendait bien. Nous aimions Gérard pour sa détermination, pour ses combats toujours juste, toujours nécessaire, toujours animé par le souci de l’intérêt général, du bien commun.
 

Votre présence en nombre ce matin confirme combien Gérard avait su fédérer et rassembler autour de son amour pour son quartier, sa ville et les valeurs de notre République.
En ces heures si émouvantes je repense à notre dernière rencontre si personnelle et si forte chez vous Nicole.
 

Quand je pense aux gens que j'aime, je les vois sourire. Quand nous penserons à Gérard demain et après-demain c’est ce sourire et ces yeux malicieux que nous verrons, ce sera notre façon de lui dire aussi que nous l’aimions que nous l’appréciions.
 

Ce matin, entouré de vous tous, au-delà de nos différences, par notre présence, nous voulions aussi vous redire Nicole, Christophe combien votre peine était la nôtre. Nicole votre couple était beau.
 

« Le vrai tombeau des morts c’est le cœur des vivants » disait Jean Cocteau. Mon cher Gérard, tes amis et les Fontenaysiens en nombre, parce qu’ils t’appréciaient sauront porter dans leur cœur, tes engagements pour la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, tout simplement pour cette République que tu as servie et qui t’a tant donné. 

Merci Gérard Mari.

29 octobre 2018

Tribune du Mois : Notre victoire pour la défense du commerce de proximité !

Le commerce de proximité participe au dynamisme et à l’animation de nos quartiers.
C’est une chance qu’il convient de soutenir et d’accompagner à Fontenay-sous-Bois. Pourtant, les commerçants, dans leur très grande majorité, nous confient leurs craintes sur la pauvreté de l’offre commerciale de proximité, la pérennisation de leurs établissements, les problèmes de stationnement pour leurs clients, et surtout ils souhaitent la nécessaire revitalisation commerciale de nos quartiers.

 

Les élus de notre groupe de « proposants » ne cessent de le dire : notre ville doit avant tout définir un plan stratégique pour le développement du commerce de proximité à Fontenay. Ce plan de revitalisation pourrait s’élaborer en concertation avec les commerçants, les associations et conseils de quartiers, mais également avec l’ensemble des élus toutes tendances politiques confondues.

Malgré les efforts de l’élue en charge de cette question et des agents du service économique, il semble toutefois qu’au-delà des incantations politiquement correctes, cette question est loin de figurer parmi les priorités de la majorité municipale. Le dogme, une fois encore, l’emporte sur le bon sens et le pragmatisme. Pour preuve l’oubli, lors du dernier conseil municipal, des commerces de détails lors du vote de l’extension de la taxe d’aménagement dans certains quartiers de la ville.
Pour éviter de pénaliser excessivement le dynamisme des commerces et de les soumettre à une nouvelle taxe, la loi permet aux communes d’exonérer de cette taxe les commerces de détail. Ni le Maire de Fontenay-sous-Bois ni son équipe n’avaient pourtant pensé à faire voter cette exonération qui est prévue dans les textes. C’est le rôle de la Mairie de l’activer pour qu’elle soit mise en place ! Malheureusement lors de l’examen de cette délibération nous avons découvert qu’au lieu d’exonérer nos petits commerces de détail qui sont déterminants pour l’attractivité de notre ville, le maire et son équipe avait complètement oublié cette option si importante alors qu’ils avaient prévu en revanche l’exonération pour les pigeonniers et les colombiers...

« Nous avons obtenu une exonération de taxe d’aménagement pour les commerces de détail ! »

En séance, nous avons proposé que la délibération soit amendée, rappelant au Maire qui semblait le découvrir que la loi lui offrait cette possibilité. Nous avons donc réussi à faire voter cet amendement qui va permettre l’exonération de taxe d’aménagement pour tous les commerces de détail d’une surface de vente inférieure à 400 m2 à Fontenay-sous-Bois.
Cet exemple concret montre une fois encore qu’une meilleure gestion et qu’une autre méthode sont possibles à Fontenay-sous-Bois : c’est ce que nous nous efforçons de montrer au conseil municipal, c’est le projet que nous portons pour vous à Fontenay.

02 octobre 2018

Tribune du Mois : NOUS SOMMES DES « PROPOSANTS » !

Si nous n’appartenons pas à la majorité municipale et que nous refusons souvent les orientations prises par le Maire et ses élus, nous cherchons également, à chaque fois, à apporter une contestation constructive en proposant d’autres solutions.
 
Bien plus que de simples opposants souvent caricaturés, nous sommes des « proposants ».

Parce que nous défendons une autre vision et une autre méthode pour servir notre ville.
Oui, nous sommes des « proposants », des citoyens engagés totalement au service de Fontenay-sous-Bois.

Nous pensons que Fontenay mérite mieux que la « politique politicienne » systématique que la majorité met dans chacune de ses décisions. Un trottoir sale n’est ni de gauche, ni de droite. Il est sale et il convient alors de trouver des solutions. La propreté de Fontenay est un domaine qui mérite une attention concrète, ce n’est pas un sujet pour faire de la politique. Et c’est pourtant, sur ce sujet comme sur d’autres, ce que font l’actuel Maire et ses élus.

Leur volonté de révolution permanente, de combat politique acharné ou de lamentations contre le gouvernement ou la région devraient laisser la place à de l’ACTION concrète : ce qui n’est malheureusement pas le cas à Fontenay avec l’actuelle majorité. Et pourtant, avec un budget de 154 millions d’euros en 2018, notre ville a les moyens d’agir !

Parce que nous ne sommes pas satisfaits de ce qui est mis en œuvre par le Maire et ses Élus, nous participons aux réunions et événements de la ville, nous venons à votre rencontre, nous sommes à votre écoute et nous dialoguons avec vous pour proposer de meilleures solutions.
Notre vision pour Fontenay est claire.

Nous voulons remettre de la méthode, du pragmatisme, de l’innovation et de la compétence au cœur d’un projet politique local destiné aux Fontenaysiens.

Nous ne voulons pas, comme le font les Elus de la majorité, mettre la ‘politique politicienne’ dans tous les sujets.

Notre conviction est que l’actuelle majorité a organisé une politique municipale visant à opposer. A opposer l’ouest contre l’est, le Val contre le Bois, la droite contre la gauche, les jeunes contre les moins jeunes, les vélos contre les voitures, le privé contre le public... Mais où sont les intérêts des habitants de Fontenay dans tout  cela ?

Quelles que soient nos origines politiques ou nos parcours de vie, les Élus du groupe Ensemble, réveillons Fontenay défendent une autre vision : celle d’une ville qui réconcilie tous les Fontenaysiens.

Une ville en lutte permanente ou en opposition contre tout, c’est une ville qui bloque ses possibilités d’inventer des services publics modernes, de prévoir des équipements rénovés pour faciliter la vie quotidienne de ses habitants.

Nous voulons engager Fontenay dans le XXIe  siècle au service de l’ensemble des habitants. Donc, non, résolument non, nous ne sommes pas les opposants qu’ils veulent vous faire croire.
Parce que nous aimons notre ville, parce que nous partageons une vision d’avenir ambitieuse pour Fontenay, nous sommes des  « proposants » !

01 octobre 2018

Merci Monsieur Aznavour

Désormais
Charles Aznavour


Désormais
On ne nous verra plus ensemble
Désormais
Mon cœur vivra sous les décombres
De ce monde qui nous ressemble
Et que le temps a dévasté
désormais
Ma voix ne dira plus je t'aime
Désormais
Moi qui voulais être ton ombre
Je serai l'ombre de moi-même
Ma main de ta main séparée
Jamais plus
Nous ne mordrons au même fruit
Ne dormirons au même lit
Ne referons les mêmes gestes
Jamais plus
Ne connaîtrons la même peur
De voir s'enfuir notre bonheur
Et du reste
Désormais
Désormais
Les gens nous verrons l'un sans l'autre
Désormais
Nous changerons nos habitudes
Et ces mots que je croyais nôtres
Tu les diras dans d'autres bras
Désormais
Je garderai ma porte close Désormais
Enfermé dans ma solitude
Je traînerai parmi les choses
Qui parleront toujours de toi.


Paroliers : Georges GARVARENTZ / Charles AZNAVOUR

18 septembre 2018

Non, le projet de future médiathèque n’est pas une bonne idée.

📚 📙 💿🎞 Non, le projet de future médiathèque n’est pas une bonne idée.
Retour en 2 minutes sur ce qui ressemble à un vrai gâchis, alors que nous avons formulé d'autres propositions concrètes alternatives


Rejoignez notre équipe et devenez avec nous une force de propositions concrètes pour Fontenay-sous-Bois.

08 septembre 2018

Belle rentrée aux associations de Fontenay !

Mon message aux présidents et aux nombreux bénévoles des associations Fontenaysiennes.


Chers amis,

La vie associative Fontenaysienne est un trait d’union unique qui rassemble des centaines de passionnés. Vos associations exercent leurs talents dans des domaines très variés : sport, solidarité, culture, humanitaire, souvenir, jeunesse, social, vie des quartiers, santé, environnement…et j’en oublie forcément tant notre ville vous permet de faire germer un si grand nombre d’activités. Tous les goûts et tous les âges y trouvent leur compte et je tenais, au nom du groupe d’Élus que je représente, vous en remercier très sincèrement !



Étant malheureusement retenu en province ce samedi 8 septembre, j’ai souhaité en ma qualité d’élu municipal, m’adresser à vous à l’occasion de la traditionnelle Journée de rentrée des Associations.



Je veux tout simplement vous souhaiter une très belle rentrée 2018, vous dire combien vos associations sont utiles et participent au dynamisme de notre ville, combien elles touchent toutes les générations, tous les quartiers, toutes les Fontenaysiennes et les Fontenaysiens dans la richesse de leur diversité.



Il me semble important de vous rappeler également que tous les Élus de notre groupe au Conseil municipal soutiennent vos associations avec force et constance. Si bien évidemment certaines choses sont perfectibles notamment en matière d’équipements, de soutien financier ou de créneaux horaires, vous devez être assurés que nous sommes et serons toujours à vos côtés pour dialoguer et vous soutenir.



Que ce soit dans l’opposition ou la majorité nous savons combien le dynamisme de vos associations est important et utile à notre commune ; nous sommes également bien conscients des nombreuses difficultés auxquelles vous êtes confrontés en matière de réglementations ou de normes, de mobilisation et d’encadrement.

Je souhaite donc, une fois encore, vous remercier pour votre engagement quotidien et désintéressé au service de nos habitants.


Avec les élus qui m’entourent je vous souhaite une belle rentrée 2018 !

Gildas LECOQ
Conseiller municipal
Président du groupe Ensemble, réveillons Fontenay !

07 septembre 2018

Tribune du Mois : Future Médiathèque : une improvisation totale

Lors du dernier conseil municipal, nous n’avons pas voté le projet de nouvelle médiathèque. Pourquoi ? Voici notre position qui évitera que nos propos soient une fois encore déformés. Nous ne cessons de le répéter, les médiathèques sont une chance pour nos villes, garantes du pluralisme de l’information et de l’égalité dans l’accès à la culture et au savoir.
Elles constituent des espaces d’instruction et d’émancipation pour tous. Nous avons toujours réclamé que la Ville s’intéresse à cette question.

Et surprise, nous découvrons en séance la volonté soudaine du maire de créer une nouvelle médiathèque. Sans discussion ni concertation, la majorité, empêtrée dans son coûteux projet de théâtre, a voulu « faire un coup ».

Improvisation totale !

Nous aurions pu accepter de nous laisser dépouiller de cette idée, que nous portons depuis longtemps, si le projet proposé était réfléchi, mais surtout cohérent et positif pour les habitants. Or ce n’est pas le cas. Ce projet témoigne d’une improvisation totale et d’un manque de réalisme.
« L’idée » est de transférer l’actuelle médiathèque et de réunir les deux centres de Santé (Emile-Roux et Salengro) dans l’un des bâtiments de la société Orange, situé en retrait de l’avenue Rabelais, allée Albert-Camus, dans le quartier de La Redoute, tout en conservant les locaux techniques de l’opérateur.

Pourquoi sommes-nous contre ce projet :

Un problème de cohabitation.

Réunir dans un même bâtiment une médiathèque et un centre de santé, juste à côté d’infrastructures techniques sensibles, nous semble un très mauvais choix pour plusieurs raisons :
* En termes de santé, de sécurité et même d’un point de vue environnemental.
En effet, Orange conservera dans ce bâtiment ses infrastructures techniques – essentiellement les centraux téléphoniques. Un tiers du futur bâtiment dédié à la santé et à la culture sera donc partagé avec des équipements techniques constitués de matériaux sensibles et de kilomètres de lignes de cuivre.
* En termes de protection de la vie privée
Un centre de santé est fréquenté par des personnes qui n’ont pas nécessairement envie de défiler sous les yeux d’autres personnes fréquentant une médiathèque.
* En termes de situation géographique
Le choix de l’emplacement d’une médiathèque doit permettre l’accès au plus grand nombre. Les rapports sont nombreux sur ce sujet et vont tous dans le même sens : une médiathèque doit être implantée au cœur d’un bassin de vie pour être facilement identifiable et accessible. Située en retrait des voies de circulation et des transports, loin des commerces et des lieux d’animations, la future médiathèque n’aura pas de visibilité.
 

Un problème d’accessibilité
La future médiathèque sera installée aux 3e et 4e étages du bâtiment. Pourtant, chacun sait que plus un établissement a un nombre élevé d’étages, moins il est accessible et plus il est difficile de le faire fonctionner. C’est pour cela que la plupart des médiathèques sont visibles de la rue et ouvertes, dès le rez-de-chaussée, sur un espace plus important qu’un simple hall d’accueil, comme le propose le projet.


Approximations, précipitation, mauvaises décisions
Plusieurs lieux auraient pu accueillir la nouvelle médiathèque. Deux exemples parmi d’autres : 

Plutôt que de réaliser un coûteux théâtre, sans parking, accolé à la salle Jacques-Brel, il aurait été préférable d’imaginer un bâtiment couplé avec la nouvelle médiathèque. Cela offrait un pôle identifiable et permettait une mutualisation cohérente. Mais surtout, cela permettait d’avoir un espace culturel animé et occupé en continu, et non cet espace gigantesque « théâtre + Salle Jacques Brel » qui sera nécessairement vide en dehors des représentations. En créant récemment un tiers lieu numérique, la ville a développé un service novateur et moderne (Pourquoi d’ailleurs ne pas inclure ce tiers lieu dans la future médiathèque ? On se pose encore la question). Situé boulevard Gallieni, ce pôle culturel aurait offert un trait d’union intéressant entre les deux versants de notre ville. Raté !
L’actuel Service Municipal de la Jeunesse, situé au carrefour du 8 Mai 1945, aurait pu constituer une autre solution. En réaménageant ce bâtiment des années 30, dans un quartier qui a besoin d’être revitalisé, la ville aurait pu accélérer cette ambition tout en positionnant, par une ouverture de plain-pied, une médiathèque et un tiers lieu numérique dans un espace desservi en transports en commun. Encore raté !


Oui à une médiathèque, mais pas n’importe comment
La création d’une nouvelle médiathèque était évidemment nécessaire, et le projet porté par les agents communaux était de grande qualité. Notre groupe a une vision réfléchie, sereine et ambitieuse pour Fontenay.


Après le coûteux projet de théâtre, voici que la majorité nous invente celui de la nouvelle médiathèque ! Imaginer une « ville à vivre » n’est pas lancer des projets dans tous les sens pour capter la lumière des réseaux sociaux, mais bien servir avec pragmatisme les attentes des habitants.


Penser que c’est de cette manière qu’on séduira des électeurs dans 20 mois, témoigne d’un clientélisme politique d’un autre temps, mais surtout d’une peur panique. Chacun sait, pourtant, que les décisions prises dans l’urgence sont toujours les pires.

Nous profitons de la rentrée scolaire pour souhaiter une bonne année studieuse et épanouissante à tous les élèves et étudiants de Fontenay car dans tout projet de médiathèque, il y a un but d’épanouissement culturel et de divertissement pour toutes et tous, vecteur de mixité sociale et accessible à tous.

04 juillet 2018

Future médiathèque : Pourquoi sommes-nous contre ?

Lors du dernier conseil municipal, les élus de notre groupe n’ont pas voté le projet de nouvelle médiathèque présenté. Il me semble nécessaire de revenir sur les raisons de ce refus ! Je t’invite ami lecteur à aller jusqu’au bout de cet article, car il est parfois nécessaire de prendre un peu de temps pour pouvoir expliquer clairement ses raisons mais surtout, sur un sujet aussi important, la vision qui est la nôtre. Enfin connaissant cette capacité locale à déformer nos propos et notre position il me parait nécessaire de bien expliquer notre point de vue !
 

En préambule, il convient de rappeler un élément important :  Nous pensons et ne cessons de dire que les médiathèques sont l’un des piliers de notre démocratie, garantes du pluralisme de l’information et de l’égalité dans l’accès à la culture et au savoir. Elles sont aussi un lieu d’instruction et d’émancipation ouvert à tous. Aussi, découvrir en séance d’un conseil municipal la volonté du successeur autoproclamé de Jean-François Voguet, l’ex maire, d’en créer une nouvelle, quelques semaines après que j’ai moi-même annoncé combien il serait utile de se pencher sur cette question, ne manque pas de faire sourire et confirme, s’il le fallait encore, l’absence totale de vision culturelle à Fontenay-sous-Bois.
L’idée fumeuse présentée sans concertation au dernier conseil, est donc de transférer l’actuelle médiathèque dans l’un des bâtiments de la société Orange situé cent mètres derrière, dans le quartier de La Redoute, allée Albert-Camus. 


Nous avons voté contre cette idée pour plusieurs raisons :


Un problème de cohabitation. Installer dans un même bâtiment la future bibliothèque et le futur centre de Santé avec les locaux techniques de la société Orange ne nous semble pas une bonne chose. En effet, la société Orange, déjà présente dans ce bâtiment, conservera ses infrastructures techniques stratégiques - plus communément appelés Nœud de Raccordement d'Abonnés (NRA) ou centraux téléphoniques. Oui, vous lisez bien qu’un tiers du bâtiment dédié à la santé et à la culture sera occupé par les équipements techniques d’Orange et ses milliers de kilomètres de lignes téléphoniques en cuivre desservant les abonnés. Que ce soit en termes de sécurité ou d’un point de vue environnemental, cela ne nous semble pas le meilleur choix pour y implanter une médiathèque.


Un problème de situation. Le choix de l’emplacement d’une médiathèque au sein du territoire communal est à nos yeux la garantie d’offrir un service public de qualité au plus grand nombre. Les rapports sont nombreux sur ce sujet, et ils concluent tous dans le même sens : il est préférable qu’une médiathèque soit implantée au cœur d’un bassin de vie pour être facilement identifiable et accessible. La situation de la future médiathèque, en retrait des voies de circulation, réduira considérablement sa visibilité. Selon nous, le réseau de transports doit aussi la desservir aisément, en particulier le week-end, ce qui ne sera malheureusement pas le cas allée Albert-Camus.
Pour répondre aux divers besoins et envies des publics, nous pensons que la future médiathèque aurait dû être installée à proximité de points de restauration, d’un marché aux comestibles, de commerces, d’édifices culturels, de bâtiments sportifs, d’espaces verts, ou de places de stationnement... Là encore, le projet de réalisation de 200 nouveaux logements (oui vous lisez bien encore 200 logements dans 7 immeubles nouveaux dans le quartier de la Redoute !) tout autour de la future médiathèque et du centre de santé ne répondra en rien à cette nécessité.


Un problème d’attractivité. L’architecture de l’équipement a également un impact direct sur la capacité d’une médiathèque à ouvrir mieux ou davantage vers tous les publics. La future médiathèque se trouvera au 3e et 4e étage du bâtiment. De manière quasi-géométrique, plus un établissement a un nombre élevé d’étages et une architecture interne complexe, plus il est difficile de le faire fonctionner, le nombre d’agents ou de vacataires requis étant plus important. La très grande majorité des médiathèques sont de plain-pied ou du moins, offrent en rez-de-chaussée un espace plus important qu’un simple hall d’accueil, ce que propose le projet actuel. L’attractivité d’une médiathèque n’est donc pas le fruit exclusif des services qu’elle offre, mais bien le résultat d’une politique culturelle cohérente ainsi que d’une réflexion préalable et concertée. 


Plusieurs lieux auraient pu accueillir ce projet. J’en vois deux notamment, même s’il en existe d’autres.


Plutôt que de réaliser un unique théâtre sans parking accolé à la salle Jacques-Brel, il aurait sans doute été préférable de jumeler cette future salle avec une vraie médiathèque. Cela offrait une mutualisation cohérente et permettait d’avoir un lieu de vie culturelle occupé en continu, et non cet espace gigantesque qui sera nécessairement vide en dehors des représentations. Situé boulevard Gallieni, sur la ligne de crête de notre commune, ce pôle culturel offrait un trait d’union intéressant pour les deux versants de notre ville. Mais il faut rappeler que la rénovation de la médiathèque n’était pas dans le programme de la majorité, difficile d’être visionnaire quand on a pas de vision (CQFD). 


L’autre emplacement est celui des anciens bains municipaux, actuel Service Municipal de la Jeunesse, au carrefour du 8 Mai 1945. En réaménageant ce bâtiment des années 30, dans un quartier où la revitalisation commerciale peine à se développer, on boostait cette ambition tout en positionnant par une ouverture de plain-pied une médiathèque dans un espace desservi en transports en commun. Certes le lieu était complexe à aménager mais il faisait sens avec la nécessité de relancer cette partie de notre ville sans forcément concentrer la même offre au même endroit. 
Notre réflexion ne s’arrête pas là mais je ne vais pas donner plus d'éléments à cette équipe municipale sans vision.


Oui, la création d’une nouvelle médiathèque est nécessaire à Fontenay, et le projet de service porté par les agents communaux, qui nous a été présenté, est de qualité soulignons-le. Il est donc regrettable que l’ambition des uns ne puisse être soutenue par la décision politique des autres.
Il y avait une opportunité à saisir, mais la précipitation de l’équipe municipale handicape d’ores et déjà le projet. 

 
Toute personne qui connaît le développement des médiathèques sait qu’il convient d’innover. Le projet présenté n’est qu’un déménagement sans ambition, une idée à la va-vite pour faire oublier la question du théâtre. Quel gâchis !
En créant récemment un tiers lieu numérique, la ville avait pourtant donné une impulsion intéressante. Pourquoi d’ailleurs ne pas inclure ce tiers lieu dans la future médiathèque ? On se pose encore la question…


Quitte à mutualiser les deux centres de santé en un seul lieu pourquoi ne pas décentraliser les services municipaux de ce domaine et créer un véritable pôle santé-social dans un unique bâtiment ? 


Enfin, la Redoute mérite une attention particulière et ambitieuse sur le plan urbanistique, humain et social. Comme je l’avais dit il y a quelques semaines dans mon interview, la priorité, pour la Redoute, c’est d’être ouverte vers la ville, d’être désenclavée : il faut connecter ce quartier au reste de la commune. Il faut qu’il devienne un lieu de transit pour les fontenaysiens, un lieu où l’on vit, où l’on consomme, mais certainement pas un quartier à densifier comme le projet le dessine. 


Voilà mon propos touche à sa fin mais il me semblait important de rappeler qu’avec les élus de notre groupe et nos soutiens nous avions une vision réfléchie sur Fontenay.

03 juillet 2018

Hommage à José Baptista do Matos

Figure emblématique de notre commune, José Baptista do Matos, nous a quittés avec toute la discrétion dont savent faire preuve les personnalités charismatiques et les serviteurs de nos villes.
Homme de conviction, José Baptista n’en n’était pas moins respectueux des engagements des autres et appréciait discuter avec ceux qui ne partageaient pas forcément les mêmes convictions politiques que les siennes.    
Fontenaysien impliqué, il fut avec d’autres compagnons l’un des artisans du jumelage avec Marinha Grande, mais aussi et surtout l’un des bâtisseurs de l’Association Récréative et Culturelle Portugaise de Fontenay, à qui j’adresse évidemment mes plus sincères condoléances.
Ce matin, mes pensées vont aussi et surtout particulièrement à son épouse Gracinda, à ses enfants et ses petits-enfants, aux membres de la communauté portugaise de Fontenay mais plus largement à notre ville qui perd avec José une personnalité charismatique et attachante.

Gildas LECOQ

27 juin 2018

Sécurité : soyons vigilants !

Arrêtons l'angélisme. La dégradation de la qualité de vie se constate jour après jour dans l'ensemble de nos quartiers. Aux questions récurrentes de propreté viennent, désormais, celles, plus graves, de détérioration de la sécurité locale

Alors que l'école Paul-Langevin a été récemment cambriolée à plusieurs reprises mais également dégradée par des inscriptions insultantes et menaçantes, que des voitures brûlent de plus en plus régulièrement et que les menaces physiques se font aussi de plus en plus courantes, plus que jamais notre ville a besoin d'un plan local de sécurité cohérent et surtout efficace. La ville doit enfin prendre sa part dans ce projet de sécurité et la mairie doit arrêter de reporter ces missions sur les seuls services de l’État. Mais l’État doit aussi enfin ouvrir les yeux et cesser de réduire année après année les effectifs de la Police. Il faut au contraire une Police plus proche des habitants, des commerçants, des associations et des structures municipales avec un renforcement de moyens matériels et forcément humains.

Le projet de mutualisation des postes d’officiers de police judiciaire envisagé pour les commissariats de Fontenay-sous-Bois, Vincennes-Saint-Mandé et Nogent-sur-Marne durant  les week-end, et ce dès la rentrée 2018, doit nous alerter. 

Un seul commissariat ne peut pas sérieusement couvrir un territoire de 240 000 habitants : c’est plus que toute la commune de Lille ... Les délais d’intervention sur Fontenay-sous-Bois seraient forcément rallongés alors que les enjeux de sécurité et de tranquillité publique sont également importants sur notre commune.

Nous restons mobilisés sur ce sujet, et demain à l'occasion du conseil municipal notre groupe déposera un vœu en ce sens.

25 juin 2018

Tribune du Mois : Carton rouge aux finances de notre ville

Le mois dernier, la Chambre Régionale des Comptes a rendu son rapport concernant les finances de notre ville. Cette institution indépendante, chargée de vérifier la comptabilité des collectivités et de juger d’éventuels conflits, veille surtout à la régularité et à la probité des gestions publiques locales. Nous connaissions la très grande difficulté de nos finances à Fontenay, mais nous étions loin d’imaginer combien la gestion comptable pouvait être aussi mauvaise.

Dans son rapport final, le juge de la Chambre Régionale des Comptes a adressé 12 rappels au droit et 7 recommandations : un constat d’échec pour la majorité municipale.
Pire, le juge précise dans son rapport : « La   fiabilité des comptes de la commune est donc perfectible. Les observations faites sont confirmées par le niveau médiocre de l’indicateur de la qualité des comptes locaux ».


Le juge relève aussi de nombreux points noirs : fragilité financière due à la mauvaise gestion de la ville, irrégularités juridiques de la gestion des ressources humaines, irrégularités comptables dans l’enregistrement de certaines dépenses de fonctionnement, rattachements comptables non réalisés, disparités flagrantes entre le compte administratif et le compte de gestion, anomalies administratives... le bilan est dramatique pour notre ville.


« On s’en fout ! »

En pareille situation, la mairie aurait dû faire profil bas. Pourtant, pendant le dernier conseil municipal, le Maire et l’ex-Maire Jean-François Voguet n’ont eu de cesse, non pas de reconnaître leurs erreurs, mais d’attaquer la Chambre Régionale des Comptes, allant jusqu’à crier à propos de ce rapport : «  On s’en fout ! ». Soulignant que derrière le juge se cachait la main du gouvernement et d’Emmanuel Macron en particulier. S’il n’est jamais agréable de se faire rappeler à l’ordre pour son incapacité à bien gérer les finances locales, la ficelle est trop grosse pour faire croire que tout va bien dans le meilleur du monde. Le maire, pour sa défense, dit qu’il fait de la politique et pas de la comptabilité : chacun jugera cette réponse ! Mais on peut s’inquiéter pour les finances de la ville, car visiblement le maire reconnaît implicitement qu’il préfère s’abstraire des principes de base de bonne gestion. Nous n’avons pas la même méthode, c’est définitivement acté.

Car derrière ces irrégularités comptables se cachent un problème bien plus important : l’insincérité des comptes qui ont été présentés aux élus de 2011 à 2016. Chacun sait que des comptes erronés donnent des bilans faux et donc des budgets forcément biaisés. Voilà la vérité. 


Concernant la dette de notre ville (104 millions d’euros à l’époque ), le juge souligne, comme nous ne cessions de le dire, que de 2011 à 2015 l’encours a augmenté de 54,7 %.
Le juge stipule même dans son rapport que : « L’avenir financier de la commune est cependant incertain car il est dépendant des ressources institutionnelles en baisse régulière sur la période observée ».


Concernant la fiscalité, la Chambre Régionale des Comptes rappelle qu’il serait pertinent de comparer les taux de la taxe d’habitation avec des communes présentant les mêmes caractéristiques fiscales, soulignant que le taux fontenaysien est toutefois supérieur aux moyennes de la strate régionale et nationale. Quant aux taux de la taxe foncière, ceux-ci sont largement supérieurs aux moyennes départementales, régionales et nationales. Là encore, rien de nouveau.


Concernant la gestion du personnel, la Chambre a examiné le suivi des effectifs, le temps de travail, les primes et indemnités. Là aussi, le résultat est catastrophique. Dans ce rapport, le juge de la Chambre Régionale des Comptes pointe de nombreuses irrégularités. Une remise en cohérence de l’organisation communale, des services, du temps de travail, avec des axes clairement définis, permettrait de dégager selon le juge jusqu’à 2,2 millions d’euros par an, dont une grande partie pourrait justement permettre à nos agents communaux d’avoir des moyens de fonctionnement supplémentaires dans leur travail quotidien, ce qui n’est malheureusement pas le cas, et ils sont nombreux à nous le confier régulièrement. La mise à disposition d’agents ne bénéficie pas de documents administratifs réglementaires et le juge va même, devant l’absence de justificatifs, jusqu’à demander la fin du versement de la prime de fin d’année des agents communaux. Ils apprécieront cette fin de non-recevoir du Maire le jour où le préfet rejettera cette prime.


On peut s’opposer politiquement sur des décisions divergentes, c’est le jeu en démocratie. 


Mais refuser d’entendre la vérité et présenter des comptes faux car chargés d’irrégularités, est une posture que chaque habitant, qu’il soit du centre, de droite ou de gauche, ne peut accepter. D’une part, parce que cela donne l’impression que la loi n’est pas la même selon qu’on est aux commandes de la ville ou simple administré ; d’autre part, parce que lorsque l’on brigue la plus haute fonction, il faut savoir gérer l’argent public et manager ses équipes. Ce rapport, comme le précédent, nous prouve une nouvelle fois l’incapacité de la majorité municipale dans ces deux domaines. Mais comme le dit la majorité municipale par la voix de son ex-Maire : «  On s’en fout ! ». 


En Mars 2020, les Fontenaysiens devront s’en souvenir.

Eclairage public : 2053 jours et toujours rien !

Il y a 2053 jours, le 17 novembre 2012, j'avais interpelé l'équipe municipale sur les défaillances répétées en matière d'éclairage public à Fontenay. La réponse de la majorité, toujours en place depuis, était alors limpide : 
1/ Nous ne sommes pas responsables (réponse quasi semblable au traditionnel "pas nous, pas nous", ou "ça n'est pas de notre faute").
2/ Devant l'hilarité générale (ou plus exactement les rires jaunes, couleur du mensonge), un début d'explication plus crédible avait été avancé : "nous allons changer la tension dans nos rues donc cela va être réglé rapidement".

2053 jours plus tard, soit plus de 5 ans après, à Fontenay-sous-Bois il n'y a pas une nuit où une rue n'est pas en panne d'éclairage. La mairie use des mêmes arguments pour justifier ces pannes, les habitants grondent, mais rien de change.

Je me souviens qu'à l'époque nous avions été traités de tous les noms par certains, considérant qu'une panne d'éclairage public, même répétée, n'était pas à la hauteur d'un "combat" politique local. 
Pour nous, faire de la politique de proximité c'est avant tout agir sur le quotidien de nos concitoyens, et la qualité de vie à Fontenay est bien plus qu'un "combat" politique c'est une "lutte" sans fin tellement elle se dégrade. 
2053 jours plus tard, la majorité municipale préfère débattre sur l'état du monde, les décisions gouvernementales sur lesquels nos mandats locaux ne changeront rien plutôt que d'agir. Il est sans doute plus simple de faire croire qu'on résiste, que de s'attacher à résoudre ses propres erreurs et manquements.
 
Hier soir, comme chaque soir depuis 2053 jours, dans plusieurs quartiers de Fontenay l'éclairage public était encore défaillant. Ce matin dans certaines rues de notre ville, la lumière venait renforcer celle du jour comme une dernière provocation.

21 juin 2018

Secrétaire national de l'UDI chargé de la Culture et de la Communication

Il y a quelques jours j'ai été nommé par le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde secrétaire national chargé de la Culture et de la Communication en binôme avec Josy Carrel-Torlet élue de l'Oise. Mardi dernier, nous avons participé à la première réunion de travail sous la présidence d'Olivier Richefou, président du conseil départemental de la Mayenne.

Avec pragmatisme et détermination nous allons travailler sur le thème de la Culture et de la Communication pour notre famille politique, animer, construire et refonder le corpus idéologique et programmatique de notre famille dans ce domaine.

Référents réguliers de l’UDI auprès des institutions, des corps intermédiaires et des syndicats nous serons à l’écoute de tous afin de proposer un projet qui soit juste, durable et efficace pour les Français.

Avec Jean-Christophe Lagarde, les élus et les adhérents de l’UDI nous allons poursuivre l’œuvre engagée par Jean-Louis Borloo, lutter contre les conservatismes qu’ils soient de droite ou de gauche mais surtout faire sauter dans les domaines qui nous ont été confiés les cadenas et les corporatismes qui bloquent les réformes indispensables à une France efficace et équitable !

L’UDI doit faire entendre sa voix, les secrétaires nationaux que nous sommes allons nous engager dans ce sens.

#UDI #secretairenational #Culture #Communication

07 juin 2018

PROPRETÉ : De qui se moque-t-on ?

La rue Jean-Macé depuis 1 mois...
Quelques jours à peine après la grande opération citoyenne de nettoyage du quartier par l'association "Larris au cœur" les habitants de la rue Jean-Macé ont eu la surprise de voir apparaître des déchets encombrants. Rien d'alarmant le ramassage étant prévu le lendemain... Un mois plus tard la colère commence à se faire sentir puisque le dépôt a grossi mais surtout n'a toujours pas été ramassé alors que les camions et équipes prévues à cet effet sont passés devant à plusieurs reprises et notamment lundi dernier jour de ramassage. Une actualité qui colle avec notre dernière tribune...
 

De qui se moque-t-on ?
Le Maire de Fontenay s’est récemment énervé sur les réseaux sociaux au sujet de la nouvelle organisation de la gestion « des déchets ménagers et assimilés » transférée par la loi au Territoire Paris Est Marne & Bois depuis le mois d’avril 2018. En deux mots, selon lui, la ville serait désormais sale à cause de l’incompétence de cette nouvelle institution.

De qui se moque-t-on ?
Pour l’utilité que l’on doit à nos concitoyens, il vaut mieux expliquer que tempêter, comme le fait notre jeune Maire, plus prompt à se répandre sur internet que d’aller au contact des habitants, comme les élus de notre groupe le font depuis des années.
Expliquer, par exemple, que depuis le 1er avril des modifications ont eu lieu pour la collecte du verre, des emballages et les nouveaux horaires de la déchèterie. Expliquer encore, que pour la collecte des encombrants et des ordures ménagères, c’est temporairement inchangé, même si la compétence a été transférée au territoire. Expliquer enfin que les dépôts sauvages restent sous la responsabilité de la ville, deux emplois vont être créés en ce sens prochainement.
Cette colère feinte ne doit toutefois pas faire oublier que le Maire Front de gauche de Fontenay est aussi vice-président de ce territoire qu’il accuse de tous les maux et qu'il juge coupable d’incompétence. Il peut donc, à cet effet, améliorer l’information de ses administrés des changements de jours de collecte et se rapprocher des services concernés du territoire pour les avertir des dysfonctionnements. Le Maire, plutôt que de se plaindre sur les réseaux, devrait les utiliser pour renforcer la communication sur ces questions de collectes.
De qui se moque-t-on ?
Des Fontenaysiens assurément...Les Fontenaysiens méritent mieux qu’une polémique stérile, ils méritent un service de qualité et une communication simplifiée et moins technocratique. Ils méritent surtout que leurs élus se penchent sur la question avec l’ambition de la régler plutôt que d’en faire un combat politique.
À force de trop fréquenter Jean-Luc Mélenchon et ses colères médiatiques, notre maire, comme son prédécesseur, fait de la politique à l’ancienne : je m’agite, je dénonce mais surtout je ne bouge pas ! De qui se moque-t-on ? Des Fontenaysiens assurément...

06 juin 2018

Tribune du Mois : Intrusion dans une école de notre ville : notre point de vue

Le 11 mai dernier, le groupe scolaire Ferry-Lesourd a été évacué suite à l’intrusion de deux individus cagoulés qui n’ont malheureusement pas été retrouvés. Si cet incident a été extrêmement bien géré par les équipes d’enseignants, d’animation et la police nationale arrivée rapidement sur place, il soulève néanmoins un très grand nombre de questions et suscite de légitimes inquiétudes chez les familles et les enseignants.
 
Malgré les communiqués à la presse, devançant d’ailleurs les explications faites aux parents, les faits sont là, et l’adjoint au Maire à l’enseignement a dû reconnaître publiquement lors de réunions avec les parents, qu’il y a eu de la part de la mairie un certain nombre de dysfonctionnements.
La mairie annonce changer enfin les portes d’accès aux deux écoles, ce qui était demandé depuis de nombreuses années.
Tous ceux qui fréquentent ces écoles savent que ces portes étaient défectueuses et ne se refermaient qu’une fois sur deux.
La mairie annonce réfléchir au contrôle d’accès avec code ou badge.
Tous ceux qui fréquentent ces écoles savent que les codes n’ont pas été changés depuis des années.

Il aura fallu cet incident pour que la mairie bouge enfin !
 
Devant les imprécisions sur le déroulement exact de cette intrusion (les versions à la presse divergent de celles fournies aux familles), nombreux sont les parents qui comme nous s’interrogent sur l’absence de caméras à l’entrée de l’établissement, comme c’est le cas devant certains lycées grâce au concours de la Région IdF. 
 
La question de la sécurité mérite d’être posée et traitée rapidement.
 
Garantir la sécurité des personnes et des biens n’est pas seulement une obligation de la police nationale, c'est aussi un droit fondamental et constitutionnel, c'est donc un devoir de l’équipe municipale. Depuis 2014, les élus de notre groupe ne cessent de dénoncer à la fois le laxisme de l’équipe municipale en matière de sécurité, mais aussi l’état de délabrement de nos équipements publics. Plutôt que d’engager notre ville dans la construction d’un nouveau théâtre, nous préfèrerions un plan quinquennal d’investissement en vue de sécuriser et rénover nos écoles. Voilà la priorité.

Tribune du Mois : Les mots ont un sens !

Avez-vous remarqué ? A chaque fois que le Maire invite les habitants - souvent triés sur le volet d’ailleurs – il le fait, non pas, comme le voudrait le protocole de notre République, au nom du Conseil Municipal (à savoir, tous les élus y compris ceux de notre groupe) mais seulement en son nom propre et au nom de la municipalité.


Oui, en utilisant le mot « municipalité », le maire exclut les élus d’opposition et avec eux les 41% de fontenaysiens qu’ils représentent. C’est un choix qui rompt avec tous les usages républicains et démocratiques. Pire, quand une gerbe de fleurs, financée par l’argent de notre collectivité et donc des contribuables, est déposée au monument aux morts, à Fontenay-sous-Bois, elle l’est seulement au nom de la majorité municipale, et non pas au nom de l’ensemble des élus représentant tous les habitants. Chacun appréciera cette sélection scandaleuse qui relève d’un autre temps.

04 juin 2018

En 3 minutes, je vous propose un focus rapide sur le rapport consacré à la Mairie de Fontenay-sous-Bois par la Chambre régionale des comptes. 

N'hésitez pas à partager massivement la vidéo pour qu'elle soit vue par le plus grand nombre 🔝📣 !

08 mai 2018

8 Mai, la mémoire qui nous rassemble

Le 8 mai 1945, les armes se taisaient enfin, et, partout en Europe, les combats prenaient fin. Avec les armées alliées, la liberté l’emportait. Notre continent, l’Europe, se tournait à nouveau vers la vie, vers l’espoir.

De la mobilisation générale, le 1er septembre 1939, à la capitulation de l’Allemagne nazie, presque six années se sont écoulées : 68 mois d’un conflit mondial ensanglanté et dévastateur ; 2073 jours de guerre, 2073 nuits d’horreur.

Nous étions ce matin tous ici réunis pour commémorer, comme chaque année, l’anniversaire de cette capitulation et rendre un hommage sincère aux victimes de ces terribles années de barbarie et à ceux qui se sont battus pour que nous puissions vivre en démocratie.

Libération de Fontenay Août 1944 (archives municipales)
Nous étions là, comme chaque année, pour nous souvenir de cette guerre effroyable, la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité.

Si nous ne gardons pas à l’esprit le sacrifice de ces femmes et ces hommes, qui ont donné leur vie dans cette guerre, dont on mesure chaque jour l’absurdité et l’horreur, si nous n’avons pas la capacité d’être à la hauteur de cet héritage de dévouement et de courage qu’ils nous ont légués, alors, oui, leur sacrifice aura été vain et notre avenir restera incertain.

C’est là tout le sens de notre recueillement devant le monument aux morts, devant ces stèles dédiées aux victimes de la Guerre où nous avons déposé des bouquets de fleurs.

Pour nous Européens, et sans doute encore plus à la veille de cette fête de l’Europe que nous célèbrerons demain, le 8 mai signifie la fin de la Seconde guerre mondiale, mais aussi le début d’une paix qu’il nous appartient de rendre durable.

Aujourd’hui, notre devoir, à nous qui sommes conscients de la nécessité de cette construction européenne, est de relever ce drapeau de la Paix et de ne surtout pas tomber dans le facile repli sur soi, qui nous a montré ses travers et ses douloureuses conséquences.

07 avril 2018

L'interview du Samedi : politique de la ville !

Vous avez rencontré Jean-Louis Borloo en mars dernier. Il va bientôt dévoiler son plan en faveur des quartiers en difficulté au Gouvernement. Pour beaucoup de Maires de banlieue, c’est le “plan de la dernière chance” : qu’en pensez-vous ?
J’ai en effet échangé avec mon ami Jean-Louis Borloo, ancien Ministre d’Etat, le 17 mars dernier. Il n’a pas encore révélé les contours de son plan d’action, mais il m’a assuré qu’il a à cœur de travailler sur plusieurs points très importants, notamment sur le développement économique dans les quartiers : j’y reviendrai. Je ne sais pas si son projet est celui de la dernière chance, mais il y a une urgence que le gouvernement doit prendre vraiment à bras le corps. Au début des années 2000, Jean-Louis Borloo a créé un outil inouï l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru). Il est le père de cette démarche de renouvellement du parc urbain en France qui visait à développer l’attractivité des zones sensibles grâce à de nouveaux aménagements urbains. A l’époque, l’Etat avait déployé des crédits très importants : 1,6 millions de logements ont été démolis et reconstruits depuis 2003, c’est un engagement d’une ampleur inédite ! Fontenay-sous-Bois avait raté le coche car la Mairie n’avait pas souhaité drainer ces crédits dans notre ville. C’est une occasion manquée, nous en payons encore le prix aujourd’hui et notamment les habitants des Larris qui étaient vraiment concernés. Mais le passé est le passé, tournons-nous vers l’avenir.

L’objectif premier de la rénovation urbaine était d’améliorer la vie dans les quartiers. Pour y parvenir, sur quelle priorité faut-il mettre l’accent ?
On ne peut pas désenclaver les quartiers sans développement économique : l’Etat aura beau rénover le parc de logements, s’il n’y a pas d’emplois et de commerces à la clé, alors les quartiers resteront enclavés. Consolider le tissu économique est la mère des priorités. Le renouvellement du programme de rénovation urbaine doit beaucoup plus intégrer cette dimension, et je sais que Jean-Louis Borloo y est attaché. Concrètement, il faut dire que les entreprises et les commerces de proximité sont des véritables services de proximité dans certains quartiers : c’est le rôle des pouvoirs publics de les soutenir au maximum, dans le respect de la législation. Prenons l’exemple du marché des Larris qui a fermé pour des motifs de rentabilité : il aurait pu apporter du dynamisme et de la vie dans un quartier qui en avait besoin, je ne comprends pas que la Mairie n’ait pas tout fait pour le préserver à l’époque. L’autre sujet essentiel, ce sont les mobilités : il faut que les pouvoirs publics accompagnent toutes les actions qui permettent aux citoyens de ne plus être assignés à résidence dans nos quartiers, toutes ces actions auxquelles on ne pense pas assez comme l’obtention du permis de conduire ou les dispositifs de formation : Jean-Louis Borloo a raison d’en parler, c’est aussi ça la politique de la ville.


"Sur ces sujets, à l’image de Jean-Louis, nous serons des agitateurs d’idées pas des freins. Nous devons avoir là aussi de l’ambition." 


A Fontenay, le réaménagement des Larris est justement envisagé. Est-ce que vous portez une vision pour l’avenir du quartier ?
Nous soutiendrons tous les projets qui seront bénéfiques à ce quartier. Le cas des Larris illustre exactement ce que je viens de dire. C’est un quartier qui me tient énormément à cœur car j’y ai noué des relations fortes et je suis vraiment déterminé à améliorer les choses : il y a une vraie opportunité d’améliorer la vie quotidienne des habitants, à condition d’avoir une vision claire, ambitieuse et de se retrousser les manches ! Il faut d’abord être clair sur les objectifs du réaménagement : pour nous, l’objectif principal doit être de connecter les Larris vers les pôles d’attractivité de la ville. Il faut ouvrir le quartier vers l’extérieur avec notamment un vrai axe de communication vers la piscine, la patinoire et Auchan. Si il n’y a pas un travail spécifique sur cet axe, alors le réaménagement indispensable sera un échec.

Le projet de réaménagement de la Dalle que défend la Mairie pourrait-il être amélioré ?
Je le redis clairement, le projet de réaménagement de la Dalle proposé par la ville est soutenu par les élus de notre groupe, même si nous avons quelques divergences, globalement ce projet va dans le bon sens. L’urgence est là et nous ne pouvons plus perdre de temps, nous devons nous serrer les coudes et mettre le paquet pour ces quartiers. Le projet qui a été discuté avec les habitants consiste à recréer un pôle commercial au cœur des Larris, pour améliorer le commerce, l’emploi et le dynamisme du quartier : c’est une bonne chose. Il fallait recentrer ce centre commercial plus au cœur du quartier. Je défends toutefois une solution plus audacieuse consistant à inclure l’espace InterG dans la zone de réaménagement. N’ayons pas peur de déménager cet espace dont les coûts de construction sont déjà amortis pour permettre de construire sur l’emprise ainsi élargie ce nouveau petit centre commercial de proximité. L’espace Inter-G pourrait être installé près de la pharmacie qui à mon sens peut rester où elle est située actuellement. Ainsi le nouvel inter-G plus grand pourrait avoir un accès sur le futur jardin arboré qui remplacera l’actuelle dalle des Larris et son centre commercial. Je défends aussi l’installation d’un centre médical accolé à la pharmacie plutôt que d’installer un équipement public indéterminé sans vraiment de projet clair comme l’envisage la Mairie. Ce centre médical doit permettre d’accueillir des médecins libéraux et praticiens médicaux (infirmiers, dentistes,…). La désertification médicale touche notre commune profitons d’une politique de rénovation urbaine pour s’attaquer à ce problème. Voilà très rapidement les grandes lignes que nous défendons. Je reste positif et je suis certain que nous saurons trouver majorité comme opposition les bonnes solutions. Les commerçants de l’actuel centre commercial devront aussi être accompagnés et dédommagés car ils animent ce quartier avec détermination et ne peuvent pas être les victimes de cette rénovation future. L’Etat devra être au rendez-vous, le Maire m’a laissé entendre récemment qu’il avait reçu des garanties, je m’en réjouis. Même si je connais les nombreuses contraintes, il faut maintenant que cela avance.

Et pour la Redoute, quelle est votre vision ?
Là aussi, mettons-nous d’abord d’accord sur la vision qu’on porte et les objectifs d’un réaménagement : il faut avoir les idées claires avant de faire des propositions. La priorité, pour La Redoute, c’est d’être ouverte vers la ville, d’être désenclavée : il faut connecter ce quartier au reste de la ville. Il faut qu’il devienne un lieu de transit pour les fontenaysiens, un lieu où l’on vit et pas simplement un grand dortoir dans lequel les fontenaysiens des autres quartiers ne mettent jamais les pieds. Pour y parvenir, il me paraît d’abord nécessaire d’en finir avec ce projet de théâtre dispendieux qui n’est absolument pas prioritaire : il y a déjà des théâtres à proximité qui se battent pour simplement survivre (comme le théâtre de l'Aquarium à la Cartoucherie). L’urgence culturelle n’est pas un théâtre de cette taille, notre ville manque surtout cruellement d’une médiathèque rénovée avec des moyens dignes de ce nom ! Si nous étions aux responsabilités, les 12,5 millions d’euros d’investissement prévus pour la construction du seul théâtre seraient déployés dans un projet de pôle culturel, dans lequel nous intégrerions une nouvelle médiathèque moderne et plus grande, avec une salle de spectacles pour le théâtre ou des concerts acoustiques. Un pôle culturel avec un parking en sous-sol. Pour ouvrir La Redoute sur la ville, il faudrait aussi repenser complètement le carrefour de l’avenue Rabelais qui doit devenir l’une des portes d’entrée vers La Redoute. Mais pour ouvrir le quartier sur la ville, je propose une fois la nouvelle Médiathèque construite de démolir l’actuelle bibliothèque pour faire cheminer vers La Redoute : le carrefour ainsi réaménagé permettrait de créer une nouvelle place et d’y accueillir un café ou un restaurant proche du Franprix pour recréer un véritable lieu de vie. Bien sûr, La Redoute, comme les Larris est déjà un lieu de vie grâce aux associations du quartier et les amicales de locataires qui font un travail exceptionnel qui mérite d’être davantage soutenu parce qu’elles sont à la source du lien social qui se développe dans nos quartiers. Mais on peut aller encore plus loin avec de la détermination. Sur ces sujets, à l’image de Jean-Louis, nous serons des agitateurs d’idées pas des freins. Nous devons avoir là aussi de l’ambition. J’ai peur que les crédits prévus pour la rénovation urbaine de ce quartier soient engloutis uniquement dans le projet de théâtre, je demande au maire d’écouter le bon sens que nous portons sur ce dossier.

Vous défendez aussi une idée originale dont on entend de plus en plus parler dans le débat public : la nécessité de permettre aux locataires de HLM de devenir propriétaires de leur logement. Pourquoi ?
Toutes les études économiques et sociologiques montrent depuis des années qu’en permettant aux citoyens de devenir propriétaires de leur logement social, la propreté et le cadre de vie des résidences s’améliorent. Je ne trouve pas illogique qu’un locataire qui réside dans le parc de logements sociaux depuis plus de 30 ans et qui a largement remboursé les coûts de construction puisse devenir le propriétaire de son logement. Cela lui permettra également de bénéficier d’un patrimoine qu’il pourra transmettre à sa famille. Plus de 35% des fontenaysiens vivent dans un logement social : je peux vous assurer que l’immense majorité d’entre eux préfèrerait être propriétaire de son logement ! Surtout, la vente d’un logement social peut permettre de financer la création de plusieurs logements sociaux neufs et ainsi que de financer la rénovation et le réaménagement de nombreux quartiers dont le risque de vétusté est important. Lors de ma rencontre avec Jean-Louis Borloo, nous avons abordé ces sujets et biens d’autres comme le décrochage scolaire, comme l’absence de seconde chance qui est vécue vraiment comme une double peine, comme la nécessité de faire entrer l’entreprise dans ces quartiers, la formation professionnelle, les services publics de proximité, etc. Je ne connais les détails de son "plan de bataille" pour les quartiers populaires mais je sais que son pragmatisme sera au rendez-vous. La banlieue est riche de l’énergie de ses habitants et l’Etat doit véritablement entendre la voix des élus qui la défendent.

04 avril 2018

Retour sur le débat sur les orientations budgétaires

Le débat d’orientation budgétaire devrait être une étape primordiale dans la stratégie financière qu’entend défendre notre ville. 
Le rapport proposé au dernier conseil municipal aurait dû faire preuve de pédagogie et d’un maximum de précisions, notamment parce qu’il s’agit de la gestion de l’argent public, l’argent de nos administrés. Malheureusement pour faire preuve de pédagogie il faut faire preuve de transparence et de stratégie, deux qualités qui, cette année encore, semblaient manquer à la majorité. 

Sur la cinquantaine de page d’autosatisfaction nous retiendrons : 

1/ L’engagement, maintes fois demandé par notre groupe, et enfin pris par la ville, de limiter à 1,2% la croissance des dépenses de fonctionnement

2/ Un budget de fonctionnement déséquilibré. La part consacrée à la masse salariale, 62% du budget doit être compensée (en recettes ou en freinant les dépenses) pour tendre vers les 50%. Ce déséquilibre affaiblit les moyens donnés aux services pour agir. 

3/ Un budget de fonctionnement déséquilibré qui rend la part des investissements trop faible. 

4/ Des charges de gestion courante toujours aussi exorbitantes, comme l’a déjà dénoncé la chambre régionale des comptes. Là encore, pas de méthode, pas de stratégie. 

5/ Que, si la ville n’augmente pas les taux d’imposition cette année, les bases de la taxe d’habitation, elles, augmentent, de plus de 4%. Rappelons aussi que depuis 2014, la taxe foncière aura, quant à elle, augmenté de plus de 15%. Une pause fiscale est bienvenue. 

6/ Qu’avec 90.000.000 d’euros de dette, Fontenay est toujours dans une situation contrainte, d’autant plus que notre commune est majoritairement endettée à taux variable, sans plafond d’indexation, ce qui l’expose bien évidemment à un risque de hausse des taux à craindre en 2018. Enfin il reste des prêts toxiques dans le stock de notre dette. 

Un rapport sur les orientations budgétaires d’une commune doit être lisible avec des priorités soulignées, estimées et renseignées. Présenté ainsi, il devrait faire progresser la réflexion collective et désamorcerait bien des frustrations. Ce ne fut pas le cas cette année encore...