09 septembre 2019

Journée des Associations 2019

Avec Brigitte Chambre Martin, Brigitte Roche, Lionel Bertrand, Jean Pierre Bernard et Florian James nous sommes allés à la rencontre des nombreux acteurs des associations Fontenaysiennes.

La vie associative de notre ville est un trait d’union unique qui rassemble des centaines de passionnés. C’est une chance. C’est avec beaucoup d’attention que nous avons écouté les remarques positives et négatives de ces acteurs locaux incontournables.

Élus municipaux nous avons tenu à les remercier pour leur engagement quotidien et désintéressé au service de nos habitants et leur souhaiter une belle rentrée !
 

26 juin 2019

Tribune du Mois - Conseil municipal : des intimidations intolérables !

A l’occasion de la dernière séance du conseil municipal, deux militants de la majorité, par ailleurs agents communaux, deux agitateurs bien connus pour organiser depuis 5 ans une déstabilisation de la salle à chacune de nos interventions, ont dépassé une ligne rouge qu’ils n’auraient jamais dû franchir.
Ces deux hommes, connus également pour les insultes et autres menaces physiques qu’ils exercent régulièrement, ont décidé de s’attaquer à deux de nos soutiens qui étaient présents dans le public dont une femme de notre équipe. 


En dépit de propos insultants et sexistes, nos soutiens n’ont pas répliqué et sont restés dignes. Pendant de longues minutes, ces deux tristes personnages ont continué leur harcèlement et essayé par tous les moyens de les impressionner, jusqu’au moment où l’un des deux hommes s’est permis de venir se coller à touche-touche et de poser sa main sur l’épaule de notre collègue féminine voulant lui imposer un « selfie ».


Malgré notre intervention, le maire qui a pourtant le pouvoir de police et devrait donc faire respecter le règlement du Conseil n’a pas souhaité interrompre la séance ni demander à ces deux provocateurs de quitter les lieux. 


Pas un élu de la majorité pourtant habituellement si prompt à défendre ce genre de menaces faites aux femmes n’est intervenu. Nous déplorons et condamnons ces intimidations, verbales et physiques, mais aussi ces attitudes et absences de réaction.
À l’évidence elles n’ont pas leur place dans le débat démocratique local et encore moins au sein de la maison commune qu’est l’hôtel de ville. Il ne s’agit en aucun cas d’en faire une affaire d’état mais juste de porter à la connaissance de toutes les fontenaysiennes et tous les fontenaysiens ce que les élus d’opposition et leurs soutiens subissent depuis plus de 5 ans. 


Cette fois a été celle de trop et nous avons décidé d’y donner les suites judiciaires qui s’imposent.

24 juin 2019

Tribune du Mois : Quelques vérités bonnes à savoir !

La sur-densification initiée par le maire et son équipe depuis la modification du Plan local d’urbanisme apporte jour après jour son lot de désagréments pour les habitants.
 

Cette verticalisation volontaire de la commune, qui casse l’harmonie de nos quartiers résidentiels et sur-densifiera un peu plus les grands ensembles, a des effets secondaires que Fontenay devra intégrer et corriger dans quelques années. Cette sur-densification est surtout un sacré désaveu vis-à-vis des habitants auquel le maire, alors adjoint à l’urbanisme, avait pourtant promis une ville à vivre. Tour d’horizon des promesses non tenues :

Le Maire et sa majorité l’ont dit : «A l’aube de 2030, il n’y aura pas plus de 56.000 habitants à Fontenay.»
Faux. L’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France estime, depuis des années, l’évolution de la démographie à Fontenay-sous-Bois à plus de 60.000 habitants en 2030. Ces données sont calculées en tenant compte d’une progression basse des constructions. Or la ville a accepté 109 % de logements de plus que l’engagement qu’elle avait pris devant les habitants en 2015. Le PLU voulu par le maire en 2015 fixait en effet à 172 le nombre maximal de logements neufs par an pour notre ville.

En 2016, il y en a eu 332, 435 en 2017, et 316 en 2018 (Source : Sitadel).
 

Le Maire et sa majorité l’ont dit : « Fontenay-sous-Bois est une ville bien pourvue en espaces verts, avec 11m² d’espaces verts publics par habitant, 45m² si l’on inclut les espaces verts privés. »
Faux. L’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France via son site Cartoviz nous confirme, une fois encore, que ces données sont fausses. La ville possède entre 45,14 et 47,99 hectares d’espaces verts publics si on considère que les terrains de football synthétiques en sont ! Au total, Fontenay propose au maximum 8,9 m² par habitant, elle fait d’ailleurs partie des 24 villes du Val-de-Marne carencées.


Les conséquences de cette politique de densification sont nombreuses : écoles saturées côté Ouest, équipements sportifs sous-dimensionnés, circulation et stationnement
compliqués, problèmes de propreté... La liste est longue.


L’absence d’anticipation conduit jour après jour notre ville vers une impasse. 


Cette situation, nous la dénonçons depuis des années... Il existe une autre manière de gérer notre commune. A l’approche des élections municipales ce sont des questions qu’il conviendra de se poser. Avec près de 1 milliard d’euros de budget en 6 ans, qu’ont réellement fait le maire et son équipe pour vous faciliter le quotidien.

19 juin 2019

18 juin 1940 - 18 juin 2019

Le 18 juin 1940, avec l'appel d'un homme seul, se noua le destin de toute une Nation : la France. 

Un de ces moments où le destin semble hésiter entre la détresse et la grandeur.

Si peu de gens entendirent véritablement cet appel, ils purent le réentendre le 22 puis le lire dans les journaux clandestins dans les jours qui suivirent.
Fin juin puis début juillet, dans le petit bureau de Saint Stephen's House où le Général De Gaulle avait épinglé une carte de France, se produisirent les premiers ralliements.
Dans la France occupée, des femmes et des hommes de tous horizons, de toutes opinions, ont répondu à cet appel avec un admirable courage, aux limites de l'inconscience.
Ils étaient nos parents, nos grands-parents. Ils étaient la France de 1940, ils sont à tout jamais nos héros. 


En ce 18 juin 2019, si nous ne gardons pas à l’esprit le sacrifice de ces femmes et de ces hommes, qui ont donné leur vie dans cette guerre, si nous n’avons pas la capacité d’être à la hauteur de cet héritage de dévouement et de courage qu’ils nous ont légués, alors, oui, leur sacrifice aura été vain et notre avenir restera incertain.

04 juin 2019

À Fontenay, l’égalité des chances devrait être une priorité

S’il reste beaucoup à faire dans le soutien que propose notre ville à ses habitants, il serait malhonnête de dire que la municipalité ne fait rien. Toutefois, une action de renforcement de la cohérence de ces services permettrait de les rendre plus efficients pour les habitants.

Pourtant, s’il est un domaine où nous pensons qu’il faudrait faire mieux et plus, c’est celui de l’égalité des chances.


C’est un sujet essentiel car en France, nous sommes malheureusement conditionnés par le quartier, la ville, et la région où l’on naît. Notre pays est d’ailleurs dans le top 3 de l’OCDE pour l’influence du milieu social sur les études. L’inégalité des chances en France est avant tout éducative.

Parce que la ville évolue, Fontenay doit mettre en place de nouveaux dispositifs de lutte contre l’échec scolaire, et d’accompagnement des jeunes vers la réussite et l’excellence.
Avec les élus de notre groupe et nos nombreux soutiens nous sommes déterminés à nous battre contre ce fatalisme.


Une certaine «  géographie politique » voulue et savamment entretenue pour des raisons électoralistes par le maire a pour conséquence de renforcer les inégalités sociales.
L’égalité des chances suppose d’offrir une véritable mixité sociale dans notre ville et de mettre le paquet dans le domaine scolaire de la plus petite classe jusqu’au lycée. Mais pour cela, il faudrait déjà commencer par revoir la carte scolaire et faire cesser cette densification des écoles voulue par la majorité actuelle, et créer enfin un nouvel établissement à l’ouest de notre ville, proche du quartier des Parapluies et du Plateau.
Il faut aussi développer les modes et alternatives de garde pour les enfants de 0 à 3 ans.
C’est véritablement un point noir à Fontenay. Pourtant, toutes les études démontrent que ce sont les populations les moins aisées qui souffrent le plus de l’absence de solutions de garde dans cette phase d’éveil si nécessaire dans la suite du parcours de nos enfants.
Notre ville a cette chance incroyable d’avoir sur son territoire un certain nombre d’institutions et d’entreprises, mais l’énergie qui s’en dégage semble s’arrêter aux portes de certains quartiers.


Nous pensons qu’il faut mobiliser ces acteurs locaux pour déployer une nouvelle politique de l’égalité des chances.


Depuis quarante ans, une dizaine de « plans banlieue » ont été mis en place par les gouvernements successifs, avec un bilan mitigé sur le terrain. Les 1 500 quartiers politiques de la ville (QPV), où vivent tout de même plus de 5,5 millions de personnes, continuent d’afficher des taux de chômage et de pauvreté nettement supérieurs à la moyenne nationale.


Nous ne cessons de le dire : de ce côté-ci du périphérique, on peut s’engager dans un vrai parcours qui mène à la réussite scolaire. A Fontenay, il y a d’un côté le discours, et de l’autre l’absence d’actes concrets. Et surtout une absence d’innovation dans la méthode et les projets, ce qui désespère année après année les fontenaysiennes et les fontenaysiens, et qui ne favorise en rien cette nécessaire égalité des chances.

23 mai 2019

Une ligne rouge a été franchie

Hier, soir une ligne rouge a été franchie.

A l'occasion de la séance du conseil municipal, deux militants du parti communiste, par ailleurs agents communaux, deux agitateurs aux pieds d'argile, bien connus de tous les élus pour « organiser » depuis 5 ans une déstabilisation de la salle à chacune de nos interventions, ont franchi une ligne qu'ils n'auraient jamais dû franchir. 

Ces deux individus, bien connus pour les insultes et autres menaces physiques ont décidé, non pas de s'attaquer à moi, élu municipal. Non. Ils ont préféré, forts de l'intelligence des faibles, s'attaquer à ma compagne et à l'un de mes proches soutiens. 
Ces "barbouzes à la petite semaine" avaient sans aucun doute prémédité leur petite opération puisque l'un d'entre eux, en venant s'installer auprès de ma compagne alors que la salle était quasiment vide, l'a reconnu : "Je ne suis pas venu là pour rien !". 

Devant cette évidente provocation, devant les commentaires graveleux, insultants, sexistes mais surtout alcoolisés, nos soutiens n'ont pas répliqué restant dignes. Pendant plus d'une heure, ces deux tristes personnages ont essayé par tous les moyens de les impressionner, sans réaction. 

Et puis il y a eu ce que j'appelle l'impardonnable, l'un des deux hommes s'est permis de venir se coller à touche-touche contre ma femme et de poser sa main sur son épaule. Voyant cela, j'ai quitté mon siège pour aller clairement demander à ces deux hommes de bien vouloir cesser leurs agissements, ce manque de respect, ces provocations, ces pressions physiques et psychologiques, et de bien vouloir quitter la salle. Ils n'ont pas bougé, préférant rire, fiers d'un acte de délinquance devenu si banal dans l'enceinte de ce conseil. 

Oui, hier soir une ligne rouge a été franchie. Cette ligne a été franchie car depuis 5 ans maintenant ces individus, épaulés par d'autres militants, n'ont jamais cessé de perturber les séances du conseil dans l'indifférence générale de ceux qui sont chargés de faire régner l'ordre. Jamais le maire ne leur a demandé de quitter la salle. Si la politique est parfois rude, elle est à mon sens, avant tout, bercée du respect que l'on doit porter pour son contradicteur. Il peut y avoir des provocations dans le débat d’idées, il est intolérable que la pression physique puisse en revanche exister. 

Qu'on s'attaque à moi est une chose, qu'on s'attaque à mon équipe est différent. Nos soutiens partagent cette même ambition que nous : servir Fontenay et les fontenaysiens. 

Ma compagne, Anne, c'est bien plus que cela. Elle partage ma vie depuis plusieurs années, elle vit au quotidien cet engagement pour Fontenay. Un engagement qu'elle porte elle aussi avec son humanité et sa sensibilité. Elle n'est pas élue, elle est là avec moi. Je ne laisserai aucun militant à la solde de "je ne sais qui" lui manquer de respect et chercher à nous intimider. Si j'ai pu voir ce qui se tramait derrière moi pendant la séance du conseil et intervenir, je m'étonne que certains élus qui voyaient, quant à eux, le petit jeu malsain, détestable et scandaleux de ces deux hommes, ne soient pas intervenus. 

Hier soir une ligne rouge a été franchie, pourtant Fontenay mérite tellement mieux que cela.

22 mai 2019

Tribune du Mois : La Démocratie locale mérite mieux !


La démocratie c’est avant tout le respect de son contradicteur. Une chose est certaine, lors du dernier conseil municipal, le Maire et ses militants ont oublié ce principe.
A l’occasion du budget, au brouhaha organisé, aux cris de contestation de certains élus de la majorité (et non des moindres), se sont mêlés des insultes, émanant de supporters
« PCF » et « Insoumis » installés dans le public, que nous souhaitons vivement dénoncer !
Les fontenaysiens doivent savoir que depuis des années, ces militants perturbent systématiquement les interventions des élus de notre groupe lors du conseil municipal.
« C’est un jeu », disent certains, c’est surtout aussi scandaleux que les chants détestables que l’on peut entendre dans les stades de football.
Illustration extraite d'une vidéo sous-titrée. Régulièrement le public, fan-club du maire, insulte les élus du groupe ensemble Réveillons Fontenay !

Se faire traiter de « connard », « blaireau »  et  autre « collabo » n’enrichit nullement le débat
Il n’est pas dans notre habitude de nous plaindre, mais quand les limites sont dépassées, il convient de dénoncer ces agissements. Pour donner des leçons de morale à la terre entière, ces « agitateurs » répondent toujours présents, mais quand il s’agit d’accepter l’exercice de la démocratie locale c’est une autre « affaire ».
OUI, la démocratie mérite mieux !
Puisqu’on se dit tout, nous tenons également à dénoncer les dégradations régulières de notre permanence de la rue Dalayrac. Tags, jets de colle à papier, vitrine cassée, rien ne nous aura été épargné depuis 2014. A ceci s’ajoute, et c’est plus grave, les crevaisons volontaires répétées de plusieurs pneus des voitures de certains d’entre nous ou de nos proches soutiens. A quelques mois des élections municipales, et parce que nous vous devons aussi la transparence, il était important de vous le faire savoir.

10 mai 2019

Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions

Face aux blessures de notre passé la vérité libère et nous fait collectivement avancer.

Cette journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions nous permet de faire œuvre de vérité et de reconnaître que durant de trop nombreuses années, des millions d’esclaves furent enchaînés, battus, asservis, déportés d’un continent à l’autre. 

Regarder son passé sans concession, c’est être prêt à reconnaître sa part d'ombre, ses erreurs, en rejetant la tentation de l'oubli. C'est donc notre devoir de nous rappeler que des femmes et des hommes ont dû subir la violence en raison de la couleur de leur peau ou de leur origine.

Regarder son passé avec honnêteté, c’est reconnaître le rôle essentiel que la Révolution française insuffla pour faire abolir l’esclavage. Mais c'est surtout reconnaître qu'il fallu attendre 1848 pour que, une bonne fois pour toute, sous l’impulsion de Victor Schoelcher, l’abolition définitive de l’esclavage soit appliquée. 

Cette journée de mémoire ne doit pas, enfin, masquer qu’aujourd’hui trop de personnes sont encore victimes de ce fléau de la traite ou de l’esclavage. En Afrique, en Asie mais aussi à quelques centaines de mètres de chez nous dans le Bois de Vincennes, où des jeunes filles mineures sont obligées de se prostituer.

L’histoire s’est répétée, et ce terrible mal n’a pas totalement disparu. 

Si notre pays s’est égaré par le passé sur les chemins obliques si chers à Léopold Sédar Senghor. 

Si aujourd'hui, il est de notre devoir de commémorer évidemment cette période sombre de notre histoire.

Il est aussi nécessaire d'agir et notamment quand ce fléau de la traite des êtres humains reprend racine aux portes de notre ville.

Nous ne sommes pas responsables de ces années sombres, mais nous le sommes de notre présent...

09 mai 2019

Aujourd’hui nous fêtons l’Europe

Je veux à l'occasion de cette fête de l'Europe rendre hommage aux artisans de la reconstruction, pères fondateurs de l'Europe, ces Schuman, Monnet, Adenauer, de Gasperi, et bien d'autres, qui ont eu le courage de dire « plus jamais la guerre ». Ils ont eu le courage de dire oui, après avoir dit non. Ils ont eu cette vision d’une Europe en paix et unie.
Et cette vision, ils ont eu l’audace de la proposer aux Européens le 9 Mai 1950, juste cinq ans après la capitulation de l’Allemagne nazie. À ces pères bâtisseurs d’une Europe pacifique nous devons aujourd’hui rendre hommage. Ils ont su cicatriser les plaies de ces années de braises qui mortifièrent tout un continent.

Bien sûr, l’Europe n’est plus la même. Elle n’est plus seulement l’Europe du sillon Rhénan, et de la culture romaine, imaginée par Robert Schuman. Elle s’est étendue jusqu’aux frontières du continent européen. Etendue au-delà de ses frontières premières, sans pour autant générer de conflits armés. Cette crainte-là, comme une leçon tirée de ces années sombres dont nous nous sommes souvenus hier, a été complètement éradiquée, et chassée des esprits.

Aujourd’hui c’est à nous, avec notre envie, notre énergie et notre détermination de prouver que cette Europe est toujours utile et nécessaire. C’est à nous de construire chaque jour une Europe juste et équitable, une Europe pragmatique respectueuse de chacun. C’est sans nul doute une démarche audacieuse, mais face à cette crise, c’est notre façon à nous d’emboiter le pas d’un Robert Schuman ou d’un Jean Monnet, car l'Europe n'a sans doute jamais été aussi nécessaire qu'aujourd'hui.

Oui plus que jamais nous devons défendre cette Europe si souvent décriée et attaquée.
Oui plus que jamais nous avons besoin d’une Europe forte, fraternelle et humaine pour contrer les éventuelles attaques.

« L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait », déclarait Robert Schuman. Cette citation reflète bien la meilleure méthode à mettre en œuvre pour faire aimer cette Europe si nécessaire.

Oui aujourd’hui, nous avons aussi cette impérieuse obligation de poursuivre le travail initié par les Schuman, Monnet, Adenauer, de Gasperi, Giscard d’Estaing, Veil ou Delors, car c’est aussi cette démarche qui nous permet d’écrire ensemble notre avenir.
En ce jour de fête, soyons fiers de l’Europe et plus que jamais défendons-là dans cette nouvelle page de notre histoire qui s’écrit. Comportons-nous en dignes héritiers pour que nos enfants et nos petits-enfants puissent être fiers de nous demain.

Le 26 Mai votons pour cette Europe, évitons le repli dangereux que certains prônes, votons pour une Europe pragmatique et utile.

03 avril 2019

Bien gérer une ville pour respecter ses habitants !

Le Maire et son équipe ont récemment présenté le Rapport d’Orientation Budgétaire pour 2019. Disposition légale, ce rapport a pour objet de définir les réalisations pour l’année à venir, préciser les services proposés et surtout les moyens et la méthode que la Ville met en œuvre pour les financer.

Comme il s’agit de l’argent des contribuables, c’est-à-dire le vôtre, il nous a semblé important de vous exposer notre vision.
- NON, nous ne partageons ni le projet, ni la méthode de l’actuel maire en matière budgétaire.
Nous n’oublions pas que ce sont les habitants qui sont les principaux contributeurs du budget municipal. Le maire devrait
s’en souvenir.
- NON, l’ordre des priorités budgétaires n’est pas le bon. L’urgence du mandat qui s’achève n’était pas d’allouer plus de 15 millions d’euros
à la construction d’un théâtre mais plutôt de rénover nos rues, nos écoles primaires, nos gymnases ou nos clubs de retraités. En 6 ans, aucun projet conséquent n’aura été réalisé.
- NON, le budget communal n’est pas cohérent.
Nous pensons que les charges de fonctionnement de la mairie pèsent encore trop lourdement sur le budget global. Ces charges empêchent notre ville de faire les investissements justes et nécessaires qu’attendent les Fontenaysiens.

Nous sommes une ville « riche » mais affreusement mal gérée !
Le maire semble toujours gêné de dire que notre ville, avec plus de 150 millions d’euros de budget, est une ville riche. Le potentiel fiscal de Fontenay est largement au-dessus des villes voisines comme Nogent, Vincennes ou Le Perreux. Au vu de l’état de notre voirie ou de nos équipements publics, c’est difficile à croire mais c’est pourtant vrai !
Malgré l’importante manne fiscale apportée par les grandes entreprises présentes à Fontenay, les charges qui pèsent sur les ménages augmentent pourtant d’année en année. À cela deux raisons : les augmentations de taxes locales décidées par la majorité municipale et la hausse des bases fiscales.
Contrairement aux affirmations du maire, il n’y a pas de stabilité de la fiscalité à Fontenay.
En 2019, la base nette imposable de la taxe d’habitation va ainsi augmenter de près de 3% et celle de la taxe foncière de 3,2% !
Quand le maire annonce le gel des augmentations d’impôts, sa politique de bétonnage permet dans le même temps, mécaniquement, une hausse des bases de calcul.
Si la majorité avait vraiment du respect pour ceux qui payent des impôts à Fontenay, elle aurait dû, dès 2014, adapter ces taux d’imposition sur les ménages.

Une méthode de désendettement qui plombe notre avenir !
Malgré une dette très importante la ville aurait pu investir. Difficile à croire et pourtant c’est vrai ! Mais rien n’a été fait.
Soyons précis. Depuis 2015, les deux maires qui se sont succédé n’ont cessé d’affirmer que le niveau d’endettement de Fontenay n’était pas alarmant. 104 millions d’euros ça n’était pourtant pas rien. Notre ville a même frôlé la mise sous tutelle en 2015 !
Pourtant, malgré leurs dires, ils ont tenté de réduire cette dette. Nous avions donc raison d’insister sur ce point. Toutefois, la méthode de désendettement mise en oeuvre par le maire n’est pas la bonne !
NON, on ne réduit pas la dette en réduisant l’investissement. On réduit la dette en diminuant principalement les dépenses de fonctionnement. On dégage ainsi plus d’autofinancement qui permet, au final, de faire plus d’investissements sans avoir uniquement recours à l’emprunt. En investissant, on prévoit l’avenir mais surtout on réhabilite, par exemple, nos équipements publics et donc on réduit nos charges de fonctionnement. Voilà la bonne méthode.

Double peine !
Les emprunts toxiques du passé, l’absence de règles de gestion, le poids du budget de fonctionnement ont conduit Fontenay dans une impasse. Pour se désendetter, les Élus de la majorité ont fait deux mauvais choix : réduire l’investissement et augmenter les impôts fonciers. Leur logique : faire « payer » les entreprises en augmentant la taxe foncière, oubliant que de nombreux habitants propriétaires de leur logement seraient eux aussi impactés !
Une fois encore, l’équipe municipale actuelle démontre son incapacité à savoir bien gérer les finances de notre Ville. Alors, pour masquer ses lacunes, elle présente des projets alléchants qui n’ont encore couté aucun euro... c’est dire que la dette va de nouveau flamber !
Les Fontenaysiens ne sont pas dupes. Ils savent que si la méthode de gestion des finances publiques que nous préconisons depuis 5 ans avait été mise en œuvre, les projets promis fonctionneraient déjà ! Un an avant les municipales de mars 2020, promettre la lune est une ficelle un peu grosse.

12 mars 2019

Urbanisme : quand le maire bétonne à tout va !

La promesse. Le maire l’avait promis : le nouveau Plan Local d’Urbanisme devait dessiner le Fontenay des 30 prochaines années.
L’ambition affichée et largement communiquée était de : « Maintenir et affirmer la qualité de vie fontenaysienne par une ambition élevée en matière d’écologie urbaine, de patrimoine et de paysage, de réduction des nuisances, tout en freinant la densification et en maintenant la population à 56.000 habitants d’ici à 2030 ». Rien que ça !

La réalité. Le PLU a été largement corrigé, en reprenant d’ailleurs quelques-unes de nos remarques, pourtant considérées à l’époque par son prédécesseur comme nulles et non avenues ! Un PLU « modifié » plusieurs fois déjà mais malheureusement pas « révisé » ...
Ce mauvais PLU a des conséquences dramatiques pour notre ville, notamment en matière de densification. Le nombre des permis de construire depuis le début du mandat a été multiplié par 4. Ce PLU voulu par le maire en 2015 fixait à 172 le nombre maximal de logements neufs par an pour notre ville.
En 2016, il y en a eu 332.
En 2017, il y en a eu 435.
En 2018, il y en a eu 316. (Source : Sitadel)

Chacun a pu constater la prolifération de ces constructions nouvelles dans nos quartiers : Villa Letourneur, rue des Mocards, rue Roublot, Rue du Commandant Jean-Duhail, îlot Michelet, rue Lacassagne, rue Rabelais, rue des Belles vues, ... pour n’en citer que quelques-unes ! Les projets futurs sont aussi nombreux : lotissement rue Gabriel Péri, constructions à venir aux Alouettes, aux Parapluies, au Village, ... sans compter les 7 immeubles neufs (300 logements) qui entoureront la médiathèque dans le quartier de La Redoute !

45m² de verdure par habitant ? N’y comptez plus !
Entre le bétonnage intensif de notre ville et l’augmentation de la population qu’il entraîne, on sait donc que la promesse « marketing » du maire Front de Gauche de Fontenay, de maintenir 45 m² d’espaces verts par habitant, est impossible. Nous l’avons dénoncé dès le premier jour.
À cela s’ajoutent d’autres nombreux projets qui, selon les témoignages, sembleraient « être étudiés attentivement » au service de l’urbanisme et pourraient voir le jour... après les élections municipales de l’an prochain. Comme c’est pratique !

Des élus Verts mais transparents en réalité !
On s’étonne, dès lors, que les élus verts de la majorité municipale, si prompts à réagir quand ils sont dans l’opposition, laissent les choses se faire quand ils sont dans la majorité. Négociant, au nom d’un idéal auquel ils semblent avoir renoncé, ici où là, quelques toitures végétalisées cosmétiques en guise de consolation.
On vit une époque formidable !
Lointain semble le temps où la majorité refusait que le métro passe au carrefour Verdun-République pour éviter les expropriations. Pourtant, au dernier conseil, les Verts n’ont eu aucun problème pour voter deux projets d’expropriation aux Alouettes !
Le Métro pour les Fontenaysiens, NON, mais des milliers de bureaux au Val, OUI.
Plutôt que de faciliter le quotidien des habitants, les élus verts, Front de gauche et PCF, préfèrent densifier et surélever une ville déjà largement verticale !

Il est important de le dire !
Les Fontenaysiens sont prévenus : pour financer le théâtre et déménager de 30 mètres la médiathèque dans une centrale téléphonique, le maire construit à tout va, n’hésitant pas à accepter des immeubles de plus de 15 mètres de haut en plein cœur de quartiers résidentiels.
Le pire, c’est que personne n’est certain que ces centaines de nouveaux logements sociaux profitent aux habitants de notre ville.
En refusant d’assumer son bétonnage frénétique, et l’augmentation de la population qu’il va engendrer, le Maire ne peut pas non plus assumer qu’il faudra construire de nouvelles crèches et de nouvelles structures d’accueil sans lesquelles les équipements existants, déjà débordés, seront saturés. Or rien n’est prévu sur ce sujet.
S’il se voulait bâtisseur, le Maire restera dans l’histoire de notre ville comme celui qui a bétonné Fontenay et rompu avec la vision plus équilibrée de ses prédécesseurs. Il était important de le dire, et plus important encore de le faire savoir. Parce que 2020, c’est demain !

08 mars 2019

Journée Internationale des Droits des Femmes : Non, le 8 mars c’est chaque jour.

Si nous célébrons chaque année la Journée Internationale des Droits des Femmes, cela ne veut en aucun cas dire, comme nous pouvons trop souvent l’entendre, qu’il n’y a qu’une journée dans l’année qui leur serait consacrée ! Non, le 8 mars c’est chaque jour. Le 8 mars, c'est toute l'année.

Cette journée nous rappelle surtout, qu’il convient encore et toujours d'agir en priorité sur les causes profondes des inégalités persistantes entre les hommes et les femmes, mais aussi de lutter contre la précarité des femmes seules avec enfants.
 

Ce dernier point est un sujet qui me tient à cœur et qui concerne près de 23 % des familles fontenaysiennes (25% au niveau national). Les familles monoparentales – dénomination administrative qui cache très souvent une réalité douloureuse – sont, à une très grande majorité (90%), celles où les mères élèvent seules leurs enfants !
 

Bien souvent ces femmes se retrouvent seules après une séparation difficile. Notre société, et notre commune en particulier, doit tout mettre en œuvre pour que nous renforcions leur accompagnement. Que nous les aidions à sortir de l’isolement. Que nous puissions les aider plus concrètement dans cette épreuve qui a été trop souvent précédée de violences, n’ayons pas peur de le dire.

Je me souviens d’une jeune femme avec deux enfants qui est venue se confier à moi,
il y a quelques mois, à l’occasion de l’une de mes permanences. Désemparée et esseulée par l’accueil que les services publics, pourtant chargés de sa cause, lui avaient réservé, elle me raconta son histoire.
Une histoire terrible, mêlant l’amour, la violence quotidienne et ses coups mêlés de pression psychologique.

Une histoire qu’elle croyait unique et pourtant si répandue.
Celle d’une femme, d’une mère de deux enfants, obligée de quitter le foyer après avoir essayé de recoudre mainte et mainte fois une passion déchirante, une passion déchirée.
Une histoire douloureuse qui s’achève par l’obligation de repartir de zéro et de faire une croix sur le versement d’une légitime pension alimentaire que son ex-compagnon ne lui versera jamais.
Une histoire qui attend une fin heureuse qui malheureusement n'arrive pas.

J’entends déjà les « esprits pointilleux » me rappeler à l’ordre et me citer l’existence de l’Agence de recouvrement des pensions alimentaires impayées (Aripa) créée au début 2017. Qu’ils entendent à leur tour la souffrance de ces femmes pour comprendre que, face à une situation aussi inhumaine, c’est une solution simple, pragmatique et connue de tous qu’il faut proposer et non un énième parcours administratif dans lequel s’engager. Une solution qui évite d’éventuelles représailles, de nouvelles violences. 40% des pensions alimentaires sont impayées dans notre pays, sans compter les séparations qui n’ont fait l’objet d’aucun accord.

La solution serait que la pension soit automatiquement versée, dès les premiers jours de séparation, par cette Agence gouvernementale ou la CAF. L’organisme récolterait alors la pension directement auprès du débiteur.
Dans un moment d’extrême solitude, de fatigue ou de souffrance, ces femmes n’auraient plus à subir ce combat supplémentaire qu’elles doivent mener. Elle pourrait se reconstruire dans l’apaisement.

En cette Journée Internationale des Droits des Femmes, c’est un sujet que je souhaitais mettre en lumière. Bien sûr il existe d’autres questions, d'autres combats : l’égalité des salaires, le droit pour les femmes d’accéder à la contraception, l’IVG, l'apprentissage de l'égalité à l’école, la mixité des métiers, le harcèlement sexuel,...
Après ce rendez-vous, comme tant d'autres, je m’étais engagé à accompagner cette jeune femme, il me semblait utile en ce jour de vous raconter, avec son autorisation, son histoire. Et puis, parce qu’il y a eu d’autres rendez-vous avec d’autres femmes, dans la même situation...
 

Si l’un d’entre vous cherche à recruter qu’il ou elle me contacte, nombreuses sont ces femmes rencontrées lors de mes permanences du samedi matin qui recherchent avant tout un emploi pour vivre dignement avec leurs enfants.


05 mars 2019

Tribune du Mois : Le matraquage fiscal à Fontenay est une réalité !

Le saviez-vous ? Les français, dans leur grande majorité, sont en colère contre les gouvernements successifs en raison notamment du matraquage fiscal et des augmentations de taxes qu’ils subissent. A Fontenay-sous-Bois, c’est la même chose.
En 10 ans, la taxe foncière a augmenté de 25% pour la part communale et de 36% pour la part départementale !
Sur la même période, la taxe d’habitation a augmenté de 12% !
Et les tarifs des prestations diverses (périscolaires, culturelles…) n’ont jamais cessé d’augmenter !
Si chacun constate la colère des Français, nous, élus de terrain, entendons d’abord celle des habitants de Fontenay.
Et pour cause ! On peut d’ailleurs légitimement s’interroger sur la destination de ces recettes fiscales.

Où passent les 150 millions d’euros de budget annuel de notre ville ?
On est en droit de se poser la question. Car avec près d’1 milliard d’euros sur la durée du mandat, le bilan de la municipalité est bien maigre. En 6 ans l’actuelle majorité n’aura construit aucune école supplémentaire pour désengorger nos classes. Elle n’aura rénové aucun gymnase, aucun foyer des retraités qui mériteraient pourtant une rénovation urgente.
Avec ce budget de plus de 150 millions annuels, on devrait pourtant en faire, de belles choses !
L’éclairage public n’a pas été amélioré de manière significative, peu de trottoirs ont été réhabilités, la propreté s’est dégradée !
Quant à la tranquillité publique et la sécurité, sont-elles mieux garanties ? Non, hélas.

Rendez l’argent !
Avec 150 millions d’euros annuels, les Fontenaysiennes et Fontenaysiens aurait pu espérer que notre ville utilise au mieux cet argent en construisant des équipements publics adaptés aux attentes de nos concitoyens et en améliorant le cadre de vie, la voirie, l’éclairage public, la sécurité, la propreté. L’argent public est avant tout celui des habitants, ne l’oublions pas !
Et bien non.
Ces augmentations de taxes n’ont servi qu’à réduire faiblement la dette abyssale de près de 100 millions d’euros, dette qui est la conséquence de l’accumulation d’une gestion catastrophique des 10 dernières années !
Si le maire communique à outrance sur les lancements de nouveaux projets, son bilan est terriblement creux et ne présente rien de concret pour les habitants. Comme souvent, il n’assumera pas, préférant désigner des coupables au sommet de l’État ou à la tête des entreprises du CAC 40… qu’il accueille pourtant avec un plaisir non dissimulé quand elles viennent s’installer dans notre ville sans pour autant, hélas, créer d’emplois pour les Fontenaysiens.

20 février 2019

Elections européennes 2019 à Fontenay-sous-Bois - Mode d'emploi

Les prochaines élections européennes se dérouleront le 26 mai 2019. Elles nous permettront d'élire les 79 députés européens qui représenteront la France au Parlement européen.

Le principal changement par rapport aux élections de 2014 est l'abolition des circonscriptions régionales et le retour aux listes nationales. D'autre part, la France bénéficiera de 79 sièges, soit cinq de plus que lors de la législature précédente, suite à la sortie prévue du Royaume-Uni de l’Union européenne. 
Élections européennes du 26 mai 2019
Afin de pouvoir voter à ce scrutin, vous avez jusqu’au 31 mars 2019 pour effectuer votre démarche d'inscription sur les listes si cela n'est pas encore le cas.
Pourront voter aux européennes les citoyens français mais également les ressortissants d’un pays membre de l’UE qui résident en France. 
Comment vous inscrire ?
- En vous présentant directement au service Élections (A Fontenay il est situé dans l'aile Est à gauche de l'entrée de l’hôtel de ville).
Vous devrez vous munir des originaux + photocopies des justificatifs demandés.
 
*pour justifier de votre identité : carte nationale d’identité ou passeport en cours de validité ou dont la validité a expiré dans l'année précédant l'inscription (si le nom marital ne figure pas sur ces pièces fournir le livret de famille).
*pour justifier de votre nationalité : carte nationale d’identité en cours de validité ou dont la validité a expiré dans l'année précédant l'inscription (si le nom marital ne figure pas sur ces pièces fournir le livret de famille), ou certificat de nationalité, ou décret de naturalisation.
*pour justifier de votre domicile à Fontenay : quittance de loyer, d’électricité ou de téléphone de moins de trois mois, délivrée à votre nom ou éventuellement à celui des parents. Si le nom porté sur ce justificatif est différent du vôtre ou s’il s’agit de celui de vos parents, vous devez produire une attestation sur l’honneur de vos parents ou de la personne qui vous héberge et la copie de sa carte nationale d’identité.
- Par courrier, à l’aide du formulaire que vous pouvez télécharger via le site internet de la mairie - réception en mairie au plus tard le 31 mars 2019 - le cachet de La Poste ne fait pas foi.
- En remplissant directement le formulaire sur le site : www.service-public.fr - rubrique « services en ligne et formulaires ».

Renseignements au service Élections : 01 49 74 75 30 / 75 22

12 février 2019

Nous ne pouvons pas accepter la banalisation de la haine !

Ce week-end des Portraits de Simone Veil ont été recouverts de croix gammées. Des vitrines taguées de slogans nazis. Les arbres plantés à la mémoire d'Ilan Halimi ont été sciés. Dans le même temps plusieurs églises catholiques ont aussi été profanées. 
 
NON. Nous ne devons pas accepter la banalisation de la haine. Ces relents nauséabonds doivent être combattus avec force et dans le rassemblement le plus large.

OUI, notre République est plus forte. Elle doit combattre et punir avec sévérité ces extrémistes profanateurs.


08 février 2019

Déni de réalité

Vivons-nous à Fontenay-sous-Bois en dehors de la réalité, dans un monde parallèle dénué de règles, de lois, préservé des difficultés du quotidien ? C’est une question que chacun peut se poser à la lecture des derniers écrits du Maire de Fontenay.

On connaissait cette propension gourmande de l’exécutif municipal à transformer nos séances du conseil municipal en une arène politique hors de propos, en une sorte de parlement, où l’on nous demandait, pêle-mêle, de légaliser les drogues à Fontenay, d’interdire l’esclavage dans le monde, de sanctionner tel gouvernement ou de faire valoir notre droit de veto à l’ONU, alors que notre seul mandat consiste, rappelons-le, à gérer et prévoir le quotidien de proximité de nos habitants.


Si chacun peut avoir un avis et une opinion sur tout, le mandat que nos citoyens nous ont confié reste local. A l’heure où les médias et nos dirigeants nationaux semblent entendre la colère de nombreux français, si notre mandat avait été respecté et si nos institutions avaient également fait leur travail de relais, ces maux auraient depuis bien longtemps fait l’objet de l’attention gouvernementale. Car nous, élus locaux, connaissons ces souffrances aujourd’hui exprimées dans la rue.


Malheureusement, nous vivons dans un pays où nombreuses sont les personnes qui préfèrent s’occuper des fonctions des autres plutôt que d’assumer les leurs.
L’exécutif municipal fontenaysien ne déroge malheureusement pas à cette règle. Pire, tout doit être politique, car ces élus se rêvent tous un destin national. N’est pas Jean Jaurès, Léon Blum ou De Gaulle qui veut.


Quand le Président de la République, assez habilement d’ailleurs, invite les Françaises et les Français à se réunir pour faire remonter leurs propositions, deux solutions se présentent.


•    Soit on y participe, pleinement conscient que les propositions qui en découleront risquent peut-être de susciter une deuxième vague de déception.
•    Soit on n’y participe pas, certain que le débat est biaisé.

 
Si je reconnais que le Président de la République a commis des erreurs depuis son élection, et notamment celle de se couper des élus locaux et des corps intermédiaires, si je reconnais avoir eu certaines oppositions avec des décisions gouvernementales récentes, comme par exemple l’augmentation de la CSG pour nos aînés, ou la remise en cause de la fiscalité locale, je crois, parce que je respecte les institutions de mon pays, que lorsque le Président de la République nous invite à venir autour de la table pour nous exprimer, nous devons le faire. Critiquer est une chose, construire en est une autre.
Le Maire de Fontenay, en revanche, à une conception toute particulière de cette concertation sur laquelle vous me permettrez de m’attarder.


Invité à deux reprises à aller rencontrer le Président de la République pour évoquer les difficultés auxquelles nos communes sont confrontées, l’élu Front de Gauche de Fontenay a, à grand renfort de communiqué de presse ou de vidéos sponsorisées à nos frais, clamé haut et fort qu’il refusait cette invitation ! Même son mentor Jean-Luc Mélenchon a répondu favorablement aux invitations du Président de la République.

Aujourd’hui, et sans doute conscient de l’engouement populaire que suscite le Grand Débat national, voici que le Maire souhaite organiser à son tour, et à grand renfort, une fois encore, de communication « SON » Débat. Il a annoncé sa décision dans une lettre adressée à tous les habitants et distribuée dans toutes les boites aux lettres. Mais « SA » règle n’est pas celle du Grand Débat national : on pourra débattra de tout, mais à « SES » conditions. Comprenez chers amis que ce « meeting fontenaysien » ne sera pas pris en compte ni transmis au gouvernement et au Président de la République.
A vrai dire, mais vous l’aviez compris, c’est l’objectif visé. Quand on est opposé à tout, on doit rester opposé à tout. La colère et la contestation permanente sont la ligne politique à Fontenay. Elle est plus simple à expliquer mais ne fait pas évoluer
malheureusement votre quotidien.

Chacun fera ce qu’il souhaite, mais il me semble que vous deviez en être informés.
Pour ma part, je participe aux réunions officielles proposées dans le cadre du Grand débat national, et je transmettrai d’ici quelques jours le regard personnel du citoyen français que je suis sur les questions posées avec l'espoir que mon avis soit pris en compte.

 
Pour ma part, je resterai surtout attaché à mon mandat local et à l’écoute des habitants. A l’écoute de leurs soucis, de leurs colères, de leurs attentes, de leurs solutions et je les transmettrai toujours aux parlementaires que j’ai la chance de pouvoir rencontrer, quand ceux-ci les concernent, c’est ainsi que fonctionnent nos institutions.


Pour ma part, je ne me détourne pas du mandat que vous m’avez confié, et j’essaye d’y répondre à chaque fois avec pragmatisme.


Si je comprends la colère de nos concitoyens, et plus particulièrement des Fontenaysiennes et des Fontenaysiens, leurs craintes, leurs doutes, leur ras le bol, je veux aussi les inviter à regarder localement.


Oui, le matraquage fiscal, que nous font subir les gouvernements successifs, fait chaque année basculer plus de Français vers la précarité. Mais regardons chez nous.
 

Savez-vous qu’à Fontenay, dans notre ville, en 10 ans, la taxe foncière a augmenté de 25% pour la part communale et de 36% pour la part départementale ? que dans la même période la taxe d’habitation a augmenté de 12% ? que les tarifs des prestations périscolaires et culturelles n’ont cessé d’augmenter ? Un matraquage fiscal local qu’il convient d’intégrer à la colère exprimée.

Avec 154 millions de budget chaque année, à Fontenay en 6 ans aucune école nouvelle n’aura été construite pour désengorger nos classes. 


Avec 154 millions de Budget chaque année, à Fontenay en 6 ans aucun gymnase n’aura été totalement rénové.


Avec 154 millions de Budget chaque année, à Fontenay en 6 ans ni nos trottoirs, ni l’éclairage public n’auront-été améliorés.


Avec 154 millions de Budget chaque année, à Fontenay en 6 ans, la propreté est-elle de meilleure qualité, la tranquillité publique et la sécurité sont-elles mieux garanties ? Non, hélas.


Si notre Maire est atteint d’un déni de réalité j’invite toutefois celles et ceux qui nourrissent une colère légitime à ne pas se faire aveugler. Le dialogue et la concertation sont trop nécessaires au bon fonctionnement de notre démocratie. Le faux débat auquel le maire invite les Fontenaysiens n'a qu'une ambition servir la sienne et seulement la sienne.

04 février 2019

Donnons les moyens à notre Police municipale

Les habitants de Fontenay ont les mêmes droits à la tranquillité que leurs voisins. Malheureusement, jour après jour, ils sont de plus en plus nombreux à constater que, si le danger n’est pas au coin de chaque rue, l’augmentation des incivilités perturbe leur quotidien. Dépôts sauvages, stationnements anarchiques ou gênants, dégradations diverses, regroupements en pieds d’immeubles, tapages nocturnes... autant de perturbations du cadre de vie, qui n’engendrent pas forcément de plaintes comptabilisées.

De fait, l’évolution statistique de la délinquance n’évolue pas, mais le nombre des délits reste toutefois trop élevé et bien supérieur à la moyenne nationale et départementale. A cela s’ajoute la baisse des effectifs de la police nationale, initiée depuis plusieurs années, et l’émergence d’actes délictueux nouveaux. Autant d’éléments qui devraient convaincre notre ville d’adapter sa politique en matière de sécurité de proximité et de tranquillité locale.

En matière de tranquillité,Fontenay doit innover !

Oui la sécurité publique est une mission régalienne de l’État, mais le respect de la tranquillité de proximité reste bien à la charge de la commune et de la responsabilité du Maire.
Quand le sentiment d’insécurité se révèle supérieur à l’état réel des statistiques de délinquance, c’est bien le constat qu’il y a un problème. Le nombre des délits déclarés et ceux supportés sans rien dire, l’impunité apparente de certains finissent par exaspérer nos concitoyens.
Nous sommes en 2019, il serait peut-être enfin temps que la municipalité se réveille sur cette question !

La mission de la Police municipale, rappelons-le, est avant tout d’assurer le bon ordre, la tranquillité, la sécurité routière et la salubrité publique (respect des arrêtés municipaux, assistances aux personnes, surveillance de la voirie, lutte contre les incivilités, notamment le bruit...). Face aux réformes gouvernementales qui réduisent les effectifs de la police nationale, il est urgent que Fontenay se dote d’une Police municipale répondant aux enjeux auxquels les habitants font face, plutôt que de se lamenter sur la baisse des effectifs et de laisser les incivilités dégrader notre quotidien. Le monde bouge, Fontenay doit évoluer.

Une Police municipale au service des habitants

En France la moyenne nationale nous révèle qu’il faut 1 policier municipal pour environ 1200 habitants. Faites le calcul pour notre ville de 54.000 habitants cela fait 45 agents !
Notre ville n’a peut-être pas besoin de tant d’agents municipaux mais les effectifs actuels (5 policiers seulement) ne permettent absolument pas à notre police municipale de répondre aux attentes des Fontenaysiennes et des Fontenaysiens.
La coordination avec la Police Nationale est depuis longtemps actée. Désormais les uns ne peuvent se passer des autres. Il est donc temps de donner les moyens à nos agents municipaux qui sont reconnus pour leurs compétences et leur réactivité mais surtout parce qu’ils connaissent parfaitement la ville et les habitants qu’ils ont vus grandir.
Les actes d’incivilité ou les squats des halls d’immeuble ne s’arrêtent pas à 16h30 ou le  week-end !
Il convient donc de repenser aussi les horaires d’intervention pour pouvoir répondre aux sollicitations 24h/24 chaque jour de la semaine y compris le week-end. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Le déplacement géographique des points de difficulté dans les quartiers de la ville, en dépit du travail de la Police nationale, est un élément qui doit aussi nourrir cette réorganisation.
Nos agents communaux, au sein de cette Police de proximité, devraient pouvoir se consacrer à renforcer le lien dans nos quartiers avec les acteurs locaux (acteurs sociaux, médiateurs, commerçants, associations, amicales de locataires...) afin d’apaiser, à la source, les difficultés émergentes et ainsi garantir ce droit à la tranquillité tant attendu par tous.
Sans stigmatisation, ni provocation, dans le respect de la loi et des personnes.Oui il y a urgence à développer notre Police municipale.

Sans vidéoprotection, le lâche qui s’est enfui après avoir tué, ne sera jamais condamné

Même des villes comme Champigny ou Montreuil sont sorties de leur dogmatisme pour déployer un réseau de vidéoprotection. 
Pourquoi Fontenay attend encore ? Les questions d’incivilité et de sécurité constituent une exigence prioritaire de nos concitoyens juste après celle de la propreté. Les associations de quartier, les amicales de locataires, les commerçants, la police nationale, de nombreux parents et habitants réclament la vidéoprotection. Pourquoi attendre encore et toujours ?

Rassurons les sceptiques, ce réseau de vidéo-protection, que nous réclamons depuis de nombreuses années, renforcera la coordination avec la police nationale. Il sera un outil de prévention et de sécurisation, notamment dans les rues accidentogènes, et il permettra la résolution de délits souvent impossibles à résoudre sans témoin. C’est un outil majeur qui donne des résultats de plus en plus efficaces.

Nous avons tous en mémoire le décès de cette personne à Fontenay, avenue de-Lattre-de-Tassigny, renversée par un chauffard qui a pris la fuite. Une victime innocente. Pourtant, personne, en l’absence de témoins et d’images, ne pourra jamais condamner le lâche délinquant qui s’est enfui après l’avoir tuée... 

Nous sommes père ou mère, frère ou sœur, oncle ou tante, et jamais nous n’accepterons de vivre ce que cette famille a vécu en l’absence d’un système de vidéoprotection !
Enfin rappelons que les images permettent dans bien des situations de disculper et d’innocenter de prétendus coupables. Non, la vidéoprotection n’est pas là pour épier mais bien pour protéger et garantir à nos concitoyens la tranquillité à laquelle ils aspirent.
En 2019, il est vraiment temps que le bon sens l’emporte sur le dogme à Fontenay.
Oui il y a urgence à adapter notre Police municipale à la hauteur des attentes des Fontenaysiens.

14 janvier 2019

Tribune du Mois : Quand les contestataires contestent la contestation !

Disons-le d’emblée, la question du théâtre, décidément, perturbe la majorité municipale, puisqu’elle n’a pas hésité, à court d’argument sans doute, à demander au comédien Philippe Torreton, de s’exprimer dans les colonnes du magazine municipal sur la pertinence de se doter d’un tel équipement.

L’avis d’un tel artiste, même s’il peut être contesté, est effectivement intéressant et ses arguments sont respectables. Loin de nous l’envie de créer une polémique avec un... polémiste aussi brillant que lui. Nous reconnaissons ses qualités d’interprète et de metteur en scène. Il sait donc, mieux que personne, qu’il faut savoir accepter la critique, surtout quand elle vient du public. Ce qui n’est pas du tout le cas, en revanche, des élus de la majorité municipale.


A l’époque des théâtres antiques, les sujets d’actualité étaient, parfois, posés sur la « thymélé », sorte d’autel situé au centre de l’amphithéâtre, pour être débattus avec les spectateurs.


A Fontenay, chacun peut constater que ceux qui font de la contestation leur fonds de commerce ont beaucoup de mal à accepter la critique quand il s’agit, à leur tour, de poser les dossiers sur la table du Conseil municipal et d’en débattre publiquement et sereinement.


Accepter la critique, c’est d’abord accepter d’entendre ce qui est dit par d’autres et ne pas réécrire ou réinterpréter leurs propos.


La reformulation de nos arguments, sans cesse déformée, et donc mensongère, par le maire et ses adjoints en conseil municipal est digne de la Commedia dell’arte. William Shakespeare était visionnaire quand il écrivait “ All the World is a stage ” (le monde entier est une scène de théâtre). Car hélas, les débats des séances du conseil municipal ressemblent trop souvent à une mauvaise pièce de théâtre, déconsidérant par là même la parole politique.


Accepter la critique, c’est pour un homme ou une femme politique accepter d’entendre l’avis de ses concitoyens même quand il ne va pas dans le même sens. Bien souvent, et nous ne sommes pas dupes, ceux que la majorité municipale laisse s’exprimer ressemblent plus à des figurants savamment choisis par le maire-metteur-en-scène.

Il nous appartient alors de rétablir la vérité aux habitants de notre ville.

Dire la vérité, c’est par exemple, préciser qu’à Fontenay, les « Gilets Jaunes » qui bloquaient le parking d’Auchan étaient loin d’être des citoyens apolitiques comme on a voulu nous le faire croire ! Les logos de la France Insoumise, du PCF et de la CGT, ainsi que la présence d’élus de la majorité n’étaient même pas cachés. Si au niveau national, la démarche citoyenne des gilets jaunes était compréhensible et légitime, à Fontenay, pour cette municipalité, il fallait récupérer le mouvement, l’instrumentaliser, justifiant cette récupération politique par la nécessité de « donner des perspectives à la colère ». Ben voyons !

A Fontenay, on a des traditions, la bonne vieille habitude de faire ses courses dans tous les rayons de la contestation pour renforcer « ses parts de marché », pour renflouer « son fonds de commerce ». Car il faut le savoir, ce « marché de la colère » appartient à cette majorité municipale et à personne d’autre !
Qui peut imaginer, à Fontenay, un mouvement de contestation libre et apolitique ? Pas eux. Shakespeare avait raison, le monde est un théâtre, en l’occurrence pathétique !


Dire la vérité, pour nous, ce sera donc rappeler aux sympathisants des gilets jaunes, et aux habitants de Fontenay dans leur ensemble, que si l’État a fait naître la colère et le ras le bol des Français par son matraquage fiscal, notre ville porte aussi sa part de responsabilité. Depuis plus de 15 ans, elle a régulièrement augmenté les impôts locaux et le coût des prestations, et donc fortement participé à cette ‘overdose’.


On comprend mieux pourquoi il faut maîtriser et contrôler ce « marché de la révolte », car il serait dommage que nos concitoyens découvrent le pot aux roses et changent de cible !


Philippe Torreton a raison quand il écrit « qu’il faut donner de l’oxygène à ses habitants », lui qui semble si proche du maire, et si bien informé sur le dossier du théâtre, alors que les élus que nous sommes n’avons aucun document pour voter les délibérations sur ce sujet. « Donner de l’oxygène aux habitants » c’est faire véritablement vivre la démocratie, et pas seulement faire semblant !


Quand Monsieur Torreton écrit qu’« Un théâtre ne coûte pas cher lorsque vous regardez briller les yeux des enfants, lorsque vous écoutez le silence d’une salle étreinte par l’émotion, lorsque vous sentez battre les cœurs », on retrouve par ces mots… l’acteur brillant de théâtre qu’il est. Car ces arguments sont à la fois irréfutables mais terriblement démagogiques.


Cette ‘envolée lyrique’ peut aussi s’appliquer au concert, au cinéma, au cirque, mais également des mauvaises séries de télévision.


En revanche, Monsieur Torreton devrait aussi expliquer que si, à ses yeux, un théâtre ne coûte pas cher, il a toutefois un prix (en l’occurrence 12,5 M€) et que son financement est porté par ces mêmes spectateurs qui sont aussi et avant tout des contribuables.
Plus généralement, nous rappellerons donc qu’aucun élu de notre groupe n’a jamais remis en cause la nécessité du théâtre dans notre société au titre des fondamentaux culturels.
C’est avant tout l’absence de vision globale en matière culturelle que nous contestons.
Peut-être est-ce aussi parce que ce projet est mal situé et pas suffisamment tourné vers le public que les Fontenaysiens le contestent.


Dans une démocratie, le débat précède toujours la prise de décision, le débat intègre les attentes culturelles diverses des citoyens, le débat permet d’évaluer les besoins de mutualisations d’équipements : tout cela a clairement manqué à Fontenay. C’est pour cela, et rien que pour cela, que nous n’avons pas voté pour le dépôt du permis de construire de ce projet mal préparé.