20 novembre 2018

Amis propriétaires, oui une autre gestion est possible !

Les propriétaires fontenaysiens doivent le savoir : si leur taxe foncière a autant augmenté ces dernières années ils le doivent avant tout à la majorité municipale de Fontenay-sous-Bois mais également à leurs amis de la majorité au Conseil départemental (qui regroupe des élus du Parti Communiste, du Front de Gauche, du Parti de Gauche). En effet, cette année encore, leurs amis majoritaires au département du Val-de-Marne ont fait voter une nouvelle augmentation de la taxe foncière : le taux départemental augmentera donc cette année de 3%.

Depuis 10 ans, la Mairie de Fontenay a fait le choix d’augmenter comme nulle part ailleurs la fiscalité des ménages. Depuis 2014, les recettes annuelles de la taxe foncière à Fontenay sont passées de 16,8 millions d’euros à 21,1 millions, soit + 25,6% d’augmentation en à peine quatre ans. Un véritable coup de massue fiscal pour les Fontenaysiens. Cette pression fiscale est un choix purement idéologique qui cible les propriétaires, considérés comme privilégiés : + 12% d’augmentation rien que sur l’année 2016 ! Le Maire aime se justifier en rappelant que plus du tiers de cette taxe est acquittée par les entreprises. Il semble oublier que deux tiers des contributeurs sont donc des habitants fontenaysiens... 


La municipalité chercherait-elle à faire fuir tous les propriétaires ? Le maire pense-t-il que toutes les entreprises fontenaysiennes propriétaires de leurs locaux sont de grandes banques du CAC 40 ?

Pourtant, contrairement à ces élus de la majorité, nous savons tous que l’argent public n’existe pas : c’est toujours l’argent des contribuables qui est mutualisé.

16 novembre 2018

Hommage à Gérard Mari

Ce vendredi 2 novembre Gérard Mari nous a quittés. 
Il n’y a pas pour moi d’honneur plus triste que celui qui me porte ce matin à célébrer devant vous sa mémoire. La mémoire d’un ami, de mon ami, de notre ami.
Des yeux rieurs, connus de tous, se sont pour toujours refermés. Ces yeux taquins, ces yeux malins qui caractérisaient si bien Gérard et qui accompagnaient surtout chacune de ses interventions : l'évocation d'un souvenir, d'une prise de position ou d'un trait d’humour fin, volontairement provocateur.
Des yeux malins, des yeux taquins, mais surtout des yeux pétillant d’intelligence et de générosité au service de l’intérêt général et du bien commun. 
Quand je pense aux gens que j'aime, je garde en souvenir leur sourire. Ce matin avec vous c’est à ce sourire que je pense.

Ce vendredi 2 novembre, un enfant de Fontenay-sous-Bois nous a quittés.  

Né à quelques centaines de mètres d’ici, avenue Ernest-Renan d’un père Taulier-Carrossier et d’une mère ouvrière sur machine, Gérard était fils unique. Unique comme le parcours scolaire qu’il effectua. Quand il se livrait c’est-à-dire très rarement, Gérard racontait son enfance extrêmement pauvre et la fierté de ses parents quand après avoir fait son cycle primaire à l’école Michelet, il fut reçu en 6e au Lycée Turgot à Paris. Le quartier du Plateau, déjà, organisa pratiquement une fête de quartier pour célébrer cette ascension sociale qui le mena ensuite à l’école Normale d’Instituteur puis en Math-spé. 
Unique, oui, car après avoir été un élève brillant à Michelet, il fut nommé instituteur dans cette même école retrouvant ainsi comme collègues d’anciens professeurs.
Unique, enfin car Gérard gravi tous les échelons et devint même directeur de cette école Michelet.
 

Ce matin un enfant de Fontenay s’éloigne donc de nous, de toi Nicole, de vous Christophe, laissant dans son sillage ce sourire malicieux mais aussi et surtout cette haute idée de la citoyenneté, de la laïcité et de la République. 
Une haute idée et ambition pour sa ville, Fontenay, cette commune que nous avions en commun.
 

En ces heures si sombres, nous nous souvenons de ses yeux malicieux, mais aussi de ses nombreux combats républicains et laïcs, comme celui qu’il mena pour voir inscrire sur le fronton de cette école, de son école, les trois mots de notre devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité.
 

En ces heures si tristes, je veux aussi que nous nous souvenions de sa voix. Cette voix si reconnaissable qui résonnait régulièrement lors des nombreuses réunions auxquelles il participa avec sa femme Nicole toujours dans son sillage. 
Cette voix reconnaissable au téléphone Nicole, lors de nos longues conversations ou lors de nos rencontres, de nos joutes oratoires et idéologiques pour défendre une certaine idée de notre ville, une vision partagée que le temps nous a amené à avoir en commun.
 

Ce vendredi 2 novembre, un homme engagé nous a quittés.  
Gérard était sans doute l’un des derniers Hussards noirs de la République, formé à l’école normale des instituteurs comme eux, il était animé par ce même esprit missionnaire - je sais qu’il aurait apprécié ce mot. Oui, animé par une vocation inébranlable pour l’enseignement et la promotion des valeurs républicaines, patriotiques, laïcs et citoyennes.
 

Peu de personnes le savent mais Gérard au lendemain du mois de Mai 1968, fonda l’un des premiers syndicats d’enseignants à Fontenay. Premier pas d’un engagement pour les autres qui le conduisit en 1971 à accepter d’intégrer la liste menée par Louis Bayeurte à l’occasion des élections municipales. Un engagement plus local que politique aimait-il à rappeler, précisant avant qu’on lui pose la question qu’il représentait surtout les personnalités reconnues pour leurs sentiments républicains. Et puis il ne cachait pas son estime pour Louis Bayeurte, sa vision et son ouverture d’esprit. 
 

Quelques années plus tard, c’est pour son quartier qu’il s’engagera : Le Plateau. Un quartier qu’il aimait et qui lui rendait bien. Nous aimions Gérard pour sa détermination, pour ses combats toujours juste, toujours nécessaire, toujours animé par le souci de l’intérêt général, du bien commun.
 

Votre présence en nombre ce matin confirme combien Gérard avait su fédérer et rassembler autour de son amour pour son quartier, sa ville et les valeurs de notre République.
En ces heures si émouvantes je repense à notre dernière rencontre si personnelle et si forte chez vous Nicole.
 

Quand je pense aux gens que j'aime, je les vois sourire. Quand nous penserons à Gérard demain et après-demain c’est ce sourire et ces yeux malicieux que nous verrons, ce sera notre façon de lui dire aussi que nous l’aimions que nous l’appréciions.
 

Ce matin, entouré de vous tous, au-delà de nos différences, par notre présence, nous voulions aussi vous redire Nicole, Christophe combien votre peine était la nôtre. Nicole votre couple était beau.
 

« Le vrai tombeau des morts c’est le cœur des vivants » disait Jean Cocteau. Mon cher Gérard, tes amis et les Fontenaysiens en nombre, parce qu’ils t’appréciaient sauront porter dans leur cœur, tes engagements pour la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, tout simplement pour cette République que tu as servie et qui t’a tant donné. 

Merci Gérard Mari.