08 mai 2018

8 Mai, la mémoire qui nous rassemble

Le 8 mai 1945, les armes se taisaient enfin, et, partout en Europe, les combats prenaient fin. Avec les armées alliées, la liberté l’emportait. Notre continent, l’Europe, se tournait à nouveau vers la vie, vers l’espoir.

De la mobilisation générale, le 1er septembre 1939, à la capitulation de l’Allemagne nazie, presque six années se sont écoulées : 68 mois d’un conflit mondial ensanglanté et dévastateur ; 2073 jours de guerre, 2073 nuits d’horreur.

Nous étions ce matin tous ici réunis pour commémorer, comme chaque année, l’anniversaire de cette capitulation et rendre un hommage sincère aux victimes de ces terribles années de barbarie et à ceux qui se sont battus pour que nous puissions vivre en démocratie.

Libération de Fontenay Août 1944 (archives municipales)
Nous étions là, comme chaque année, pour nous souvenir de cette guerre effroyable, la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité.

Si nous ne gardons pas à l’esprit le sacrifice de ces femmes et ces hommes, qui ont donné leur vie dans cette guerre, dont on mesure chaque jour l’absurdité et l’horreur, si nous n’avons pas la capacité d’être à la hauteur de cet héritage de dévouement et de courage qu’ils nous ont légués, alors, oui, leur sacrifice aura été vain et notre avenir restera incertain.

C’est là tout le sens de notre recueillement devant le monument aux morts, devant ces stèles dédiées aux victimes de la Guerre où nous avons déposé des bouquets de fleurs.

Pour nous Européens, et sans doute encore plus à la veille de cette fête de l’Europe que nous célèbrerons demain, le 8 mai signifie la fin de la Seconde guerre mondiale, mais aussi le début d’une paix qu’il nous appartient de rendre durable.

Aujourd’hui, notre devoir, à nous qui sommes conscients de la nécessité de cette construction européenne, est de relever ce drapeau de la Paix et de ne surtout pas tomber dans le facile repli sur soi, qui nous a montré ses travers et ses douloureuses conséquences.