27 juin 2018

Sécurité : soyons vigilants !

Arrêtons l'angélisme. La dégradation de la qualité de vie se constate jour après jour dans l'ensemble de nos quartiers. Aux questions récurrentes de propreté viennent, désormais, celles, plus graves, de détérioration de la sécurité locale

Alors que l'école Paul-Langevin a été récemment cambriolée à plusieurs reprises mais également dégradée par des inscriptions insultantes et menaçantes, que des voitures brûlent de plus en plus régulièrement et que les menaces physiques se font aussi de plus en plus courantes, plus que jamais notre ville a besoin d'un plan local de sécurité cohérent et surtout efficace. La ville doit enfin prendre sa part dans ce projet de sécurité et la mairie doit arrêter de reporter ces missions sur les seuls services de l’État. Mais l’État doit aussi enfin ouvrir les yeux et cesser de réduire année après année les effectifs de la Police. Il faut au contraire une Police plus proche des habitants, des commerçants, des associations et des structures municipales avec un renforcement de moyens matériels et forcément humains.

Le projet de mutualisation des postes d’officiers de police judiciaire envisagé pour les commissariats de Fontenay-sous-Bois, Vincennes-Saint-Mandé et Nogent-sur-Marne durant  les week-end, et ce dès la rentrée 2018, doit nous alerter. 

Un seul commissariat ne peut pas sérieusement couvrir un territoire de 240 000 habitants : c’est plus que toute la commune de Lille ... Les délais d’intervention sur Fontenay-sous-Bois seraient forcément rallongés alors que les enjeux de sécurité et de tranquillité publique sont également importants sur notre commune.

Nous restons mobilisés sur ce sujet, et demain à l'occasion du conseil municipal notre groupe déposera un vœu en ce sens.

25 juin 2018

Tribune du Mois : Carton rouge aux finances de notre ville

Le mois dernier, la Chambre Régionale des Comptes a rendu son rapport concernant les finances de notre ville. Cette institution indépendante, chargée de vérifier la comptabilité des collectivités et de juger d’éventuels conflits, veille surtout à la régularité et à la probité des gestions publiques locales. Nous connaissions la très grande difficulté de nos finances à Fontenay, mais nous étions loin d’imaginer combien la gestion comptable pouvait être aussi mauvaise.

Dans son rapport final, le juge de la Chambre Régionale des Comptes a adressé 12 rappels au droit et 7 recommandations : un constat d’échec pour la majorité municipale.
Pire, le juge précise dans son rapport : « La   fiabilité des comptes de la commune est donc perfectible. Les observations faites sont confirmées par le niveau médiocre de l’indicateur de la qualité des comptes locaux ».


Le juge relève aussi de nombreux points noirs : fragilité financière due à la mauvaise gestion de la ville, irrégularités juridiques de la gestion des ressources humaines, irrégularités comptables dans l’enregistrement de certaines dépenses de fonctionnement, rattachements comptables non réalisés, disparités flagrantes entre le compte administratif et le compte de gestion, anomalies administratives... le bilan est dramatique pour notre ville.


« On s’en fout ! »

En pareille situation, la mairie aurait dû faire profil bas. Pourtant, pendant le dernier conseil municipal, le Maire et l’ex-Maire Jean-François Voguet n’ont eu de cesse, non pas de reconnaître leurs erreurs, mais d’attaquer la Chambre Régionale des Comptes, allant jusqu’à crier à propos de ce rapport : «  On s’en fout ! ». Soulignant que derrière le juge se cachait la main du gouvernement et d’Emmanuel Macron en particulier. S’il n’est jamais agréable de se faire rappeler à l’ordre pour son incapacité à bien gérer les finances locales, la ficelle est trop grosse pour faire croire que tout va bien dans le meilleur du monde. Le maire, pour sa défense, dit qu’il fait de la politique et pas de la comptabilité : chacun jugera cette réponse ! Mais on peut s’inquiéter pour les finances de la ville, car visiblement le maire reconnaît implicitement qu’il préfère s’abstraire des principes de base de bonne gestion. Nous n’avons pas la même méthode, c’est définitivement acté.

Car derrière ces irrégularités comptables se cachent un problème bien plus important : l’insincérité des comptes qui ont été présentés aux élus de 2011 à 2016. Chacun sait que des comptes erronés donnent des bilans faux et donc des budgets forcément biaisés. Voilà la vérité. 


Concernant la dette de notre ville (104 millions d’euros à l’époque ), le juge souligne, comme nous ne cessions de le dire, que de 2011 à 2015 l’encours a augmenté de 54,7 %.
Le juge stipule même dans son rapport que : « L’avenir financier de la commune est cependant incertain car il est dépendant des ressources institutionnelles en baisse régulière sur la période observée ».


Concernant la fiscalité, la Chambre Régionale des Comptes rappelle qu’il serait pertinent de comparer les taux de la taxe d’habitation avec des communes présentant les mêmes caractéristiques fiscales, soulignant que le taux fontenaysien est toutefois supérieur aux moyennes de la strate régionale et nationale. Quant aux taux de la taxe foncière, ceux-ci sont largement supérieurs aux moyennes départementales, régionales et nationales. Là encore, rien de nouveau.


Concernant la gestion du personnel, la Chambre a examiné le suivi des effectifs, le temps de travail, les primes et indemnités. Là aussi, le résultat est catastrophique. Dans ce rapport, le juge de la Chambre Régionale des Comptes pointe de nombreuses irrégularités. Une remise en cohérence de l’organisation communale, des services, du temps de travail, avec des axes clairement définis, permettrait de dégager selon le juge jusqu’à 2,2 millions d’euros par an, dont une grande partie pourrait justement permettre à nos agents communaux d’avoir des moyens de fonctionnement supplémentaires dans leur travail quotidien, ce qui n’est malheureusement pas le cas, et ils sont nombreux à nous le confier régulièrement. La mise à disposition d’agents ne bénéficie pas de documents administratifs réglementaires et le juge va même, devant l’absence de justificatifs, jusqu’à demander la fin du versement de la prime de fin d’année des agents communaux. Ils apprécieront cette fin de non-recevoir du Maire le jour où le préfet rejettera cette prime.


On peut s’opposer politiquement sur des décisions divergentes, c’est le jeu en démocratie. 


Mais refuser d’entendre la vérité et présenter des comptes faux car chargés d’irrégularités, est une posture que chaque habitant, qu’il soit du centre, de droite ou de gauche, ne peut accepter. D’une part, parce que cela donne l’impression que la loi n’est pas la même selon qu’on est aux commandes de la ville ou simple administré ; d’autre part, parce que lorsque l’on brigue la plus haute fonction, il faut savoir gérer l’argent public et manager ses équipes. Ce rapport, comme le précédent, nous prouve une nouvelle fois l’incapacité de la majorité municipale dans ces deux domaines. Mais comme le dit la majorité municipale par la voix de son ex-Maire : «  On s’en fout ! ». 


En Mars 2020, les Fontenaysiens devront s’en souvenir.

Eclairage public : 2053 jours et toujours rien !

Il y a 2053 jours, le 17 novembre 2012, j'avais interpelé l'équipe municipale sur les défaillances répétées en matière d'éclairage public à Fontenay. La réponse de la majorité, toujours en place depuis, était alors limpide : 
1/ Nous ne sommes pas responsables (réponse quasi semblable au traditionnel "pas nous, pas nous", ou "ça n'est pas de notre faute").
2/ Devant l'hilarité générale (ou plus exactement les rires jaunes, couleur du mensonge), un début d'explication plus crédible avait été avancé : "nous allons changer la tension dans nos rues donc cela va être réglé rapidement".

2053 jours plus tard, soit plus de 5 ans après, à Fontenay-sous-Bois il n'y a pas une nuit où une rue n'est pas en panne d'éclairage. La mairie use des mêmes arguments pour justifier ces pannes, les habitants grondent, mais rien de change.

Je me souviens qu'à l'époque nous avions été traités de tous les noms par certains, considérant qu'une panne d'éclairage public, même répétée, n'était pas à la hauteur d'un "combat" politique local. 
Pour nous, faire de la politique de proximité c'est avant tout agir sur le quotidien de nos concitoyens, et la qualité de vie à Fontenay est bien plus qu'un "combat" politique c'est une "lutte" sans fin tellement elle se dégrade. 
2053 jours plus tard, la majorité municipale préfère débattre sur l'état du monde, les décisions gouvernementales sur lesquels nos mandats locaux ne changeront rien plutôt que d'agir. Il est sans doute plus simple de faire croire qu'on résiste, que de s'attacher à résoudre ses propres erreurs et manquements.
 
Hier soir, comme chaque soir depuis 2053 jours, dans plusieurs quartiers de Fontenay l'éclairage public était encore défaillant. Ce matin dans certaines rues de notre ville, la lumière venait renforcer celle du jour comme une dernière provocation.

21 juin 2018

Secrétaire national de l'UDI chargé de la Culture et de la Communication

Il y a quelques jours j'ai été nommé par le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde secrétaire national chargé de la Culture et de la Communication en binôme avec Josy Carrel-Torlet élue de l'Oise. Mardi dernier, nous avons participé à la première réunion de travail sous la présidence d'Olivier Richefou, président du conseil départemental de la Mayenne.

Avec pragmatisme et détermination nous allons travailler sur le thème de la Culture et de la Communication pour notre famille politique, animer, construire et refonder le corpus idéologique et programmatique de notre famille dans ce domaine.

Référents réguliers de l’UDI auprès des institutions, des corps intermédiaires et des syndicats nous serons à l’écoute de tous afin de proposer un projet qui soit juste, durable et efficace pour les Français.

Avec Jean-Christophe Lagarde, les élus et les adhérents de l’UDI nous allons poursuivre l’œuvre engagée par Jean-Louis Borloo, lutter contre les conservatismes qu’ils soient de droite ou de gauche mais surtout faire sauter dans les domaines qui nous ont été confiés les cadenas et les corporatismes qui bloquent les réformes indispensables à une France efficace et équitable !

L’UDI doit faire entendre sa voix, les secrétaires nationaux que nous sommes allons nous engager dans ce sens.

#UDI #secretairenational #Culture #Communication

07 juin 2018

PROPRETÉ : De qui se moque-t-on ?

La rue Jean-Macé depuis 1 mois...
Quelques jours à peine après la grande opération citoyenne de nettoyage du quartier par l'association "Larris au cœur" les habitants de la rue Jean-Macé ont eu la surprise de voir apparaître des déchets encombrants. Rien d'alarmant le ramassage étant prévu le lendemain... Un mois plus tard la colère commence à se faire sentir puisque le dépôt a grossi mais surtout n'a toujours pas été ramassé alors que les camions et équipes prévues à cet effet sont passés devant à plusieurs reprises et notamment lundi dernier jour de ramassage. Une actualité qui colle avec notre dernière tribune...
 

De qui se moque-t-on ?
Le Maire de Fontenay s’est récemment énervé sur les réseaux sociaux au sujet de la nouvelle organisation de la gestion « des déchets ménagers et assimilés » transférée par la loi au Territoire Paris Est Marne & Bois depuis le mois d’avril 2018. En deux mots, selon lui, la ville serait désormais sale à cause de l’incompétence de cette nouvelle institution.

De qui se moque-t-on ?
Pour l’utilité que l’on doit à nos concitoyens, il vaut mieux expliquer que tempêter, comme le fait notre jeune Maire, plus prompt à se répandre sur internet que d’aller au contact des habitants, comme les élus de notre groupe le font depuis des années.
Expliquer, par exemple, que depuis le 1er avril des modifications ont eu lieu pour la collecte du verre, des emballages et les nouveaux horaires de la déchèterie. Expliquer encore, que pour la collecte des encombrants et des ordures ménagères, c’est temporairement inchangé, même si la compétence a été transférée au territoire. Expliquer enfin que les dépôts sauvages restent sous la responsabilité de la ville, deux emplois vont être créés en ce sens prochainement.
Cette colère feinte ne doit toutefois pas faire oublier que le Maire Front de gauche de Fontenay est aussi vice-président de ce territoire qu’il accuse de tous les maux et qu'il juge coupable d’incompétence. Il peut donc, à cet effet, améliorer l’information de ses administrés des changements de jours de collecte et se rapprocher des services concernés du territoire pour les avertir des dysfonctionnements. Le Maire, plutôt que de se plaindre sur les réseaux, devrait les utiliser pour renforcer la communication sur ces questions de collectes.
De qui se moque-t-on ?
Des Fontenaysiens assurément...Les Fontenaysiens méritent mieux qu’une polémique stérile, ils méritent un service de qualité et une communication simplifiée et moins technocratique. Ils méritent surtout que leurs élus se penchent sur la question avec l’ambition de la régler plutôt que d’en faire un combat politique.
À force de trop fréquenter Jean-Luc Mélenchon et ses colères médiatiques, notre maire, comme son prédécesseur, fait de la politique à l’ancienne : je m’agite, je dénonce mais surtout je ne bouge pas ! De qui se moque-t-on ? Des Fontenaysiens assurément...

06 juin 2018

Tribune du Mois : Intrusion dans une école de notre ville : notre point de vue

Le 11 mai dernier, le groupe scolaire Ferry-Lesourd a été évacué suite à l’intrusion de deux individus cagoulés qui n’ont malheureusement pas été retrouvés. Si cet incident a été extrêmement bien géré par les équipes d’enseignants, d’animation et la police nationale arrivée rapidement sur place, il soulève néanmoins un très grand nombre de questions et suscite de légitimes inquiétudes chez les familles et les enseignants.
 
Malgré les communiqués à la presse, devançant d’ailleurs les explications faites aux parents, les faits sont là, et l’adjoint au Maire à l’enseignement a dû reconnaître publiquement lors de réunions avec les parents, qu’il y a eu de la part de la mairie un certain nombre de dysfonctionnements.
La mairie annonce changer enfin les portes d’accès aux deux écoles, ce qui était demandé depuis de nombreuses années.
Tous ceux qui fréquentent ces écoles savent que ces portes étaient défectueuses et ne se refermaient qu’une fois sur deux.
La mairie annonce réfléchir au contrôle d’accès avec code ou badge.
Tous ceux qui fréquentent ces écoles savent que les codes n’ont pas été changés depuis des années.

Il aura fallu cet incident pour que la mairie bouge enfin !
 
Devant les imprécisions sur le déroulement exact de cette intrusion (les versions à la presse divergent de celles fournies aux familles), nombreux sont les parents qui comme nous s’interrogent sur l’absence de caméras à l’entrée de l’établissement, comme c’est le cas devant certains lycées grâce au concours de la Région IdF. 
 
La question de la sécurité mérite d’être posée et traitée rapidement.
 
Garantir la sécurité des personnes et des biens n’est pas seulement une obligation de la police nationale, c'est aussi un droit fondamental et constitutionnel, c'est donc un devoir de l’équipe municipale. Depuis 2014, les élus de notre groupe ne cessent de dénoncer à la fois le laxisme de l’équipe municipale en matière de sécurité, mais aussi l’état de délabrement de nos équipements publics. Plutôt que d’engager notre ville dans la construction d’un nouveau théâtre, nous préfèrerions un plan quinquennal d’investissement en vue de sécuriser et rénover nos écoles. Voilà la priorité.

Tribune du Mois : Les mots ont un sens !

Avez-vous remarqué ? A chaque fois que le Maire invite les habitants - souvent triés sur le volet d’ailleurs – il le fait, non pas, comme le voudrait le protocole de notre République, au nom du Conseil Municipal (à savoir, tous les élus y compris ceux de notre groupe) mais seulement en son nom propre et au nom de la municipalité.


Oui, en utilisant le mot « municipalité », le maire exclut les élus d’opposition et avec eux les 41% de fontenaysiens qu’ils représentent. C’est un choix qui rompt avec tous les usages républicains et démocratiques. Pire, quand une gerbe de fleurs, financée par l’argent de notre collectivité et donc des contribuables, est déposée au monument aux morts, à Fontenay-sous-Bois, elle l’est seulement au nom de la majorité municipale, et non pas au nom de l’ensemble des élus représentant tous les habitants. Chacun appréciera cette sélection scandaleuse qui relève d’un autre temps.

04 juin 2018

En 3 minutes, je vous propose un focus rapide sur le rapport consacré à la Mairie de Fontenay-sous-Bois par la Chambre régionale des comptes. 

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