20 février 2019

Elections européennes 2019 à Fontenay-sous-Bois - Mode d'emploi

Les prochaines élections européennes se dérouleront le 26 mai 2019. Elles nous permettront d'élire les 79 députés européens qui représenteront la France au Parlement européen.

Le principal changement par rapport aux élections de 2014 est l'abolition des circonscriptions régionales et le retour aux listes nationales. D'autre part, la France bénéficiera de 79 sièges, soit cinq de plus que lors de la législature précédente, suite à la sortie prévue du Royaume-Uni de l’Union européenne. 
Élections européennes du 26 mai 2019
Afin de pouvoir voter à ce scrutin, vous avez jusqu’au 31 mars 2019 pour effectuer votre démarche d'inscription sur les listes si cela n'est pas encore le cas.
Pourront voter aux européennes les citoyens français mais également les ressortissants d’un pays membre de l’UE qui résident en France. 
Comment vous inscrire ?
- En vous présentant directement au service Élections (A Fontenay il est situé dans l'aile Est à gauche de l'entrée de l’hôtel de ville).
Vous devrez vous munir des originaux + photocopies des justificatifs demandés.
 
*pour justifier de votre identité : carte nationale d’identité ou passeport en cours de validité ou dont la validité a expiré dans l'année précédant l'inscription (si le nom marital ne figure pas sur ces pièces fournir le livret de famille).
*pour justifier de votre nationalité : carte nationale d’identité en cours de validité ou dont la validité a expiré dans l'année précédant l'inscription (si le nom marital ne figure pas sur ces pièces fournir le livret de famille), ou certificat de nationalité, ou décret de naturalisation.
*pour justifier de votre domicile à Fontenay : quittance de loyer, d’électricité ou de téléphone de moins de trois mois, délivrée à votre nom ou éventuellement à celui des parents. Si le nom porté sur ce justificatif est différent du vôtre ou s’il s’agit de celui de vos parents, vous devez produire une attestation sur l’honneur de vos parents ou de la personne qui vous héberge et la copie de sa carte nationale d’identité.
- Par courrier, à l’aide du formulaire que vous pouvez télécharger via le site internet de la mairie - réception en mairie au plus tard le 31 mars 2019 - le cachet de La Poste ne fait pas foi.
- En remplissant directement le formulaire sur le site : www.service-public.fr - rubrique « services en ligne et formulaires ».

Renseignements au service Élections : 01 49 74 75 30 / 75 22

12 février 2019

Nous ne pouvons pas accepter la banalisation de la haine !

Ce week-end des Portraits de Simone Veil ont été recouverts de croix gammées. Des vitrines taguées de slogans nazis. Les arbres plantés à la mémoire d'Ilan Halimi ont été sciés. Dans le même temps plusieurs églises catholiques ont aussi été profanées. 
 
NON. Nous ne devons pas accepter la banalisation de la haine. Ces relents nauséabonds doivent être combattus avec force et dans le rassemblement le plus large.

OUI, notre République est plus forte. Elle doit combattre et punir avec sévérité ces extrémistes profanateurs.


08 février 2019

Déni de réalité

Vivons-nous à Fontenay-sous-Bois en dehors de la réalité, dans un monde parallèle dénué de règles, de lois, préservé des difficultés du quotidien ? C’est une question que chacun peut se poser à la lecture des derniers écrits du Maire de Fontenay.

On connaissait cette propension gourmande de l’exécutif municipal à transformer nos séances du conseil municipal en une arène politique hors de propos, en une sorte de parlement, où l’on nous demandait, pêle-mêle, de légaliser les drogues à Fontenay, d’interdire l’esclavage dans le monde, de sanctionner tel gouvernement ou de faire valoir notre droit de veto à l’ONU, alors que notre seul mandat consiste, rappelons-le, à gérer et prévoir le quotidien de proximité de nos habitants.


Si chacun peut avoir un avis et une opinion sur tout, le mandat que nos citoyens nous ont confié reste local. A l’heure où les médias et nos dirigeants nationaux semblent entendre la colère de nombreux français, si notre mandat avait été respecté et si nos institutions avaient également fait leur travail de relais, ces maux auraient depuis bien longtemps fait l’objet de l’attention gouvernementale. Car nous, élus locaux, connaissons ces souffrances aujourd’hui exprimées dans la rue.


Malheureusement, nous vivons dans un pays où nombreuses sont les personnes qui préfèrent s’occuper des fonctions des autres plutôt que d’assumer les leurs.
L’exécutif municipal fontenaysien ne déroge malheureusement pas à cette règle. Pire, tout doit être politique, car ces élus se rêvent tous un destin national. N’est pas Jean Jaurès, Léon Blum ou De Gaulle qui veut.


Quand le Président de la République, assez habilement d’ailleurs, invite les Françaises et les Français à se réunir pour faire remonter leurs propositions, deux solutions se présentent.


•    Soit on y participe, pleinement conscient que les propositions qui en découleront risquent peut-être de susciter une deuxième vague de déception.
•    Soit on n’y participe pas, certain que le débat est biaisé.

 
Si je reconnais que le Président de la République a commis des erreurs depuis son élection, et notamment celle de se couper des élus locaux et des corps intermédiaires, si je reconnais avoir eu certaines oppositions avec des décisions gouvernementales récentes, comme par exemple l’augmentation de la CSG pour nos aînés, ou la remise en cause de la fiscalité locale, je crois, parce que je respecte les institutions de mon pays, que lorsque le Président de la République nous invite à venir autour de la table pour nous exprimer, nous devons le faire. Critiquer est une chose, construire en est une autre.
Le Maire de Fontenay, en revanche, à une conception toute particulière de cette concertation sur laquelle vous me permettrez de m’attarder.


Invité à deux reprises à aller rencontrer le Président de la République pour évoquer les difficultés auxquelles nos communes sont confrontées, l’élu Front de Gauche de Fontenay a, à grand renfort de communiqué de presse ou de vidéos sponsorisées à nos frais, clamé haut et fort qu’il refusait cette invitation ! Même son mentor Jean-Luc Mélenchon a répondu favorablement aux invitations du Président de la République.

Aujourd’hui, et sans doute conscient de l’engouement populaire que suscite le Grand Débat national, voici que le Maire souhaite organiser à son tour, et à grand renfort, une fois encore, de communication « SON » Débat. Il a annoncé sa décision dans une lettre adressée à tous les habitants et distribuée dans toutes les boites aux lettres. Mais « SA » règle n’est pas celle du Grand Débat national : on pourra débattra de tout, mais à « SES » conditions. Comprenez chers amis que ce « meeting fontenaysien » ne sera pas pris en compte ni transmis au gouvernement et au Président de la République.
A vrai dire, mais vous l’aviez compris, c’est l’objectif visé. Quand on est opposé à tout, on doit rester opposé à tout. La colère et la contestation permanente sont la ligne politique à Fontenay. Elle est plus simple à expliquer mais ne fait pas évoluer
malheureusement votre quotidien.

Chacun fera ce qu’il souhaite, mais il me semble que vous deviez en être informés.
Pour ma part, je participe aux réunions officielles proposées dans le cadre du Grand débat national, et je transmettrai d’ici quelques jours le regard personnel du citoyen français que je suis sur les questions posées avec l'espoir que mon avis soit pris en compte.

 
Pour ma part, je resterai surtout attaché à mon mandat local et à l’écoute des habitants. A l’écoute de leurs soucis, de leurs colères, de leurs attentes, de leurs solutions et je les transmettrai toujours aux parlementaires que j’ai la chance de pouvoir rencontrer, quand ceux-ci les concernent, c’est ainsi que fonctionnent nos institutions.


Pour ma part, je ne me détourne pas du mandat que vous m’avez confié, et j’essaye d’y répondre à chaque fois avec pragmatisme.


Si je comprends la colère de nos concitoyens, et plus particulièrement des Fontenaysiennes et des Fontenaysiens, leurs craintes, leurs doutes, leur ras le bol, je veux aussi les inviter à regarder localement.


Oui, le matraquage fiscal, que nous font subir les gouvernements successifs, fait chaque année basculer plus de Français vers la précarité. Mais regardons chez nous.
 

Savez-vous qu’à Fontenay, dans notre ville, en 10 ans, la taxe foncière a augmenté de 25% pour la part communale et de 36% pour la part départementale ? que dans la même période la taxe d’habitation a augmenté de 12% ? que les tarifs des prestations périscolaires et culturelles n’ont cessé d’augmenter ? Un matraquage fiscal local qu’il convient d’intégrer à la colère exprimée.

Avec 154 millions de budget chaque année, à Fontenay en 6 ans aucune école nouvelle n’aura été construite pour désengorger nos classes. 


Avec 154 millions de Budget chaque année, à Fontenay en 6 ans aucun gymnase n’aura été totalement rénové.


Avec 154 millions de Budget chaque année, à Fontenay en 6 ans ni nos trottoirs, ni l’éclairage public n’auront-été améliorés.


Avec 154 millions de Budget chaque année, à Fontenay en 6 ans, la propreté est-elle de meilleure qualité, la tranquillité publique et la sécurité sont-elles mieux garanties ? Non, hélas.


Si notre Maire est atteint d’un déni de réalité j’invite toutefois celles et ceux qui nourrissent une colère légitime à ne pas se faire aveugler. Le dialogue et la concertation sont trop nécessaires au bon fonctionnement de notre démocratie. Le faux débat auquel le maire invite les Fontenaysiens n'a qu'une ambition servir la sienne et seulement la sienne.

04 février 2019

Donnons les moyens à notre Police municipale

Les habitants de Fontenay ont les mêmes droits à la tranquillité que leurs voisins. Malheureusement, jour après jour, ils sont de plus en plus nombreux à constater que, si le danger n’est pas au coin de chaque rue, l’augmentation des incivilités perturbe leur quotidien. Dépôts sauvages, stationnements anarchiques ou gênants, dégradations diverses, regroupements en pieds d’immeubles, tapages nocturnes... autant de perturbations du cadre de vie, qui n’engendrent pas forcément de plaintes comptabilisées.

De fait, l’évolution statistique de la délinquance n’évolue pas, mais le nombre des délits reste toutefois trop élevé et bien supérieur à la moyenne nationale et départementale. A cela s’ajoute la baisse des effectifs de la police nationale, initiée depuis plusieurs années, et l’émergence d’actes délictueux nouveaux. Autant d’éléments qui devraient convaincre notre ville d’adapter sa politique en matière de sécurité de proximité et de tranquillité locale.

En matière de tranquillité,Fontenay doit innover !

Oui la sécurité publique est une mission régalienne de l’État, mais le respect de la tranquillité de proximité reste bien à la charge de la commune et de la responsabilité du Maire.
Quand le sentiment d’insécurité se révèle supérieur à l’état réel des statistiques de délinquance, c’est bien le constat qu’il y a un problème. Le nombre des délits déclarés et ceux supportés sans rien dire, l’impunité apparente de certains finissent par exaspérer nos concitoyens.
Nous sommes en 2019, il serait peut-être enfin temps que la municipalité se réveille sur cette question !

La mission de la Police municipale, rappelons-le, est avant tout d’assurer le bon ordre, la tranquillité, la sécurité routière et la salubrité publique (respect des arrêtés municipaux, assistances aux personnes, surveillance de la voirie, lutte contre les incivilités, notamment le bruit...). Face aux réformes gouvernementales qui réduisent les effectifs de la police nationale, il est urgent que Fontenay se dote d’une Police municipale répondant aux enjeux auxquels les habitants font face, plutôt que de se lamenter sur la baisse des effectifs et de laisser les incivilités dégrader notre quotidien. Le monde bouge, Fontenay doit évoluer.

Une Police municipale au service des habitants

En France la moyenne nationale nous révèle qu’il faut 1 policier municipal pour environ 1200 habitants. Faites le calcul pour notre ville de 54.000 habitants cela fait 45 agents !
Notre ville n’a peut-être pas besoin de tant d’agents municipaux mais les effectifs actuels (5 policiers seulement) ne permettent absolument pas à notre police municipale de répondre aux attentes des Fontenaysiennes et des Fontenaysiens.
La coordination avec la Police Nationale est depuis longtemps actée. Désormais les uns ne peuvent se passer des autres. Il est donc temps de donner les moyens à nos agents municipaux qui sont reconnus pour leurs compétences et leur réactivité mais surtout parce qu’ils connaissent parfaitement la ville et les habitants qu’ils ont vus grandir.
Les actes d’incivilité ou les squats des halls d’immeuble ne s’arrêtent pas à 16h30 ou le  week-end !
Il convient donc de repenser aussi les horaires d’intervention pour pouvoir répondre aux sollicitations 24h/24 chaque jour de la semaine y compris le week-end. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Le déplacement géographique des points de difficulté dans les quartiers de la ville, en dépit du travail de la Police nationale, est un élément qui doit aussi nourrir cette réorganisation.
Nos agents communaux, au sein de cette Police de proximité, devraient pouvoir se consacrer à renforcer le lien dans nos quartiers avec les acteurs locaux (acteurs sociaux, médiateurs, commerçants, associations, amicales de locataires...) afin d’apaiser, à la source, les difficultés émergentes et ainsi garantir ce droit à la tranquillité tant attendu par tous.
Sans stigmatisation, ni provocation, dans le respect de la loi et des personnes.Oui il y a urgence à développer notre Police municipale.

Sans vidéoprotection, le lâche qui s’est enfui après avoir tué, ne sera jamais condamné

Même des villes comme Champigny ou Montreuil sont sorties de leur dogmatisme pour déployer un réseau de vidéoprotection. 
Pourquoi Fontenay attend encore ? Les questions d’incivilité et de sécurité constituent une exigence prioritaire de nos concitoyens juste après celle de la propreté. Les associations de quartier, les amicales de locataires, les commerçants, la police nationale, de nombreux parents et habitants réclament la vidéoprotection. Pourquoi attendre encore et toujours ?

Rassurons les sceptiques, ce réseau de vidéo-protection, que nous réclamons depuis de nombreuses années, renforcera la coordination avec la police nationale. Il sera un outil de prévention et de sécurisation, notamment dans les rues accidentogènes, et il permettra la résolution de délits souvent impossibles à résoudre sans témoin. C’est un outil majeur qui donne des résultats de plus en plus efficaces.

Nous avons tous en mémoire le décès de cette personne à Fontenay, avenue de-Lattre-de-Tassigny, renversée par un chauffard qui a pris la fuite. Une victime innocente. Pourtant, personne, en l’absence de témoins et d’images, ne pourra jamais condamner le lâche délinquant qui s’est enfui après l’avoir tuée... 

Nous sommes père ou mère, frère ou sœur, oncle ou tante, et jamais nous n’accepterons de vivre ce que cette famille a vécu en l’absence d’un système de vidéoprotection !
Enfin rappelons que les images permettent dans bien des situations de disculper et d’innocenter de prétendus coupables. Non, la vidéoprotection n’est pas là pour épier mais bien pour protéger et garantir à nos concitoyens la tranquillité à laquelle ils aspirent.
En 2019, il est vraiment temps que le bon sens l’emporte sur le dogme à Fontenay.
Oui il y a urgence à adapter notre Police municipale à la hauteur des attentes des Fontenaysiens.