12 mars 2019

Urbanisme : quand le maire bétonne à tout va !

La promesse. Le maire l’avait promis : le nouveau Plan Local d’Urbanisme devait dessiner le Fontenay des 30 prochaines années.
L’ambition affichée et largement communiquée était de : « Maintenir et affirmer la qualité de vie fontenaysienne par une ambition élevée en matière d’écologie urbaine, de patrimoine et de paysage, de réduction des nuisances, tout en freinant la densification et en maintenant la population à 56.000 habitants d’ici à 2030 ». Rien que ça !

La réalité. Le PLU a été largement corrigé, en reprenant d’ailleurs quelques-unes de nos remarques, pourtant considérées à l’époque par son prédécesseur comme nulles et non avenues ! Un PLU « modifié » plusieurs fois déjà mais malheureusement pas « révisé » ...
Ce mauvais PLU a des conséquences dramatiques pour notre ville, notamment en matière de densification. Le nombre des permis de construire depuis le début du mandat a été multiplié par 4. Ce PLU voulu par le maire en 2015 fixait à 172 le nombre maximal de logements neufs par an pour notre ville.
En 2016, il y en a eu 332.
En 2017, il y en a eu 435.
En 2018, il y en a eu 316. (Source : Sitadel)

Chacun a pu constater la prolifération de ces constructions nouvelles dans nos quartiers : Villa Letourneur, rue des Mocards, rue Roublot, Rue du Commandant Jean-Duhail, îlot Michelet, rue Lacassagne, rue Rabelais, rue des Belles vues, ... pour n’en citer que quelques-unes ! Les projets futurs sont aussi nombreux : lotissement rue Gabriel Péri, constructions à venir aux Alouettes, aux Parapluies, au Village, ... sans compter les 7 immeubles neufs (300 logements) qui entoureront la médiathèque dans le quartier de La Redoute !

45m² de verdure par habitant ? N’y comptez plus !
Entre le bétonnage intensif de notre ville et l’augmentation de la population qu’il entraîne, on sait donc que la promesse « marketing » du maire Front de Gauche de Fontenay, de maintenir 45 m² d’espaces verts par habitant, est impossible. Nous l’avons dénoncé dès le premier jour.
À cela s’ajoutent d’autres nombreux projets qui, selon les témoignages, sembleraient « être étudiés attentivement » au service de l’urbanisme et pourraient voir le jour... après les élections municipales de l’an prochain. Comme c’est pratique !

Des élus Verts mais transparents en réalité !
On s’étonne, dès lors, que les élus verts de la majorité municipale, si prompts à réagir quand ils sont dans l’opposition, laissent les choses se faire quand ils sont dans la majorité. Négociant, au nom d’un idéal auquel ils semblent avoir renoncé, ici où là, quelques toitures végétalisées cosmétiques en guise de consolation.
On vit une époque formidable !
Lointain semble le temps où la majorité refusait que le métro passe au carrefour Verdun-République pour éviter les expropriations. Pourtant, au dernier conseil, les Verts n’ont eu aucun problème pour voter deux projets d’expropriation aux Alouettes !
Le Métro pour les Fontenaysiens, NON, mais des milliers de bureaux au Val, OUI.
Plutôt que de faciliter le quotidien des habitants, les élus verts, Front de gauche et PCF, préfèrent densifier et surélever une ville déjà largement verticale !

Il est important de le dire !
Les Fontenaysiens sont prévenus : pour financer le théâtre et déménager de 30 mètres la médiathèque dans une centrale téléphonique, le maire construit à tout va, n’hésitant pas à accepter des immeubles de plus de 15 mètres de haut en plein cœur de quartiers résidentiels.
Le pire, c’est que personne n’est certain que ces centaines de nouveaux logements sociaux profitent aux habitants de notre ville.
En refusant d’assumer son bétonnage frénétique, et l’augmentation de la population qu’il va engendrer, le Maire ne peut pas non plus assumer qu’il faudra construire de nouvelles crèches et de nouvelles structures d’accueil sans lesquelles les équipements existants, déjà débordés, seront saturés. Or rien n’est prévu sur ce sujet.
S’il se voulait bâtisseur, le Maire restera dans l’histoire de notre ville comme celui qui a bétonné Fontenay et rompu avec la vision plus équilibrée de ses prédécesseurs. Il était important de le dire, et plus important encore de le faire savoir. Parce que 2020, c’est demain !

08 mars 2019

Journée Internationale des Droits des Femmes : Non, le 8 mars c’est chaque jour.

Si nous célébrons chaque année la Journée Internationale des Droits des Femmes, cela ne veut en aucun cas dire, comme nous pouvons trop souvent l’entendre, qu’il n’y a qu’une journée dans l’année qui leur serait consacrée ! Non, le 8 mars c’est chaque jour. Le 8 mars, c'est toute l'année.

Cette journée nous rappelle surtout, qu’il convient encore et toujours d'agir en priorité sur les causes profondes des inégalités persistantes entre les hommes et les femmes, mais aussi de lutter contre la précarité des femmes seules avec enfants.
 

Ce dernier point est un sujet qui me tient à cœur et qui concerne près de 23 % des familles fontenaysiennes (25% au niveau national). Les familles monoparentales – dénomination administrative qui cache très souvent une réalité douloureuse – sont, à une très grande majorité (90%), celles où les mères élèvent seules leurs enfants !
 

Bien souvent ces femmes se retrouvent seules après une séparation difficile. Notre société, et notre commune en particulier, doit tout mettre en œuvre pour que nous renforcions leur accompagnement. Que nous les aidions à sortir de l’isolement. Que nous puissions les aider plus concrètement dans cette épreuve qui a été trop souvent précédée de violences, n’ayons pas peur de le dire.

Je me souviens d’une jeune femme avec deux enfants qui est venue se confier à moi,
il y a quelques mois, à l’occasion de l’une de mes permanences. Désemparée et esseulée par l’accueil que les services publics, pourtant chargés de sa cause, lui avaient réservé, elle me raconta son histoire.
Une histoire terrible, mêlant l’amour, la violence quotidienne et ses coups mêlés de pression psychologique.

Une histoire qu’elle croyait unique et pourtant si répandue.
Celle d’une femme, d’une mère de deux enfants, obligée de quitter le foyer après avoir essayé de recoudre mainte et mainte fois une passion déchirante, une passion déchirée.
Une histoire douloureuse qui s’achève par l’obligation de repartir de zéro et de faire une croix sur le versement d’une légitime pension alimentaire que son ex-compagnon ne lui versera jamais.
Une histoire qui attend une fin heureuse qui malheureusement n'arrive pas.

J’entends déjà les « esprits pointilleux » me rappeler à l’ordre et me citer l’existence de l’Agence de recouvrement des pensions alimentaires impayées (Aripa) créée au début 2017. Qu’ils entendent à leur tour la souffrance de ces femmes pour comprendre que, face à une situation aussi inhumaine, c’est une solution simple, pragmatique et connue de tous qu’il faut proposer et non un énième parcours administratif dans lequel s’engager. Une solution qui évite d’éventuelles représailles, de nouvelles violences. 40% des pensions alimentaires sont impayées dans notre pays, sans compter les séparations qui n’ont fait l’objet d’aucun accord.

La solution serait que la pension soit automatiquement versée, dès les premiers jours de séparation, par cette Agence gouvernementale ou la CAF. L’organisme récolterait alors la pension directement auprès du débiteur.
Dans un moment d’extrême solitude, de fatigue ou de souffrance, ces femmes n’auraient plus à subir ce combat supplémentaire qu’elles doivent mener. Elle pourrait se reconstruire dans l’apaisement.

En cette Journée Internationale des Droits des Femmes, c’est un sujet que je souhaitais mettre en lumière. Bien sûr il existe d’autres questions, d'autres combats : l’égalité des salaires, le droit pour les femmes d’accéder à la contraception, l’IVG, l'apprentissage de l'égalité à l’école, la mixité des métiers, le harcèlement sexuel,...
Après ce rendez-vous, comme tant d'autres, je m’étais engagé à accompagner cette jeune femme, il me semblait utile en ce jour de vous raconter, avec son autorisation, son histoire. Et puis, parce qu’il y a eu d’autres rendez-vous avec d’autres femmes, dans la même situation...
 

Si l’un d’entre vous cherche à recruter qu’il ou elle me contacte, nombreuses sont ces femmes rencontrées lors de mes permanences du samedi matin qui recherchent avant tout un emploi pour vivre dignement avec leurs enfants.


05 mars 2019

Tribune du Mois : Le matraquage fiscal à Fontenay est une réalité !

Le saviez-vous ? Les français, dans leur grande majorité, sont en colère contre les gouvernements successifs en raison notamment du matraquage fiscal et des augmentations de taxes qu’ils subissent. A Fontenay-sous-Bois, c’est la même chose.
En 10 ans, la taxe foncière a augmenté de 25% pour la part communale et de 36% pour la part départementale !
Sur la même période, la taxe d’habitation a augmenté de 12% !
Et les tarifs des prestations diverses (périscolaires, culturelles…) n’ont jamais cessé d’augmenter !
Si chacun constate la colère des Français, nous, élus de terrain, entendons d’abord celle des habitants de Fontenay.
Et pour cause ! On peut d’ailleurs légitimement s’interroger sur la destination de ces recettes fiscales.

Où passent les 150 millions d’euros de budget annuel de notre ville ?
On est en droit de se poser la question. Car avec près d’1 milliard d’euros sur la durée du mandat, le bilan de la municipalité est bien maigre. En 6 ans l’actuelle majorité n’aura construit aucune école supplémentaire pour désengorger nos classes. Elle n’aura rénové aucun gymnase, aucun foyer des retraités qui mériteraient pourtant une rénovation urgente.
Avec ce budget de plus de 150 millions annuels, on devrait pourtant en faire, de belles choses !
L’éclairage public n’a pas été amélioré de manière significative, peu de trottoirs ont été réhabilités, la propreté s’est dégradée !
Quant à la tranquillité publique et la sécurité, sont-elles mieux garanties ? Non, hélas.

Rendez l’argent !
Avec 150 millions d’euros annuels, les Fontenaysiennes et Fontenaysiens aurait pu espérer que notre ville utilise au mieux cet argent en construisant des équipements publics adaptés aux attentes de nos concitoyens et en améliorant le cadre de vie, la voirie, l’éclairage public, la sécurité, la propreté. L’argent public est avant tout celui des habitants, ne l’oublions pas !
Et bien non.
Ces augmentations de taxes n’ont servi qu’à réduire faiblement la dette abyssale de près de 100 millions d’euros, dette qui est la conséquence de l’accumulation d’une gestion catastrophique des 10 dernières années !
Si le maire communique à outrance sur les lancements de nouveaux projets, son bilan est terriblement creux et ne présente rien de concret pour les habitants. Comme souvent, il n’assumera pas, préférant désigner des coupables au sommet de l’État ou à la tête des entreprises du CAC 40… qu’il accueille pourtant avec un plaisir non dissimulé quand elles viennent s’installer dans notre ville sans pour autant, hélas, créer d’emplois pour les Fontenaysiens.